vendredi 25 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (15)

Episode 15

Le grand-père lui sourit :"N'aie crainte, mon garçon,
Considère que tu es, ici, dans ta maison.
Après tout, cela fait plaisir à ces petits !
Tu es impressionnant et pourtant si gentil.
Rien ne peut être plus original sur terre,
Qu'un vrai gorille parlant pour un anniversaire !
Sauf, en guise de gâteau, sur une frangipane
Nappée de chocolat, un régime de bananes !
- Il va falloir trouver un bon vétérinaire !"
Ajoute pour conclure, en riant, la grand-mère.
Lui se grattant la tête, elle dans ses réflexions,
Bras dessus, bras dessous, ils vont vers la maison.
Profondément touché, Tercet les suit des yeux,
En pensant qu'il existe des gens chaleureux.
Des gens qui dans ce monde, dépassent leurs émotions
Pour apporter aux autres un peu de compassion.
La vie serait plus simple et bien moins infernale,
Si l'égoïsme actuel n'était pas tant banal.
Si chacun regardait quelque fois son voisin,
Simplement pour savoir s'il ne manque de rein.
Dire bonjour et saluer les passants dans la rue,
Sourire à tout le monde, ce n'est jamais perdu.
La rencontre et l'échange sont pour tout être humain,
Des rouages essentiels pour tracer son chemin.

L'après-midi s'achève, il est temps de rentrer.
Les trois nouveaux amis se sont bien amusés.
Mais demain, c'est l'école qui va recommencer,
Et il faut préparer le cartable, les cahiers.
"Ce sera difficile de garder le silence,
Murmure soudain Callio. Alex, est-ce que tu penses
Que je dois en parler, le dire à mes parents ?
- Peut-être que c'est mieux, dit Alex conciliant.
- Voudrais-tu bien venir avec moi leur parler ?
J'ai peur que toute seule, ils ne me croient jamais !
- Bien sûr, je t'accompagne, dit Alex, tout fiérot,
Ce sera plus crédible. Notre ami, à nouveau,
Aura de la visite ! Tercet ? tu es tout drôle !"
Le gorille est pensif, soupire, lève les épaules :
"Je rêvais du gâteau décrit par ton papy.
- Tu es vraiment gourmand", s'écrie son jeune ami.
C'est ainsi que Tercet, le gorille-orateur,
S'apprêtait à goûter un moment de bonheur.
Ne se sentant plus seul, il est enfin serein
En voyant s'éloigner ces deux nouveaux copains.
Ils marchent côte à côte. Callio a le plaisir
De voir enfin Alex esquisser un sourire.
Attendrie, elle pense que son jeune partenaire
Se souviendra longtemps de son anniversaire !

(Fin de la première partie)

C'est ainsi que s'achève la première partie des "aventures d'Alex et ses amis". Je dis la première partie, car faute de temps, je ne suis pas arrivé là où je voulais vous emmener.
- Alex et Callio réussiront-ils à garder le secret ?
- Le directeur du cirque réussira-t-il à récupérer Tercet ?
- Le docteur Gorillini recevra-t-il la lettre ?
- Tercet pourra-t-il retourner au Gabon ?
- Pourront-ils faire quelque chose pour sauver le site de Kongou, contre les visées d'une compagnie minière ? (et cela, c'est vrai !)
Autant de questions qui trouveront réponses dans les prochaines "Aventures d'Alex et ses Amis". (Enfin, si le courage me prend !!!)

Joyeux Noël.

jeudi 24 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (14)

Episode 14

"Tercet, que t'arrive-t-il ?" Questionne le gamin.
"Eh, je joue au gorille !"Il répond, l'œil coquin.
Les grands-parents d'Alex n'ont pas vraiment goûté
Cette entrée en matière, proposée par Tercet.
"Madame, excusez-moi si je vous ai fait peur.
Je ne voulais pas vous causer tant de frayeur.
Au cirque, j'entamais ainsi mon numéro."
Explique le gorille, tête basse, l'air penaud.
"Eh bien mon jeune ami, ce n'est pas très malin !"
Réplique le grand-père. Mais il se tait soudain,
Car il comprend enfin qui est cet inconnu :
"Un animal qui parle, je ne l'ai jamais vu !"
A nouveau le gorille raconte son histoire.
Les adultes, eux aussi, ressentent le désespoir
D'être obligé de vivre loin de son pays,
De se cacher, de fuir, et d'être sans abri.
"Ah mais ça c'est trop fort. Où sont tous ces gredins ?
Si je tombe sur eux, gare aux coups de gourdin !"
Brandissant un bâton, le grand-père fulmine.
"Allons Paul, calme-toi et pose cette badine."
La grand-mère, gentiment, modère son époux.
Remise de son émoi, elle lui fait les yeux doux,
Puis elle fait remarquer, en poussant un soupir :
"Ne nous énervons pas, nous devons réfléchir."

"C'est une bien triste histoire, mais que pouvons-nous faire ?
- Ce pourrait être mon... cadeau d'anniversaire,
Suggère alors Alex, il resterait ici
En attendant qu'arrive monsieur Gorillini.
- C'est une très bonne idée, insiste Calliope,
Vous n'aurez rien à faire, on va s'en occuper.
Cela ne durera sans doute, que quelques jours,
Avant que le docteur ne vienne à son secours.
- Et puis il faut admettre, ajoute le garçon,
Qu'il sera bien utile pour garder la maison.
- Imaginez un peu la tête du voleur
Si c'est moi qui lui ouvre, complète Tercet, moqueur.
- J'ai comme l'impression, dit le papy d'Alex,
Que nous sommes coincés. Pourtant je suis perplexe.
Je crains que ton séjour ne soit un peu longuet
Et qu'on ne puisse longtemps préserver le secret.
- Où va-t-on l'installer ? Questionne la mamie,
Dans la chambre, au premier, mais je n'ai pas de lit !"
Le gorille l'interrompt : "Non, madame, c'est gentil.
Ne vous tracassez pas, je suis très bien ici.
Je suis un vrai gorille, surtout pas un humain,
La nuit, j'aurai besoin d'être dans ce jardin.
La cabane me convient, et pendant mon séjour,
Je ne souhaite de vous, qu'un petit peu d'amour."

(A suivre...)

mercredi 23 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (13)

Episode 13

"Cette lettre, c'est un peu une bouteille à la mer"
Médite le garçon, de retour chez grand-mère.
"Espérons qu'elle suive le plus rapide courant,
Qu'elle ne se perde pas et arrive prestement."
L'enfant est bien inquiet, il sait que son ami
Ne pourra pas rester caché dans son abri.
Il craint que son grand-père, allant se promener,
Ne se trouve un beau jour, avec lui, nez à nez.
Une éventuelle rencontre, plutôt inopportune,
Amènerait, c'est sûr, une grande amertume.
Sa décision est prise. Juste après déjeuné,
Il leur révèlera la présence de Tercet.
"Hum, hum, papy, mamie, je voudrais vous parler.
Il faut que je vous dise ce qui m'est arrivé."
C'est l'heure du café, moment de digestion,
Propice selon lui, pour capter l'attention.
Le garçon, calmement, raconte son histoire.
Il sent planer le doute dans ce doux auditoire.
Clins d'œil, sourires en coin, froncements de sourcils,
Dire la vérité est parfois difficile !
Ses grands-parents s'amusent car ils ne le croient pas.
"C'est une drôle d'aventure que tu nous conte là.
Mais tu as toujours eu plein d'imagination !
- Ce que je dis est vrai. Venez au cabanon !"

Callio, dans le jardin, attend son compagnon.
Et quand Alex, enfin, arrive sur le perron :
"Eh bien, c'est pas trop tôt !" Dit-elle, impatiemment.
Un temps puis elle ajoute, sans voir les grands-parents :
"J'ai bien mis dans la boîte le pli pour le Gabon.
J'espère que son périple ne sera pas trop long.
Là, dans mon sac à dos, j'ai mis une couverture,
Des fruits, du chocolat et de la confiture.
- Voilà, j'ai tout compris, s'exclame le grand-père,
Vous allez de nouveau, fêter l'anniversaire !"
Puis, après un silence :"Une lettre expédiée ?
Oh la la, je commence à devenir inquiet.
Ne me dites surtout pas qu'ici, dans ma maison,
Vit un monstre animal, un gorille du Gabon !
Il me faut un bâton, un fusil, la police.
Pour l'empêcher de nuire, j'explose la bâtisse !
- Non papy, calme-toi. Il n'y a pas de raison
D'avoir peur pour nos vies. C'est un gentil garçon.
Le plus simple serait de vous le présenter."
Et devant la cabane :"Tercet, peut-on entrer ?"
Alex pousse la porte. Le gorille est dressé.
Il se frappe la poitrine et se met à gronder.
"Il va nous dévorer !", s'écrie mamie, soudain.
"Mais non, murmure Callio, il est végétarien !"

(A suivre...)

mardi 22 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (12)

Episode 12

"Le plus simple serait de pouvoir contacter
Ce savant africain, qui t'a si bien soigné."
La réflexion d'Alex est faite à haute voix.
"Tu as raison, Alex, nous n'avons pas le choix,
Lui répond Calliope, comment le retrouver ?
A ce propos, Tercet, est-ce que toi tu le sais ?
A-t-il le téléphone, une adresse, un e-mail ?
On ne sait où il est ni comment il s'appelle !"
Le gorille reprend :"Ça, je peux vous le dire.
C'est vraiment très facile si on veut lui écrire.
Il suffit de noter sur le devant du pli :
Ogooué-Ivindo, Docteur Gorillini.
Son dispensaire se trouve dans le parc national,
Près des chutes de Kongou. Elles sont phénoménales !
Les plus belles d'Afrique et les plus grandes aussi.
Pour les hommes et les singes, c'est un vrai paradis."
Tercer pousse un soupir, ses yeux sont tout mouillés.
Il pense avec douleur, à ces lointaines contrées.
"Es-tu vraiment certain que l'adresse suffira ?"
Demande Calliope. "Oh oui, cela ira."
Elle se tourne vers Alex, mais il est déjà loin :
Les yeux levés au ciel, la tête dans ses mains,
Il songe que cela serait vraiment génial
D'aller voir cette grande forêt équatoriale.

Callio s'exclame alors : "Dites donc, les copains,
Il faut se dépêcher, écrire avant demain.
Car l'école recommence à partir de jeudi,
Et ce soir, les vacances de Toussaint sont finies !
Je file à la maison chercher de quoi écrire,
Un crayon, une enveloppe, des sous pour l'affranchir."
Tel un fort courant d'air, elle passe par la porte.
Elle ne court même pas, c'est Eole qui l'emporte !
Quinze minutes plus tard, la voilà revenue.
"Par quoi commence-t-on ? Qu'est ce que j'écris dessus ?"
Trois têtes sont penchées eu-dessus de la lettre,
Chacun élaborant la meilleure phrase à mettre.
Ils sont très appliqués, travaillent en silence.
Chaque mot est pesé, pour se donner la chance
De convaincre cet homme, ce docteur-chirurgien,
Afin qu'il rapatrie Tercet parmi les siens.
Il leur a bien fallu toute la mâtinée,
Pour que cette missive soit enfin rédigée.
La fillette propose qu'en allant déjeuner,
Elle passe par la poste, afin de l'expédier.
C'est vrai qu'il faut rentrer, c'est l'heure d'aller manger !
"Je reviens tout à l'heure. Surtout, reste discret."
Dit Axel à Tercet. "Promis, je ne sors pas.
Mais peux-tu ramener un peu de chocolat ?"

(A suivre...)

lundi 21 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (11)

Episode 11

Un rayon de soleil chatouille son oreille.
Alex ouvre les yeux et enfin se réveille.
Il remonte le drap sur le bout de son nez,
Et puis, finalement, décide de se lever.
Se lever ? Mais alors, il est bien dans son lit !
Or, c'est à la fenêtre qu'il s'était assoupi.
Est-ce que toute cette histoire a vraiment existé,
Ou alors, somme toute, n'a-t-il fait que rêver ?
Il se dit qu'un gorille vêtu d'un bermuda,
Doté de la parole, aimant le chocolat,
Cela n'existe pas, qu'il l'a imaginé !
"C'est dommage, soupire-t-il, mais je vais déjeuner."
Encore tout embrumé, il va dans la cuisine,
Et aperçoit Callio, mordant dans une tartine.
Sa grand-mère lui sourit :" Ah, te voilà enfin,
Veux-tu du chocolat et des tranches de pain ?
- Calliope ? C'est bien toi ?, interroge le garçon.
- Evidemment c'est moi, calmement, elle répond,
Tu m'avais demandé de passer ce matin,
Et j'étais très pressée de revoir le..... jardin !"
Tout ceci est donc vrai, Alex n'a pas rêvé.
Il a hâte à présent, de retrouver Tercet.
Le repas, la toilette, tout est vite expédié,
Et enfin les enfants sortent tout excités.

Ils vont vers la cabane, le cœur un peu serré,
Ne sachant pas ce qui a bien pu arriver.
Est-ce une déconfiture ou une réussite ?
Le gorille est-il là, ou bien toujours en fuite ?
A voix basse, les enfants appellent leur ami :
"Tercet ?" Pas de réponse. "Tercet, es-tu ici ?"
Ils sont derrière la porte, rien ne semble bouger.
Tous les sens alertés, ils n'osent pas entrer.
Bravement le garçon entrouvre le battant.
Ce qui s'offre à leurs yeux est un tableau charmant :
Enserrant un poireau dans son bras replié,
L'animal, allongé, ronfle sans s'arrêter !
Alex fait des yeux ronds, Callio éclate de rire,
Ce qui trouble Tercet et le fait réagir :
" Ah, c'est vous, les amis, dit-il en s'étirant,
Tout c'est très bien passé, c'était un très bon plan.
J'ai même pu faire un tour dans le vieux potager
Et je me suis gavé de poireaux, de navets !"
Les enfants sont aux anges, leur ami est sauvé.
Enfin, pour le moment, tout n'est pas terminé !
En effet, maintenant, le plus dur reste à faire :
Réfléchir et trouver les moyens nécessaires
Afin de faire partir Tercet vers le Gabon,
Pour qu'il retrouve enfin sa forêt, sa maison.

(A suivre...)

dimanche 20 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (10)

Episode 10

Alex et Calliope inspectent la cabane.
Juste quelques outils et une vieille bécane.
Ils voient le long du mur un antique sofa,
Au tissu abîmé par les griffes du chat.
"Voici exactement ce qu'il faut à Tercet !
S'exclame Calliope, un endroit où coucher.
Demain, j'apporterai une bonne couverture,
Et pour qu'il n'ait plus faim, un peu de nourriture.
- Regarde, dit Alex, pas un grain de poussière !
Il a tout nettoyé, l'ancien propriétaire.
Et puis tu as raison, on listera demain
Ce qu'il faut amener pour qu'il se sente bien.
- Attends, j'ai une idée, réplique alors Callio,
Donne-moi du papier, j'ai déjà un stylo.
Je vais lui faire un mot, pour bien lui rappeler
De ne pas faire de bruit, et de rester discret."
Tout à coup, une voix s'élève dans le soir :
"Alex, il faut rentrer, il va bientôt faire noir.
Il faut que ton amie rentre chez ses parents.
N'oublie pas que maman appelle dans peu de temps."
C'est ainsi que se clôt une journée bien remplie.
"Je te remercie bien pour ton aide aujourd'hui,
Dit Alex à Callio, Je te revois demain ?"
La jeune enfant sourit :"Bien sûr, si tu veux bien."

"Tu as l'air fatigué, c'est l'heure d'aller au lit !
Tu as beaucoup joué avec ta jeune amie."
Le garçon vient d'entendre les mots tant espérés,
Il va enfin pouvoir commencer sa veillée.
Sa chambre est au premier, elle donne sur le jardin,
Position idéale pour guetter son copain.
Il pourra vérifier, tout en restant dans l'ombre,
Que le plan concocté se déroule sans encombre.
Une bise à grand-mère, à papy un bisou.
Il court vers l'escalier. "Ne joue pas les casse-cous !
Et n'oublie pas surtout, de te laver les dents.
- Oui mamie, répond-t-il, je le fais maintenant."
Posté à la fenêtre, Axel est attristé.
Les jours d'anniversaire, pour lui, ne sont pas gais.
Ils font tout ce qu'ils peuvent, ses gentils grands-parents,
Mais il ne peut sourire, il y a trop d'absents :
Sa mère n'est jamais là, toujours trop occupée,
Elle prend juste le temps de lui téléphoner.
Elle a beau lui promettre qu'elle sera là bientôt,
Elle ne partage jamais avec lui, le gâteau.
Son papa est-il mort ou vit-il quelque part ?
Il a le cœur bien lourd, un début de cafard.
Une larme descend sur sa joue, doucement,
Ses paupières se ferment et le sommeil le prend.

(A suivre...)

samedi 19 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (9)

Episode 9

Tercet et les enfants échafaudent le plan
Pour mener à bon terme, ce déménagement.
Après mûres réflexions, il est donc convenu
Qu'aux douze coups de minuit, il franchira la rue,
Et faisant attention à ne pas se faire voir,
Il se faufilera en suivant le trottoir
Jusqu'à la porte en bois donnant sur le jardin
Laissée ouverte, exprès, par le jeune bambin.
Seize heures viennent de sonner au clocher de l'église.
Le garçon doit rentrer. "Surtout pas de bêtises !"
Lance -t-il à Tercet. "A tout à l'heure chez moi."
Il se tourne vers Callio : "Vite, vite, dépêche-toi !
Nous devons arranger un peu le cabanon,
Pour aider le séjour de notre compagnon."
Explique le gamin à sa jeune équipière.
"J'espère qu'il n'y aura pas beaucoup de poussière !"
En voyant les enfants s'éloigner à grands pas,
Le gorille est ému, il sent son cœur qui bat.
Se retournant, Callio fait coucou de la main.
Tercet, la larme à l'œil, remonte dans son pin.
"Le monde est étonnant, pense-t-il soudain,
Ils sont si différents, tous ces êtres humains :
Enfants, ils sont plaisants, gentils, compatissants.
Pourquoi, en grandissant, deviennent-ils méchants ?"

Les voilà arrivés. Traversant la cuisine,
Alex dit à grand-mère, de façon anodine :
"Mamie, je suis rentré. Je vais dans le jardin
Pour voir, avec Callio, où nous jouerons demain."
Avant toute réponse, les voici ressortis,
Avec pour objectif, la cabane à outils.
Une angoisse les étreint. Et s'il y avait des bêtes ?
Araignées et serpents, un monstre ou une chouette !
"Alex, attends, j'ai peur, dit Callio, pilant net,
Là dedans, c'est tout noir ! As-tu des allumettes ?
- Je vais chercher la lampe, patiente un court instant."
Direction la maison, il repart en courant.
Dans le hall d'entrée, vite la torche électrique.
Pour dissiper les peurs, c'est une arme magique !
Les mains devant les yeux, Callio n'a pas bougé.
"J'ai entendu du bruit" murmure-t-elle apeurée.
Armé de sa lumière, Alex pousse la porte.
Elle semble bloquée; "Dis, prête moi main forte,
Lance-t-il à la fille, aide-moi à pousser !
En s'y mettant à deux, on doit y arriver."
La porte cède enfin, en grinçant doucement.
Un bruit à l'intérieur, un étrange miaulement.
Alex braque sa torche. Une forme surgit.
C'est le chat du voisin qui squattait le logis !

(A suivre...)

jeudi 17 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (8)

Episode 8

Tercet et le garçon sont surpris, étonnés.
Ils se tournent vers Callio, l'écoutant maugréer :
"C'est vrai qu'il ne peut pas retourner en prison.
Il doit bien y avoir une autre solution !"
Puis, en tournant autour de ses deux compagnons,
La fillette réfléchit, une main sur le front.
"La première chose à faire, reprend-t-elle soudain,
C'est de ne pas laisser Tercet dans ce jardin.
Nous devons lui trouver un coin très protégé
Où il pourra songer à bien se reposer.
- D'accord, mais où veux-tu trouver un tel endroit ?"
Demande alors Alex. "Attends, écoute-moi :
Une fois que ce lieu, nous l'aurons déniché,
Il sera temps, alors, de se mettre à penser
Au moyen le plus simple et le plus garanti
Pour permettre à Tercet, d'aller dans son pays.
Papa me dit souvent :"Avec de la méthode,
On traverse toujours, les mauvaises périodes !"
Callio est satisfaite de sa docte tirade,
Et regarde amusée, ses jeunes camarades.
"Tercet, qu'en penses-tu ?" Demande le garçon.
"J'aimerai bien, c'est vrai, avoir une maison
Où je serai tranquille, où je pourrait dormir,
Pour reprendre des forces, avant de repartir."

Callio n'écoute pas, car elle réfléchit.
"Ce qu'il faudrait trouver, dit-elle à ses amis,
C'est un lieu entouré d'une haute clôture,
Pour ne pas être vu des passants, des voitures.
Il faudrait, au milieu, une zone de verdure,
Planté d'arbres adultes, déployant leurs ramures.
Des chênes, des baobabs ou bien des acacias."
Et ajoute tristement :"Je n'ai pas ça chez moi.
Je sens bien que Tercet ne serait pas content,
S'il n'avait comme espace, qu'une cour en ciment.
Et pour la discrétion, avec les écoliers,
Ce n'est pas idéal pour garder un secret !"
Se tournant vers Alex et le montrant du doigt :
"Chez moi, c'est impossible, mais pourquoi pas chez toi ?
- Chez moi ? Mais tu es folle, que va dire mon papy ?"
Il écarte les bras pour montrer son dépit.
"Remarque, reprend-t-il après un long silence,
En y regardant mieux, c'est peut-être notre chance.
Il n'y a qu'un seul arbre, mais il est assez grand.
Le sol est tout herbu et puis, heureusement,
J'ai vu qu'il y avait une cabane à outils.
Elle me semble assez grande pour installer un lit !
Je crois qu'il y a même un ancien potager,
Personne en cette saison n'ira y travailler !"

(A suivre...)

mercredi 16 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (7)

Episode 7

"J'aurai dû écouter ces conseils avisés,
Et je ne serai pas tenu de me cacher !
Le bruit avait couru qu'au Gabon, quelque part,
Un gorille parlait. Un animal très rare !
Braconniers et chasseurs ratissaient la contrée,
Pensant qu'ils seraient riches, s'ils pouvaient me coincer.
Et moi, comme un ballot, j'allais me balader,
Tout content de revoir ma forêt adorée.
Mon excursion diurne ne dura pas longtemps.
Je fus dans leurs filets, criant, me débattant.
Dès qu'ils virent que j'étais l'animal recherché,
Je fus mis dans une cage, attaché, bâillonné.
Caché dans un camion, je passais la frontière,
Traversais un désert et puis, ce fut la mer.
Je n'étais pas tout seul, sur ce triste rafiot.
Ils avaient embarqué de nombreux animaux.
La plupart d'entre eux n'a jamais vu le port,
Pendant la traversée, de faim, ils étaient morts.
C'est la loi du trafic : un animal vendu,
Signifie qu'il y en a deux ou trois de perdus !
Enfin, je fus cédé à un cirque ambulant.
Je servais d'acolyte à un clown tout en blanc !
J'ai voyagé comme ça, ces deux dernières années,
Faisant rire sur la piste, mais souvent maltraité."

"Tu devais être triste, soupire Calliope.
- Mais alors, dit Alex, Tu as pu t'échapper ?
- Tout à fait, mes amis. Il y a trois semaines,
J'ai saisi l'occasion, en ayant de la veine !
Le camion dans lequel je restais enfermé,
Sur une petite route, a fait une embardée,
Et a filé tout droit, dans le fond d'un ravin.
La cage disloquée, je galopais grand train !
Et depuis ce jour-là, j'ai choisi la prudence
Pour profiter un peu de ces quelques vacances.
Le jour, dans les feuillages, je reste bien caché,
Et la nuit je maraude, pour trouver à manger.
Mais depuis quelques temps, ça devient difficile,
Et si cela perdure, je serai en péril :
Il n'y a plus de fruits, ni pommes, ni melons.
Toutes les feuilles tombent, c'est la morte saison.
Je crois qu'il va falloir que je cesse ma fuite.
Le patron de ce cirque est toujours à ma suite.
Avec son assistant, ils arpentent la région,
Voulant à toute fin, me remettre en prison.
Je suis face, maintenant, à un drôle d'arbitrage :
Soit je meurs de faim, soit je retourne en cage !
Dommage, je voulais tant retourner au Gabon.
- Non, monsieur le gorille, il n'en est pas question !"

(A suivre...)

mardi 15 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (6)

Episode 6

Alex et Calliope, malgré leur émotion,
Ne perdent pas une miette de cette narration.
"Ensuite, je ne sais rien de ce qui c'est passé."
Ajoute le gorille, les yeux tout embués.
"Tout ce que je peux dire, c'est qu'un jour, un matin,
Je me suis réveillé, l'esprit bien incertain.
Allongé sur un lit, je ne pouvais bouger
Que mes doigts et mes pieds, le reste était bloqué.
Je ne connaissais pas ce genre de décor,
Mais ne m'inquiétais pas, je croyais être mort !
Promenant mon regard, je vis devant mes yeux
Un homme, bras croisés, revêtu d'une blouse bleue.
"Enfin tu te réveilles" dit-il en souriant,
"Cela fait trois semaines que tu es inconscient"
En fait ce n'était pas une sorte de martien,
Mais pour les animaux, un savant chirurgien.
Pour l'étude des primates, sa vraie spécialité,
Il cherchait des gorilles vivants à observer.
Et c'est donc par hasard, au détour d'un sentier,
Qu'il tomba sur le groupe de mon père, décimé.
M'apercevant couché sur le corps de ma mère,
Il m'emmena vite fait, jusqu'à son dispensaire.
Il fit tout son possible, afin de me soigner,
Sans savoir s'il réussirait à me sauver."

Callio dit, intriguée :"Mais qu'est-ce que tu avais ?
- J'avais précisément une jambe cassée,
Le larynx entaillé et un trauma crânien.
Et j'étais affaibli, car je ne mangeais rien !
Savez-vous que l'écart entre le singe et l'homme
N'est que de deux pour cent, au niveau du génome ?
Aussi, vu mon jeune âge, et me croyant perdu,
Ce savant m'opéra d'une façon saugrenue :
Pour soigner mon larynx, lui refaire une cloison,
Il prit comme modèle, celui d'un jeune garçon.
L'expérience réussit et voilà donc pourquoi,
Je parle comme vous, avec cette drôle de voix !
- Ça alors, dit Alex, c'est extraordinaire !
- Oui mais c'est un secret. Surtout il faut vous taire.
- Mais comment se fait-il que tu te caches ici ?"
Demande Calliope. "Est-ce que tu t'es enfui ?
- Oh non, certainement pas. J'étais heureux là-bas.
Mais au fond de la jungle, tout se sait, tout se voit.
Je reprenais des forces, j'étais bientôt guéri.
J'apprenais le langage de mes nouveaux amis.
Mais c'était la forêt qui me faisait rêver.
Pourtant on me disait "Tercet, c'est grand danger,
Pour un gorille comme toi, il y a des braconniers !"
Mais moi, je voulais juste aller me promener."

(A suivre...)

lundi 14 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (5)

Episode 5

"C'est juste une copine, elle est venue m'aider.
-OK, je vais descendre." Dit-il tranquilisé.
Arrivé sur le sol, il salut la fillette.
"Bonjour, je suis Tercet, Tu as l'air gentillette !"
Callio ne sait que dire. Tout son esprit s'embrouille.
Elle reste là, figée, fixant ce drôle d'arsouille.
"Je vois que vous avez apporté un gâteau,
Avec du chocolat ! Merci pour ce cadeau !"
Les gosses n'ont pas le temps de prendre un air réjoui,
En deux temps, trois mouvements, il a tout englouti.
Alex secoue Callio :" Ah, qu'est-ce que je disais ?
Tu vois, j'avais raison, il existe pour de vrai !
- C'est extraordinaire, bredouille-t-elle enfin,
Comment es-tu venu vivre dans ce jardin ?
Depuis quand te caches-tu ? Tu dois avoir bien froid,
A rester tout là-haut, vêtu d'un bermuda !
Et que sont devenus tes parents ? Tes amis ?
Et qui te veut du mal ? Quels sont tes ennemis ?
Si tu restes dans ce parc, tu vas te faire prendre,
Car, bien sûr, pour manger, il te faudra descendre."
Callio reprend son souffle et Tercet en profite
pour prendre la parole : "Stop ! Arrête petite.
Dis donc, mon garçon, où l'as-tu dénichée ?
C'est une pipelette ! Jamais elle ne se tait ?"

Tercet ayant enfin calmé son appétit,
Le garçon lui demande de finir son récit.
"Où m'étais-je arrêté ?" Questionne l'animal.
"Tu tombais dans un trou. Est-ce que tu t'es fait mal ?
- Comme j'étais évanoui, je ne sentais plus rien.
Je suis resté longtemps, couché dans ce ravin.
Lorsque je m'éveillais, la jambe me faisait mal,
Et pour gravir la pente, l'effort fut colossal.
J'avais beau écouter, plus de coups de fusils.
Ces méchants braconniers étaient enfin partis.
Arrivant au sommet, je vis sur le chemin,
Ma mère, ensanglantée, frappée par ces vilains.
Je me couchais sur elle, en espérant encore
Trouver un peu de vie, dans ce malheureux corps.
Mais il a bien fallu me rendre à l'évidence,
J'avais auprès de moi une dépouille, une absence.
Comment allais-je faire, pour vivre maintenant ?
J'étais encore trop jeune, pour être sans parents.
Qui pourrait à présent m'aimer et me chérir,
M'apprendre les dangers, m'éduquer, me nourrir ?
Cette jambe et ce cou qui me faisaient souffrir !
Je n'avais plus de choix, il me fallait mourir.
Je me blottis contre ce corps privé de vie
Et fermant fort les yeux, ma conscience s'endormit."

(A suivre...)

dimanche 13 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (4)

Episode 4

"J'accepte ta promesse, mais pas de trahison !
Allez, on se dépêche, direction la maison.
- Mais, puisque j'ai juré, c'est à toi de parler.
Tu dois me révéler maintenant, ce secret !"
Tous les deux trottinant, Alex lui décrit
La rencontre qu'il fit dans le parc, aujourd'hui.
"Un gorille dans le square ? Cela ne se peut pas !"
Dit-elle en s'arrêtant. "Là, je ne te crois pas.
- Et pourtant je dis vrai ! Viens, nous sommes arrivés."
Sans toquer à la porte, ils franchissent le palier.
Alex en pénétrant, lance à tous les échos :
"Mamie, puis-je emmener une part de gâteau ?
- Eh bien, que t'arrive-t-il ? Tu as l'air bien pressé."
Questionne sa grand-mère, descendant l'escalier.
"Tu ne me présentes pas cette jeune demoiselle ?
-Si, si, c'est Calliope. Le gâteau, c'est pour elle."
La fillette, surprise, ne peut que bredouiller :
"Oui. Non. Enfin peut-être. Je n'ai rien demandé !"
La sentant très gênée, il reprend la parole :
"C'est pour bien préparer ma venue à l'école.
Ces enfants dans le parc, qui jouent, pleins de gaîté,
Je vais les retrouver, jeudi, à la rentrée.
Et je ne voudrai pas passer pour un idiot !
Alors, est-ce que je peux avoir de ce gâteau ?"

La grand-mère, amusée, finit par accepter
Cette requête gourmande, si bien argumentée.
Puis elle dit, s'adressant à la jeune demoiselle :
"Je connais ton prénom, ma jeune tourterelle,
Mais c'est un peu léger. Vis-tu dans le quartier ?
- Oui madame. Pas très loin. Juste de ce côté."
Dit-elle, montrant du doigt l'école communale.
"Papa est policier, inspecteur principal,
Et maman professeur. C'est pourquoi je savais,
Bien avant tout le monde, qu'Alex arriverait.
Je souhaitais donc le voir, simplement lui montrer
Que tout ira très bien, juste le rassurer.
- C'est gentil, Calliope. Me voici soulagée.
Prenez votre gâteau et allez, ouste, filez !
Dis Alex, n'oublie pas, ne rentre pas trop tard,
Maman doit appeler, ne sois pas en retard."
Les voilà repartis, trottinant de nouveau,
Tenant bien fermement, la grosse part de gâteau.
Arrivés sous le pin, il dit à Calliope :
"J'appelle le gorille, et toi tu fais le guet !"
Callio veut bien jouer, mais elle reste incrédule,
Elle pense au fond d'elle-même que ce garçon fabule.
"Tercet ? Où donc es-tu ?" Elle l'entend s'écrier.
"C'est toi petit garçon ? Qui est à ton côté ?"

(A suivre...)

samedi 12 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (3)

Episode 3

Alex, tout étonné, ne peut que murmurer :
"Alors, alors, la suite !" Tercet se sent gêné.
"Ecoute mon garçon. Je veux bien continuer,
Mais avant toute chose, il me faudra goûter.
En effet, cela fait maintenant quatre jours
Que je n'ai pas mangé, sauf une pomme au four !
Et si cet arbre est grand et me cache aux passants,
Il n'a que des épines. Ce n'est pas très marrant !
- Mais moi je ne sais pas ce que mangent les gorilles.
Veux-tu une pizza ? Une omelette aux morilles ?
Dis-moi ce que tu souhaites avant qu'il soit trop tard.
Je fonce chez Mamie, je fouille dans ses placards.
- Je suis végétarien et ne croque que les feuilles,
Les tiges ou bien les fruits." Et, en clignant de l'œil,
Il ajoute doucement, se tortillant les doigts :
"Mais ce que je préfère, c'est du bon chocolat !"
Alex est fort content, le voilà rassuré.
Il sait bien à présent ce qu'il va ramener :
La moitié du gâteau qui est à la villa,
Une pâte aux amandes, nappée de chocolat.
"Ne bouge pas Tercet, je reviens tout de suite.
J'amène le repas, tu me racontes ensuite."
Tercet voit le garçon partir à tire-d'aile,
Et remonte dans l'arbre, bien frêle citadelle.

Alex, dans ses pensées, fonce comme un voleur.
Un choc à son épaule et un cri de douleur !
Il s'arrête, étonné, ne peut que remarquer
La fille, assise par terre, qu'il vient de bousculer.
"Oh ! Je suis désolé, je ne t'avais pas vue.
Ça va ? Tu n'as pas mal ? Vraiment je suis confus.
- Non, non, cela ira." Répond-t-elle, se levant.
Elle tâte son épaule, brosse ses vêtements.
"Mon nom est Calliope, mais on m'appelle Callio !
Et toi tu es Alex, dans la classe, le nouveau.
Je t'ai vu arriver, avec tes grands-parents.
J'habite près de l'école, en fait, juste devant.
Je te cherchais pour jouer et faire ta connaissance,
Pour que tu viennes en classe, sans aucune réticence.
- Euh, c'est vraiment sympa, mais là, je suis pressé.
- C'n'est pas grave. Je te suis, je vais t'accompagner !"
Alex est embêté. Il sent que cette fille
Ne le lâchera pas. Bien qu'elle ait l'air gentille,
Il ne sait pas jusqu'où il peut lui faire confiance,
Et de son drôle d'ami, révéler l'existence.
"Pour venir avec moi, tu dois d'abord jurer
De garder le secret que je vais te confier.
- Ce n'est pas difficile, je sais très bien me taire.
Et même, si tu le veux, je le jure sur ma mère !"

(A suivre...)

vendredi 11 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (2)

Episode 2

"Enfin de l'exercice ! Cela fait bien plaisir
De descendre de l'arbre pour bien se dégourdir.
Allez, mon petit gars, il faut te secouer,
Revenir sur la terre. Mais surtout, sans crier !"
L'enfant est immobile, il n'en croit pas ses yeux.
Là, devant lui, se dresse un gorille aux yeux bleus !
Pas un déguisement. Non, non, un animal,
Qui mesure deux mètres et se veut amical.
Il ne sait pas ce qui est le plus surprenant :
Avoir devant le nez, une sorte de géant
Qui porte un bermuda, ou voir un animal
Qui d'une étrange voix, pratique l'art de l'oral.
Le gorille tourne en rond, fait de la gymnastique :
"Il n'y a que le sport pour garder son physique !
Allez, remue-toi donc et sors de ta stupeur.
Un grand garçon comme toi, ne doit pas avoir peur.
Je sais, cela surprend toujours un peu les gens
D'avoir devant les yeux, un gorille qui, parlant,
Raconte gentiment, des contes de son pays,
Ou alors simplement, tout ce qu'il a subi.
Mais c'est une longue histoire. Je te la conterais
Si tu es bien gentil !" Alex, tout étonné,
Revient de son émoi. Il bafouille ses questions :
"Euh, qu'est-ce que tu fais là ? Et c'est comment ton nom ?"

"C'est un bien long récit. Est-ce que tu es pressé ?
Non, pas trop ? Je commence : Je me nomme Tercet.
- C'est un drôle de prénom que je ne connais pas !
- Il vient de ce monsieur qui m'a donné ma voix.
Mais n'anticipons pas. Ecoute maintenant :
Je suis né au Gabon, depuis plus de quatre ans.
Petit, avec ma mère, j'étais heureux, vraiment,
Dans le groupe de mon père, le mâle dominant.
Nous vivions tous ensemble, au sein de la forêt
Mangent à satiété des pousses, des feuilles, des baies.
Mais un jour, au matin, j'avais à peine un an,
Nous fûmes attaqués par un gang de méchants.
Ils avaient des fusils, tiraient dans tous les coins.
C'est facile dans la jungle, tout se fait sans témoins !
Ils voulaient capturer quelques jeunes gorillons
Pour les vendre à des cirques, une vile occupation !
Mon père, en chef de groupe, nous fit signe de fuir.
Voulant nous protéger, il se frappa le cuir,
Faisant face aux canons, il cria sa colère.
Et c'est debout, dressé, que les balles le frappèrent.
Ma mère me poussant, je partis en courant,
Droit devant dans la jungle, les branches me cinglant
Le visage et le cou. Un coup de feu partit.
Je tombais dans un trou, assommé, étourdi."

(A suivre...)

mercredi 9 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (1)

Episode 1

Dans le square, sur un banc, Alex est silencieux.
Il aperçoit au loin des enfants dans leurs jeux.
Il voudrait bien jouer, partager leur gaîté,
Mais il reste tout seul. Il se sent ignoré.
Il n'a aucune raison de rester solitaire.
Il va avoir sept ans, c'est son anniversaire !
Qui pourrait partager avec lui le gâteau ?
Ne pouvant pas répondre, il éclate en sanglots.
Nouveau dans le quartier, il n'a pas de copain.
Ses parents sont absents, il se sent orphelin.
Son père a disparu, quelque part en Afrique,
Alors qu'il effectuait un voyage scientifique.
Sa mère, elle, est partie juste après l'accident,
Vivre aux Etats-Unis, pour gagner de l'argent.
Mais, c'est uniquement pour oublier sa peine,
Qu'elle a choisi de vivre comme une américaine.
Parce qu'ils en ont la garde, ce sont ses grands-parents
Qui s'occupent de lui, depuis près de quatre ans.
Vivant à la campagne, il a vu comme une tuile,
Le fait qu'ils déménagent et se retrouvent en ville.
Il regarde ses pieds qui pendent sous le banc.
Le bonnet sur la tête, mains au chaud dans ses gants,
Il laisse filer le temps. Quand soudain une voix,
Semblant tomber du ciel, provoque son émoi.


"Salut petit garçon, et surtout n'aies pas peur"
Surpris par ces propos, il sursaute de frayeur.
Il lève alors les yeux, voulant se rassurer,
Persuadé somme toute, qu'il n'a fait que rêver.
Ce grand pin parasol peut servir de cachette !
Il n'y a que du noir au-dessus de sa tête.
Il examine cette ombre. Il a beau regarder,
Il ne voit rien du tout. Il soupire, soulagé.
Il se dit que, peut-être, il est temps de rentrer.
Sa mamie doit l'attendre, près de la cheminée.
Il saute de son banc, se rajuste, part chez lui.
C'est alors qu'à nouveau, cette voix retentit :
"Attends, ne t'en va pas. Je voudrai te parler.
- Mais qui donc êtes-vous ? Montrez-vous, s'il vous plaît !
- Surtout n'aies pas de crainte. Je te vois malheureux.
Je suis caché dans l'arbre. Je descends, si tu veux."
Alex ne sait que faire, il est bien hésitant.
S'il était raisonnable, il fuirait en courant.
Mais la curiosité est mauvaise conseillère :
"D'accord, soyez gentil, sinon....Gare à grand-père !"
Il entend puis il voit quelques branches bouger.
Une ombre gigantesque semble se profiler.
"Attention, pousse-toi un peu, je vais sauter."
C'est un drôle d'animal, Alex est sidéré !

(A suivre...)

dimanche 6 décembre 2009

Et bien voilà...

Puisque dans peu de temps, nous fêterons Noël,
Le seul évènement vraiment universel,
Car, plus que la croyance, c'est pour tous à présent,
Un moment partagé pour fêter les enfants.
Pour ne pas être en reste, saisissant l'occasion,
J'ai commis une histoire, un petit feuilleton.
A compter de jeudi, et ce jusqu'au vingt quatre,
Les gamins le liront, assis au coin de l'âtre,
Ou, plus classiquement, ce seront les parents
Qui pourront sacrifier un soupçon de leur temps
A leurs enfants mignons, à ces petite chéris,
Afin d'en raconter, chaque soir, une partie.

Comme le calendrier que l'on dit de l'avent,
J'espère que les enfants, dans leur lit, s'endormant,
Penseront quelque peu à ces nouveaux copains,
Et seront impatients d'être déjà demain,
Pour connaître la suite de cette petite histoire,
Les faisant patienter ainsi jusqu'au grand soir !
Mais comme je ne suis qu'un bien piètre écrivain,
J'ai écris ce récit en faux alexandrins,
Souhaitant que la musique des rimes et des vers
Aiderait le travail des mères et des pères.
Je sais que tout cela semble bien prétentieux,
Alors que je ne veux que vous distraire, un peu !

Vous qui passez parfois, la porte de ce blog,
Je vous fais une requête, pour clore ce monologue :
N'ayant aucun recul sur cette narration,
Merci de me laisser un mot, une opinion.
Si vous êtes simplement lecteur occasionnel,
Ou bien fan anonyme, ou abonné fidèle,
Et même si ce n'est pas dans vos habitudes,
C'est pour moi un sondage, une sorte d'étude,
Qui m'indique si je peux continuer dans ce sens
Ou s'il est préférable que je fasse silence
Sur ce type de texte, drôlement versifié,
Qui n'a pour seul objet, que de vous amuser.

Merci et bon feuilleton !

mardi 1 décembre 2009

La Demoiselle


Gracile demoiselle, accrochée à ce brin,
Profite de l'été pour vivre ton destin.
Les minutes s'écoulent, comme l'eau au moulin.
Ne reste pas ainsi, cultivant ton dédain.

Il est temps maintenant, de prendre ton envol,
De vivre enfin ta vie, laisser ta camisole.
Regarde la lumière et, comme le tournesol,
Fais confiance au soleil, il te rendra frivole.

Parce qu'elle est trop courte, apprécie l'existence.
Le monde autour de toi, t'offre son abondance.
Ne laisse pas passer cette sublime chance.
Tu n'as qu'un pas à faire pour entrer dans la danse.

Grise-toi pleinement de cette brise d'été,
Qui caresse ta livrée et rend ton cœur léger.
Et, écartant tes ailes, laisse-la pénétrer
Au plus profond de toi, pour enfin t'échapper.

Discrète et éthérée, lance-toi au hasard,
Te laissant emporter par ce souffle bizarre.
Tu fais le tour des champs, des étangs et des mares,
Et calmes ton ivresse sur un frais nénuphar.

La porte de ton cœur, ne la garde pas close,
Car tu ne dois jamais oublier une chose :
Il a fallu des mois et des métamorphoses
Pour être ce bleuet voguant parmi les roses.

Il n'est plus temps pour toi, de rester solitaire.
Trouve-toi des amis, rencontre un partenaire.
Songe bien que ta vie, est une bulle éphémère,
Et que l'automne venue, tu ne verras l'hiver.

Goûte à tout, aujourd'hui, et n'attends pas demain,
Gracile demoiselle, car je sais ton destin :
Pour toute chose, Saturne, a prévu une fin.
Profite de la vie, avant de n'être rien.
Novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009

Microscope Electronique ?


Un océan de lave pétrifiée ou imagerie médicale ?
Je vous laisse méditer et trouver la solution.

samedi 7 novembre 2009

Rats-Mages

Ayant, par curiosité, fourré mon nez dans ma boîte à "Chats-Pitres", grande fût ma surprise de constater qu'ils avaient disparu !
Mais, en regardant de plus près, je vis que leurs ennemis héréditaires, les "Rats-Mages", occupaient la place.
Courageusement, j'en capturai quelques spécimens que je livre maintenant, à votre sens de l'humour :

Le rat-money :
D'origine anglo-saxonne, et de culture libérale avancée, cet animal, jamais rassasié, n'a de cesse de monter et descendre le long des cours de la bourse, pour s'en mettre plein la panse.

Le rat thon-laveur : (petit hommage à Prévert)
On le trouve essentiellement dans les poissonneries, les soirs d'inventaire. Il se délecte des écailles et des viscères tombés à terre et sait faire place nette (même dans les coins !).

Le rat d'auteur :
Compagnon fidèle des auteurs et des poètes en mal d'inspiration, il agace ces derniers par l'habitude qu'il a de faire encore et toujours la même chose.

La rate-à-tine :
Une femelle de couleur brune qui rétrécie sa taille et son volume, à force de se terrer dans divers récipients, s'il sont faits de bois.

Le rat-vit-ailleurs :
Toujours absent, ce mâle en éternel mouvement, est obsédé par l'approvisionnement de ses congénères, à tel point qu'il n'est jamais présent pour manger ce qu'il a ramené (ou "rat-mené"). C'est dire si son espérance de vie est faible : une sous-alimentation chronique alliée à un stress permanent !

Le rat-quête :
Souvent rencontré aux abords de Roland Garros, il est d'un naturel paresseux et possède de longues dents menaçantes qu'il exhibe méchamment, lorsqu'il veut quelque chose.

Le rat-pine : (Oh !)
Je ne donnerai pas de définition, pour ne pas vous froisser ni vous voler votre temps. (oui, je sais, c'est de l'auto-censure, mais ce blog est ouvert à tous et je ne veux blesser aucune sensibilité. Mais ce n'est pas de ma faute si ce rat existe !)

Le rat-gland :
Non, non, il n'y a aucun rapport avec le précédent ! Il s'agit d'un petit rat brun foncé, pas très futé et qui tient son nom du fait qu'il habite ordinairement, dans les vieux chênes au tronc évidé. Il se caractérise par une atrophie des épaules, de sorte que les pattes antérieures sont directement liées au cou de l'animal.

La rate in :
Une "fashion victim" qui ne peut survivre qu'entourée de vêtements faits d'étoffes de brins frisés.

Le rat-mage :
C'est un petit muridae, au museau coquin et à l'œil égrillard, qui apparaît et disparaît de façon subite dans un scintillement d'étoiles. Son cri, mélodieux, rappelle le chant d'un petit passereau, mais il n'en possède pas le plumage.

Si vous aussi, pendant vos balades, randonnées, séances d'introspection ou plus simplement au boulot, vous avez rencontré des petits rats étranges, n'hésitez pas à participer à l'élaboration de ce bestiaire.

vendredi 30 octobre 2009

Nénuphar

Puisque cette semaine, je suis resté flemmard,
N'ayant pas pris le temps d'écrire le moindre vers,
J'ai choisi de vous mettre en ligne ce nénuphar,
Une tache de couleur dans ce triste univers.

Quoique ......

A bien y regarder, en ce jour de Toussaint,
Où l'usage veut qu'on pense à nos chers disparus,
Le choix de ce cliché peut servir le dessein
De garder la mémoire de ceux qu'on a connus.

J'aurais pu, aisément, chercher le chrysanthème,
Qui écrase les tombes par son amoncellement.
Des commémorations, cette fleur est l'emblème,
Car l'uniformité rassure toujours les gens.

Et ce moutonnement, couvrant les ossuaires,
Continue de contraindre les pauvres macchabées
Qui subissent, impuissants, ce rite funéraire,
Eux qui, post mortem, ne souhaitent que la paix !

Non, ne vous trompez pas, je ne veux pas montrer
Que ce jour de mémoire est une comédie,
Une simple habitude, sans vraie sincérité,
Pour juste se prouver qu'on est encore en vie.

Se souvenir de ceux qui sont déjà partis,
Est pour tout être humain, une chose essentielle.
C'est cultiver surtout la mémoire de la vie.
Mais faut-il pour cela, une date préférentielle ?

Chaque jour de l'année, on peut toujours trouver
Une image, une idée ou juste une concordance,
Qui nous fera sourire, qui nous fera penser,
Qui comblera un temps, cette terrible absence.

Et cette fleur, si claire, au milieu de cette eau
Morte, grise et stagnante comme un vieux cimetière,
Du fin fond de mon âme, fait surgir un sanglot,
Car elle devient pour moi, l'image de mon père.
Octobre 2009

vendredi 23 octobre 2009

Borsalino (Perdre la Tête !)


Borsalino,
Tête à chapeau,
Tête en avant,
Tête de mule !
Tête de choux
(Quoi ? Ventre à choux ?)
Tête de cochon,
Tête à claques
(Lorsque l'on craque !),
Tête en l'air,
Tête-à-tête
(Oh oui, tête à tête !),
Tête-à-queue
(Hum, pas très sérieux !),
Tête basse,
Tête à sourires,
(C'est à prescrire, non à proscrire !)
Tête de linotte,
Tête au carré,
.........
Drôle de casse-tête !

Lorsque tous les tons de gris,
Font le bonheur de la vie,
Une conception abstraite
Qui nous fait perdre la tête !
Octobre 2009
PS : Un grand merci à Persilya pour m'avoir prêté cette image.
J'avoue que je l'ai honteusement transformée !! Je lui en demande pardon, mais cela vous obligera à cliquer sur le lien "Persilya Côté Noir" pour aller admirer l'original !!

OVNI ? (Suite)


Bravo, bravo !
Que des bonnes réponses. Mais cela ne me surprend pas, au vue de votre perspicacité !
La prochaine fois, je vous demanderai de préciser le nom de l'arbre !! (niark, niark !)
Là, il s'agit d'un jeune pin parasol.
Et pour répondre à Pono et Eliette, un pain moulé en forme de pomme de pin pourrait s'avérer excellent (un gros cœur de mie et une croute en écaille, hum !) et pratique à transporter en randonnée (n'est-ce pas, Pascale et Jean-Paul ?).

samedi 17 octobre 2009

Nuages


On nous vante toujours, le ciel bleu de l'été,
Gage d'un chaud soleil, symbole d'immensité.
Dans sa limpidité, il devient aveuglant,
fatigue nos pupilles, nos têtes se courbant.
J'admire cet azur, je respecte ce bleuté,
Bien qu'il faille se méfier du manque de variété !

Par contre, il est plaisant et bien plus amusant,
D'être allongé sur l'herbe, le nez pointé au vent.
Les deux yeux bien ouverts, se laisser emporter
Dans une somnolence, en regardant passer
Petits et grands nuages. Et comme les enfants,
Rechercher les silhouettes nimbées de coton blanc.


Voici une sorcière ou un doux agnelet,
Ou peut-être un chameau, nul ne saura jamais.
Ces images fugitives, que l'on voit en passant,
Se déforment à loisir sous l'emprise du vent.
Friponnes, dès aperçues, les voici modifiées !
Nous offrant un plaisir sans cesse renouvelé.

Lorsque le spleen nous gagne, il est fort apaisant
De se laisser gagner par la folie du vent
Qui joue dans les nuages, voulant nous consoler
Des horreurs, des duretés de notre société.
Tant que l'homme gardera en lui son âme d'enfant,
Sa rêverie puérile, il restera vivant !
Octobre 2009

OVNI ?


Est-ce vraiment un envol groupé de soucoupes volantes ?
Peut-être...
Enfin, si vous avez des idées pour rafraîchir ma mémoire, n'hésitez pas à jeter vos idées, aussi étonnantes soient-elles (mais, comme vous êtes trop forts, je ne doute pas de recevoir une multitude de bonnes réponses).

vendredi 9 octobre 2009

Petit Ane Marocain


En fin d'après-midi, lorsque le jour se meurt,
Il reprend son ânesse, dans une ultime course,
Pour remplir ses bidons à l'eau claire de la source,
Et terminer ainsi, sa journée de labeur.

Ce qui frappe l'étranger, en quête de folklore,
C'est le nombre important de mules, de bourricots,
Chargés, voire surchargés de sacs et de ballots,
Résignés, courageux sous le poids de l'effort.

On les croise partout, dans les champs, sur les routes,
Ou attendant, stoïques, aux portes des marchands.
Attelés ou bâtés, ils cheminent constamment.
On leur a même construit des ponts sur l'autoroute !

Il y en a beaucoup, également en ville.
Ce n'est pas simplement pour flatter notre vue.
Les rues des médinas sont bien trop exiguës
Pour permettre l'usage de toute automobile.

Petit âne, mon ami, souvent on te décrie.
On te dit imbécile, ridicule et têtu !
Pourtant il serait bon de changer ton statut,
Car c'est grâce à ton dos que fonctionne ce pays.

Il existe une image, symbole de cette histoire.
Un gage d'optimisme, pour nous, pauvres humains :
Quand tu es attentif, curieux et plein d'entrain,
Tes oreilles dressées font le "V" de victoire !
Octobre 2009

samedi 3 octobre 2009

Au Creux de mon Epaule

Au creux de mon épaule, ta tête se blottit,
Sur ma poitrine, tes doigts bougent inconsciemment,
Ton ventre dénudé, sur mon flanc s'aplatit,
Ton souffle régulier est un chant apaisant.
Tu dors.

Les persiennes sont tirées, créant une pénombre
Propice à ton repos, amplement mérité.
Juste un rai de lumière projette quelques ombres,
Soulignant ces deux cernes que l'amour t'a données.
Tu dors.

Je passe alors mon bras autour de tes épaules,
Dans le creux de ta taille, ma main vient se glisser.
C'est juste par amour, que je crée cette geôle,
Afin que ton sommeil soit toujours protégé.
Tu dors.

Que sont donc tous tes rêves ? Où va ton inconscient ?
Suis-je toujours présent dans ces pays lointains ?
Je m'affole, je m'inquiète, j'ai peur que ce faisant,
Tu poursuives ta vie, me laissant en chemin.
Tu dors.

Aujourd'hui c'est ma fête, dit le calendrier.
Et tout autre cadeau verrait mon embarras,
Car le plus beau présent que je puisse espérer,
C'est que tu te réveilles, au milieu de mes bras.
Tu dors.

Je voudrais prolonger ce moment éphémère,
Continuer cet instant de douce félicité.
Mais si le plaisir, lui, est toujours temporaire,
L'amour est ici-bas, la seule éternité.
Je t'aime.
Octobre 2009

dimanche 27 septembre 2009

Bug In PC

Non, non, cela n'est pas un écrit politique,
Bien que l'on puisse trouver certaines analogies.
La raison pour laquelle je vous sèvre d'écrits,
C'est que j'ai des ennuis avec l'informatique !

En effet, je ne sais pour quelle obscure raison,
Je vois sur mon écran, des messages bizarres
Qui me laissent pantois et le regard hagard.
Je sens que mes neurones ont perdu leurs liaisons.

Grande est la solitude, quand on ne comprend rien !
Une phrase me poursuit, me plongeant dans le doute :
"Le kermel est missing, il faut que je re-boot" !?!...
Il devient nécessaire de voir un technicien !

Carte-mère, giga beat, disque dur double couches.
Ce vocable est pour moi, tout proche du chinois,
Car, je n'ai pour ma part, besoin que de deux doigts
Pour jouer de la souris ou taper sur les touches !

Bref, je suis sans micro, depuis près de vingt jours.
Plus de Web, plus de Blog, adieu tous les courriels.
Tant pis, c'est un retour vers le travail manuel :
Reprendre le crayon et garder son humour.

J'avoue que j'ai du mal, à jouer du stylo.
Je rature, je gribouille, je m'énerve, je délire !
Et comme j'écris mal, je ne peux me relire !!
Où sont tous mes dicos ? Je ne trouve plus mes mots !!!

Et de toute façon, à quoi bon toutes ces rimes ?
Ces vers "décomposés" dormiront dans le noir.
Aucune diffusion, pas un seul auditoire.
Ce ne seront que textes orphelins, anonymes !

Ah! L'on médit toujours sur la technologie,
Qui formate nos esprits, mettant en esclavage
Toute l'humanité, et dès le plus jeune âge.
C'est une vérité, cela doit être dit.

Mais c'est également un formidable outil
De communication, de passage d'idées,
De culture et d'amour, de grandes libertés.
Pour nous, sombres auteurs, c'est notre paradis.

Pour conclure, j'ai perdu ce collaborateur.
Ai-je donc trop tiré sur toutes ses connexions ?
Ses circuits ont cédé aux multiples lésions !
Il m'a fallu choisir un autre ordinateur.

Je voulais simplement "booster" ce matériel.
Juste pour lui donner un peu plus de mémoire,
Caressant, de ce fait, le fabuleux espoir
D'être encore plus rapide, pour livrer mes libelles.

Comme quoi,
Le mieux est toujours l'ennemi du bien !!
Septembre 2009

Bug In PC (suite)

Bon, vous l'aurez compris, j'ai du changer de PC, après trois semaines de recherche de la panne chez le réparateur.
C'est pourquoi, je n'ai pu ni mettre de nouveaux messages, ni répondre aux différents commentaires (ce que je vais m'empresser de faire de suite !), ni naviguer sur les blogs ou les sites que je suis (pardon Pascale et Persilya en particulier).
De plus, je n'ai pas pu récupérer le carnet d'adresse de ma messagerie électronique. Donc, vous qui connaissez mon adresse mail, faites moi parvenir un petit coucou, juste pour que je puisse récupérer la votre (euh ! d'adresse, ce n'est pas très clair, cette phrase !!)
Merci d'avance.

vendredi 4 septembre 2009

Paresse d'Août


La chaleur du mois d'août altère les envies,
C'est du plomb en fusion qui descend sur nos vies.
Le simple mot "travail", nous donne le tournis.
On fait ce que l'on peut, en prenant l'air contrit,
Car pour Dame Paresse, on est plein d'empathie !
Il faut pourtant s'y mettre, reprendre les écrits,
Afin de contenter les lecteurs, chers amis.
Mais cette canicule anesthésie l'esprit !

Le soleil nous aveugle, en dardant ses rayons.
Il éblouit nos yeux et jette à profusion
Des pépites de feu qui créent des illusions.
Modifiant nos rétines, trompant nos sensations,
Ces éclats sur les murs, transforment nos maisons :
On voyage vers le Sud en perdant la raison.
Les mirages apparaissent et donnent à foison,
Des miroirs aux lumières, pour unique horizon.

L'épiderme se couvre d'une rosée salée.
On guette sur l'épaule de notre bien aimée
Cette petite goutte qui, sans rien demander,
Tracera son chemin sur cette peau bronzée.
On la suit du regard, et dans le décolleté,
Elle devient notre main, suivant sans s'arrêter,
Ce sillon si charmant, plein de félicité...
Elle est tout érotisme, la moiteur de l'été !

Pour toutes ces raisons, il est temps de penser
A l'unique besogne, que l'été nous permet :
A l'ombre d'un beau chêne ou bien d'un olivier,
Si possible bercé par un frais ruisselet,
On fait le sacrifice, en toute humilité,
Du rite de la sieste salvatrice et sensée.
Un heure, peut-être deux, le temps nous est compté,
Pour vivre dans nos rêves et bien se reposer !

Ah ! Vivement l'automne, et tous ses jours en pleurs,
Qui nous transformeront en soldats du labeur.
Mais pour toute l'année, nous garderons au cœur
Le souvenir de tous ces instants de douceur.
Ainsi, nous passerons, l'hiver et ses rigueurs,
Avec au fond des yeux, cette idée du bonheur.
Et, s'endormant le soir, en cherchant la chaleur,
Nous rêverons encore, à la tendre torpeur.
Août 2009

jeudi 20 août 2009

C'est reparti !!


Il est temps de se remettre à la tâche.
Le retour ne fut pas trop brutal, car nous avons ramené la chaleur et le soleil dans nos valises ! De ce fait, c'est toujours un peu les vacances, même s'il faut reprendre les habitudes, trier les photos et ranger les souvenirs....

lundi 20 juillet 2009

C'est les Vacances


C'est le temps des vacances, des envies de partir.
Il y a tant de choses qu'il nous faut découvrir.
Remplir notre besace d'images, de souvenirs
Qui iront enrichir nos jardins de sourires.

Car c'est pendant l'hiver, que durant les longs soirs,
Les photos, les pensées, feront sortir du noir
Des éclats de soleil, et le secret espoir
De revivre bientôt cet éden provisoire.

L'objectif des vacances ? Chercher à se distraire,
Changer de quotidien, ne plus être ordinaire.
Certains vont au soleil, bien au-delà des mers.
Ils rêvent de Robinson, solitude insulaire.

Ils déchantent souvent, se retrouvent en troupeau.
Farniente obligatoire, couchés au bord de l'eau,
Dans un bel "hôtel-club, où leur unique crédo
Est de passer le temps à se dorer idiot.

D'autres veulent à tout prix rechercher l'aventure.
Mettre sa peau en jeu, à l'écart des structures.
Pseudo minimalisme, retour à la nature,
Le téléphone toujours pendu à la ceinture.

J'en connais quelques uns qui n'ont comme ambition
Que de se retrouver pour vivre en communion.
Tourtereaux de fraiche date ou plus ancienne union,
Ils ne veulent qu'une chose : leurs cœurs à l'unisson.

Existent-elles encore, les vacances des "clans",
Où les frères et les sœurs, les cousins, les enfants
Squattaient pendant l'été, la maison des parents,
Apportant de la joie aux aïeuls, aux mamans.

Il n'est pas nécessaire de s'en aller très loin.
Le merveilleux se trouve parfois chez le voisin.
L'important, c'est d'ouvrir et ses yeux et ses mains,
Afin que les rencontres façonnent notre chemin.

Ces vacances, attendues, on les idéalise.
On aspire au repos, c'est une friandise.
Que l'on parte à Cachan, au Maroc, à Venise,
C'est toujours un bonheur de boucler ses valises !

PS:
C'est la fin du semestre, et pour clore la séquence,
Comme tout un chacun, nous partons en vacances.
Pendant quatre semaines (qui a dit "quelle chance"?)
Ce blog ne brillera surtout, que par l'absence !
Juillet 2009

Il est vrai que ce mois de juillet ne fût pas très productif, et je vous prie (fidèles lecteurs et lectrices !) de m'accorder votre pardon. Mais, 15 jours pour préparer un tour du monde en 4 semaines, ce n'est pas de la tarte !!
J'espère pouvoir vous rapporter de jolies photos qui pourront m'inspirer de nombreux textes.
Bonnes vacances ...

dimanche 12 juillet 2009

Le Doute Amoureux


Posé sur cette fleur, je vais enfin savoir
Si je peux cultiver encore un fol espoir,
Un amour partagé ou un rêve illusoire,
Qui me mettra en joie ou bien au désespoir.

On peut, contre ce doute, pour vaincre ce fléau,
Chanter la sérénade, en craignant le seau d'eau,
S'agiter, pérorer et bien sûr, faire le beau,
Bref, beaucoup de façons de passer pour un sot !

Je voudrais être aimé, juste comme je suis :
Un peu trop réservé, et parfois trop gentil.
Je n'ai rien d'Apollon, un physique sans vernis,
Mais mon cœur bat pour elle, elle est toute ma vie.

Moi qui jusqu'à présent, vivait comme un ermite,
Je crains de dire je t'aime, j'ai peur de la faillite,
J'attends un bon présage, un oracle, une invite.
C'est parti, je me lance, j'effeuille la marguerite :

Je t'aime, un peu, beaucoup,
Passionnément, pas du tout.
Je t'aime, un peu, beaucoup,
Passionnément, etc...
Juillet 2009

samedi 27 juin 2009

La Complainte de l'Oie


Messieurs les écrivains, philosophes et penseurs,
Je viens vous demander, pour que cesse ma douleur,
De ne plus arracher à mon doux postérieur,
Des plumes à tailler pour faire votre grandeur.

Est-il vraiment besoin de ce sadisme impie
Pour satisfaire chez vous, ce besoin de l'écrit ?

Franchement j'en ai marre, j'ai des coups de chaleur
De voir que cette image doit servir votre honneur.
Ma peine pour mes pennes me sort de ma torpeur,
Et j'incite mes sœurs à cacarder en chœur :

"Secouons-nous les plumes, au diable le dépit,
Ce duvet est à nous, l'esclavage est fini !"

Mais il faut me comprendre, pour moi c'est une horreur.
Mon empennage n'est pas pour un pareil labeur.
Préférez pour le moins, un Bic, libérateur.
Il en existe même de toutes les couleurs,

Ils mettent sur vos pages, un peu de poésie,
Et soulagent grandement mon cul endolori !

Il vous faut évoluer, il n'est plus du tout l'heure
De rester nostalgique, de croire que le bonheur
Se trouve dans le passé. C'est une grave erreur
de penser que le "neuf", est source de laideur.

Il est grand temps pour vous, de changer votre vie,
De vous moderniser, d'user du dernier cri.

De nouvelles techniques, aujourd'hui en vigueur,
Vous donnent le moyen de parfaire votre ardeur :
Opter, dès à présent, pour un ordinateur !!!
Poètes, écrivains, philosophes et penseurs,

Ecoutez un oiseau, au croupion fort meurtri :
Laissez tomber les oies, .......choisissez les souris !
Merci
Juin 2009

dimanche 21 juin 2009

Chats Pitres (4 et fin ?)

Voici la dernière partie de ce premier volume encyclopédique sur les chats (je vous rassure, c'est peut-être aussi le dernier !). Il va être grand temps de partir en vacances.

Le chat-braque :
Obstiné et très agité, il veut toujours tiré la couverture à lui.

Le pas-chat :
Au ventre rebondi, il est dans le déni complet car il vaudrait tant ressembler à un grand fauve de la savane, et passer son temps à ne rien faire.

Le chat-coche :
Il était utilisé dans les diligences, pour éloigner les rongeurs qui venaient grignoter les orteils des passagers.

Le chat-rançon :
Détesté par les agriculteurs, il a pris l'habitude d'interdire l'accès aux granges s'il ne reçoit pas un bol de lait frais.

Le chat-haras :
Au pelage jaune sable, il est le compagnon, préféré des chevaux arabes.
(Merci Jean-Paul B)

Le chat-à-rats :
A ne pas confondre avec le précédent. Particulièrement chasseur, il n'est satisfait que lorsque son territoire a été déserté par les rongeurs de touts sortes.
(Merci Jean-Paul B)

Les chats-faux :
Au jugement particulièrement tranchant, ils sont hypocrites et ne se déplacent qu'en meute, en miaulant d'une étrange façon : "Ah chat ira, chat ira, chat ira ..."
(Merci Jean-Paul B)

Le chat-menuisant :
Il se complet dans la sciure de bois, mais devient de plus en plus difficile à trouver car, au fil des générations, le nombre d'individus ne fait que diminuer.

Le chat-qu'à-puces :
Très prisé des informaticiens, il a la manie de se gratter tout le temps en réalisant de multiples petits bonds.

Le chat-l'homme :
Animal originaire du Moyen-Orient, il se reconnaît à de longs poils bouclés qui descendent devant les oreilles, et à sa ténacité devant l'adversité. Dès qu'il vous rencontre, il n'a de cesse d'espérer que la paix et le bonheur soient sur vous.

Le chat-l'âme :
Animal originaire du Moyen-Orient (mais on le rencontre également "à l'Ekoum", au Cameroun !), il se reconnaît à son sens inné de l'accueil. Dès qu'il vous rencontre, il n'a de cesse d'espérer que la paix et le bonheur soient sur vous.

(Nota : Malheureusement, ces deux derniers chats ne font que cultiver les points qui les différencient, alors que ceux qui les rapprochent, devraient facilement permettre une vie en totale harmonie.)

Enfin et pour conclure ce premier volume, il ne faut pas oublier :

Le chat-c'est-gentil :
Il est toujours partant pour donner un coup de main. On le nomme parfois (et par ordre alphabétique) : Domi, Eliette, Jazzman, Jean-Paul B, Jpeg, Nekomi, Pascale ou Serge ...

dimanche 14 juin 2009

Le Rêve du Pêcheur


Une barque amarrée, au bord de la rivière,
A un ponton de bois, ou une dalle en pierre.
Elle attend le pêcheur, qui dès potron-minet,
Equipé de ses gaules, lignes et moulinets,
L'emmènera voguer, tout en effleurant l'onde,
Vers cet endroit magique où le poisson abonde.

Une fois arrivé dans cette zone bénie,
Après avoir jeté son ancre au fond du lit,
Il fourbira ses armes, ses appâts, ses amorces,
Et lancera sa ligne pour transpercer l'écorce
De la surface de l'eau sur laquelle, fragile,
Le bouchon coloré restera immobile.

Commencera l'attente, le plaisir du pêcheur,
L'œil fixé sur le liège, mais le regard songeur.
A quoi peut bien rêver un pêcheur du dimanche,
Qui passe sa journée, assis sur une planche ?
Chercher la solitude ? Philosopher sans fin ?
Ou devenir poisson pour jouer au plus fin ?

Car, ne nous leurrons pas, les accros de la pêche
Qui vivent leur passion, se levant à la fraîche,
Ne passent pas leur temps à fuir le quotidien,
Oublier les tracas, et chasser le train-train,
Les cris de leurs enfants, l'injustice du patron,
Les mensonges du conjoint ou le manque de pognon.

Non, ce qui les attire, provoquant l'addiction,
C'est le côté chasseur, être en compétition :
Vouloir récupérer l'animal le plus gros
Ou bien le plus grand nombre, pour devenir héros !
C'est bien loin de l'image du sympathique pêcheur
Qui médite sur la vie, et rêve d'un monde meilleur.

Comprenons que la pêche est une mise à mort.
Que ce n'est pas un jeu, et surtout pas un sport.
Qu'elle se justifie par la nécessité
De devoir se nourrir, de trouver à manger.
Animal sans défenses, le poisson est une proie
Qui ressent la douleur, même s'il ne crie pas !

Pourtant qu'il est plaisant de s'asseoir sur la rive,
Et de laisser le temps partir à la dérive,
Les yeux obnubilés par le petit bouchon,
Et l"esprit égaré, frôlant la déraison :
Le plus beau des cadeaux, pour nos amis poissons,
Serait d'aller pêcher, sans vers ni hameçon !!
Juin 2009

mercredi 10 juin 2009

Sérénité

Non, non, ce n'est pas un bayou de Louisiane ou un paysage du Costa-Rica (coucou Jack et Chan-chan !).
Mais plus simplement, une promenade en barque dans les conches et canaux de la Venise Verte (La partie "Marais Mouillé" du Parc Régional du Marais Poitevin).
Comme quoi, il n'est pas nécessaire d'aller loin pour trouver le calme, le silence, la sérénité et ..... le dépaysement !!

PS : De plus, après les élections européennes, la teinte est parfaitement d'actualité (Allez les verts !!).

dimanche 7 juin 2009

Fête des Mamans


Aujourd'hui, je me sens l'âme d'un jeune bambin,
Un gosse qui tire la langue, penché sur son cahier,
S'appliquant pour écrire, construire et inventer
Son petit compliment qu'il mettra dans ta main.

J'aurai pu parodier, me servir de clichés,
Parler de roses blanches pour faire couler les larmes.
Mais tous ces jolis mots fabriqueraient un charme,
Sans jamais se soucier de la sincérité.

J'aurai pu critiquer, gauchiste patenté :
"C'est la fête des fleuristes, un ignoble scandale !"
Mais tout en réfutant ce principe commercial,
Il serait bien idiot de passer à côté.

J'aurai pu commérer, chercher la zizanie,
Inventer des histoires, en grossissant les traits,
Mas c'est dans un miroir qu'il faut se regarder.
Nous sommes tous responsables, lorsqu'il y a conflit.

J'aurai pu pleurnicher, vouloir apitoyer,
Dire que toute ma vie, je fus un incompris.
Mais là, heureusement, rien ne le justifie,
Ma vie, en cabochard, je l'ai toujours menée.

Tous les gamins un jour, reprochent à leurs parents
De n'être que ceci, de ne pas être ça...
Sans penser que la vie est faite d'aléas,
Qu'on fait ce que l'on peut, pour chacun des enfants.

Mais la vie est ardue, il faut bien le savoir.
La tienne ne fut pas douce, ponctuée de douleurs,
Qui alternent, heureusement, avec de grands bonheurs,
Prouvant que l'existence, se repait de l'espoir.

Cette leçon de vie, je l'ai comprise enfin,
Et je veux maintenant te dire un grand merci,
Cherchant à exprimer, en usant de non-dits,
Toute ma gratitude, dans ces quelques quatrains.

J'ai fini par écrire le petit compliment
Qui résume à lui seul, beaucoup de sentiments.
Je viens le réciter, tout en me balançant,
Les mains derrière le dos, comme si j'avais dix ans :

"C'est la Fête des Mères, la fête des mamans,
Celles qui nous ont portés, nous, fruits de leurs amours,
Nous donnant en cadeau, pour qu'existe toujours,
La vie de nos aïeux, la mémoire du temps".
Juin 2007 - 2009

dimanche 24 mai 2009

Poète ?

Tu me nommes poète, chercheur de sensations !
Mais rien de mystérieux dans cette création :
Il suffit simplement de chercher en son sein
Cette jolie musique, ce tout petit refrain
Qui nous emportera, surtout sans réfléchir,
Dans un pays de joie, de bonheur, de plaisir.

Il faut également garder son âme d'enfant,
Cette curiosité, reste d'étonnement,
Qui nous fait voir la vie, grande cour de récré,
Nous permettant de mieux percer la vérité
D'un monde trop sordide et bien trop égoïste
Pour se laisser gagner par le rire de l'artiste.

L'auteur n'est à coup sûr, pas le plus important.
Et le style n'est en soi, pas plus prépondérant.
Les vers sont des ballons qui partent au gré du vent,
Des coupes de champagne, que l'on boit en riant.
Et c'est bien le lecteur qui, touché dans son âme,
Verra au fond de lui, rejaillir une flamme.

Pour devenir poète, il faut ouïr son cœur,
S'armer d'un fort courage et vaincre ainsi sa peur.
Oser prendre la plume pour offrir aux amis
Des bulles de bonheur, de singuliers écrits
Futiles ou bien sérieux, politiques ou frivoles,
Qui n'ont qu'une espérance : que nos esprits s'envolent.
Mai 2009

mercredi 20 mai 2009

Chats Pitres (3)

Eh oui, voici déjà le troisième volet de notre encyclopédie participative (N'oublions pas que nous sommes en Poitou-Charentes). Il est vrai qu'il faut beaucoup d'abnégation pour recenser toutes ces espèces. Mais nous sommes bientôt à la fin de ce premier volume. Vivement les vacances !

Le chat-teigne :
D'un abord peu avenant, il éclate de colère dès que quelqu'un lui chauffe un peu trop les moustaches.
(Merci Domi)

Le chat-beauté :
Très narcissique, on le rencontre souvent au détour des livres de contes.

Le chat-pin :
On le croise généralement à la fin décembre. Aimant beaucoup jouer avec les nœuds, il adore se faire enguirlander !
(Merci Nekomi)

Le chat-pain :
A ne pas confondre avec le précédent. D'un pelage légèrement doré sur le dessus, c'est un bagarreur qui possède pourtant un cœur très tendre.

Le chat-pont :
Négociateur dans l'âme, il est particulièrement rare, ayant de grandes difficultés à se reproduire !

Le chat-grain :
Au pelage tout gris sombre, il a la particularité de pleurer abondamment car il est toujours tristounet.

Le chat cha-cha :
Originaire de Cuba, il avance généralement en ondulant du bassin. Il fût le compagnon de Jean Constantin, et adore toujours jouer avec les pantoufles ou regarder pousser le gazon.

Le chat-ne-fait-rien :
Très fataliste, il passe son temps à paresser ou à dormir. Les mauvaises langues prétendent qu'il est originaire d'une jolie ile de Méditerranée. Mais cela reste à prouver !
(Merci Jean-Paul B)

Le chat-balance-pas-mal-à-Paris :
Bien qu'il soit "chat de Berger", il ne quitte jamais la capitale. D'un esprit fouineur, il est le compagnon préféré des policiers.
(Merci Jean-Paul B)

La chatte-innée :
Recouverte d'un poil doux et soyeux, elle possède l'étrange faculté de s'adapter à toutes les situations, sans réfléchir.

Le chat-pelle :
Reconnaissable à sa tête aplatie, il adore s'amuser avec les grenouilles, dans les étangs ou dans les bénitiers !
(Merci Pascale)

Le chat-cale :
Au museau pointu et aux dents acérées, il est redouté par ses congénères, lorsqu'il ne reste pas coincé dans les entrailles d'un bateau.
(Merci Domi)
Mai 2009

dimanche 17 mai 2009

Coquin Petit Verdier


Est-ce pour te protéger, et donc nous surveiller
Ou pour nous amuser, que ton vert plumage
Se confond au printemps, avec le clair feuillage
Qui réchauffe la blancheur de la fleur d'églantier ?


C'était effectivement un petit oiseau, dissimulé dans le feuillage, qu'il fallait retrouver dans la photo.
Bien sûr, le texte en patois n'avait aucun rapport direct avec la photo ! Pour vous retirer le stress de l'attente (euh, là j'exagère peut-être un peu !), voici la traduction :

"Eh bien !
C'est quoi cette photographie ?
Il est tombé la tête la première dans le pot de mogette !
Çà alors, il aurait dû rester couché plutôt que de perdre son temps !
Mais s'il est content comme cela, je n'ai rien à dire."

(la mogette est un haricot blanc et allongé, typiquement vendéen)
Lorsque j'étais enfant et que j'habitais dans le sud Vendée, à l'Aiguillon sur Mer, dans le marais desséché, nous avions une voisine qui utilisait la plupart du temps, le patois pour s'exprimer. Bien que je ne le pratique pas, j'ai gardé le son de sa prononciation dans l'oreille ! De plus, maintenant, en cherchant bien, on peut trouver des lexiques, voire des dictionnaires de patois sur le net.

mardi 12 mai 2009

Nico Mis à l'Ombre


Prosper me l'avait dit : "Attention aux humains.
Tu les crois bien mignons, il ne sont que malins !
Par devant le sourire, les caresses. Mais, les vaches,
Dès que tu prends tes aises, gare aux coups de cravache !"
Ils sont pourtant gentils, ces deux propriétaires.
Bon gîte et bon couvert, un travail bien pépère.
Pourquoi a-t-il fallu qu'ils deviennent des matons,
Porte-clefs, porte-flingues, des gardiens de prison ?

C'est vrai, je suis gourmand, voilà toute l'affaire.
Mais chez les équidés, c'est notre caractère !
Car l'herbe du printemps, bien trop riche en azote,
Nous faisant saliver, attise nos quenottes.
Est-ce ma faute, à moi, si aimer la pâture
Peut nous occasionner des risques de fourbure ?
Rigidité des membres, épaississement du sang,
Bascule des phalanges, sur poids plutôt gênant.

Je me suis fait serrer, un matin, par surprise,
Pour être présenté à un juge en blouse grise.
Un malade, un sadique qui, masque sur le nez,
M'a tondu, "piquousé" et même, horreur, saigné !
Ensuite, comme Pilate, en se lavant les mains,
Il a laissé tomber ce verdict assassin :
"Mise à l'ombre. Trois semaines, pour perdre des kilos.
Une diète sévère, au foin sec et à l'eau !"

Près d'un mois de cabane, pour un pauvre cheval,
Qui n'a jamais fauté, qui n'a rien fait de mal.
Je tourne dans mon box, privé de liberté,
Refrénant mes envies de pouvoir gambader.
Là, si je m'écoutais, je ferais tout sauter :
A grands coups de ruades, tout serait explosé !
Mais n'étant pas truand, je manque de pratique.
Et ces gens-là, somme toute, sont assez sympathiques.

Mon copain, Mistralou, me suit dans ma galère,
Car je ne suis pas seul, plongé dans la misère.
A la différence près, que lui, en vrai chouchou,
Peut courir, folâtrer dans l'herbe jusqu'au cou !
Moi qui, comme un toutou, ne peux sortir qu'en laisse,
C'est une vraie torture, pour mon moral en baisse,
Que d'être à son côté et donc de respirer
La bonne odeur du trèfle, tout fraîchement mâché.

Vivement qu'elle finisse, cette lourde sanction,
Que je puisse brouter, sans autre restriction
Que ma seule satiété, que mon unique plaisir.
Pour l'instant je cogite, je pense à l'avenir :
Une chose est certaine, je ne serais plus pris !
Et au printemps prochain, limitant l'appétit,
Je ne risquerais plus un problème de fourbure,
Galopant, bienheureux, dans ma belle pâture.
Mai 2009

dimanche 10 mai 2009

Pourquoi cette Photo ?


Pourquoi publier cette photo sur le blog ?
Si vous avez des idées, n'hésitez pas à les noter.
Et comme le disait la mère Suzanne, assise sur le pas de sa porte :

"Ah, bé dame !
To qu'o laïe tché fotografie ?
L'a chauré su a tête dans l'pot d'mougette !
Ah fid'garce, l'auré du rechtàe den sin lièt nun pa que bourbitàe !
Mé, si li ben aise avé tchu, i avàe rén a dire."

(Patience, patience, si vous n'êtes pas des habitués du "parlanjhe vendéen", rendez-vous dimanche prochain !)

vendredi 1 mai 2009

Le Vendéen est Taquin

Tu me fais des reproches, tu trouves que j'ironise,
Que je perds mon sérieux, ne dis que des bêtises,
Qu'il faudrait interdire ce sens de l'humour
Qui consiste à ponctuer les doux propos d'amour
Avec des jeux de mots, souvent pas très malins;
Mais le vendéen est taquin !

Certes, je le reconnais, ce n'est pas très sympa,
Et ma plume fofolle, fait son mea culpa.
Ce n'est pas simplement par peur du ridicule,
Que j'ai pris ce réflexe et que je dissimule.
Mais c'est inéluctable, voilà bien mon destin,
Car le vendéen est taquin.

Ce n'est pas une excuse bâtie sur un nuage.
Je ne fais que subir une part d'héritage
Qui fait que par prudence, il est bon de cacher
Ce qui risque parfois de trop se révéler.
C'est par timidité qu'il devient arlequin,
Que le vendéen est taquin.

Je ne vais pas jouer au professeur d'histoire,
Même si certains faits me reviennent en mémoire :
Gamin, se faire traiter de "pauvre ventre à choux",
Image fort blessante, suscitant un courroux,
Qui peut nous amener à cracher du venin.
Là, le vendéen est vilain.

On le dit entêté, buté comme une chèvre,
Et traçant son sillon, toujours la pique aux lèvres.
Mais ceux qui le connaissent, savent bien qu'il n'y a
Pas de méchanceté, dans cette personne là.
C'est pour rester enfant, demeurer galopin,
Que le vendéen est taquin.

Et s'il parait distant, froid, fermé et revêche,
C'est pour se prémunir, ne pas laisser de brèches,
Car il est tout entier et donne sans compter
A quiconque peut entrer dans son cœur, son foyer.
Aussi, pardonne lui et admet-le enfin :
Oui, le vendéen est taquin.

Alors, et pour conclure, je fais une promesse,
De ne plus galéjer, même pas à confesse !
Mais n'étant pas du tout, un perdreau de l'année,
Il va falloir du temps pour me déshabituer.
Maintenant mes mots doux se feront très câlins,
Car le vendéen est ....coquin !
Avril 2009

lundi 20 avril 2009

Chats Pitres (2)

Voici la deuxième partie de notre encyclopédie participative qui recense toutes les espèces de chat que l'on peut trouver sur notre planète :

Le chat-perd-sang :
D'origine orientale, il est malheureusement sujet au risque d'hémophilie.

La chatte-mites :
Hypocritement, elle adore faire des trous dans les vêtements.

Le chat-Malo :
Au corps mou et rebondi, on le trouve principalement en Bretagne. Il a longtemps servi d'emblème aux marins, corsaires et flibustiers.

Le chat-viré :
Au pelage décoloré, il se reproduit (trop) facilement en période de crise.
(Merci Serge et Pascale)

Le chat-relatant :
Il n'arrête pas de miauler, mais pour ne dire que des calembredaines. Bizarrement, certains le surnomment "patron", toujours en période de crise !

La chatte-élite :
Son niveau intellectuel la situe très très haut, au-dessus de tout le monde.

Le chat-hue !
Compagnon fidèle des charretiers, il n'était pas le dernier à faire n'importe quoi.

Le chat-lut-mots :
Au pelage flamboyant, c'est le compagnon attentif de tous les écrivains.

Le chat-maux :
Parfois vicieux, il se plaint toujours de multiples douleurs. Il est reconnaissable aux deux petites bosses qu'il possède sur le tête.

Le chat-mots :
(A ne pas confondre avec le précédent)
D'un pelage noir sur blanc, il est très apprécié des cruciverbistes, pour ses facilités de croisement.
(Merci Domi)

Le chat-tôt :
Il se lève dès potron-minet (évidemment !) pour explorer les vieilles et grandes demeures.
(Merci Eliette et Jpeg)

Le chat-pas-joue :
Au visage très émacié, il n'arrête pas de faire des singeries, mais refuse de jouer avec les autres.

Le chat-pitre :
Animal très rigolo, qui apparait dans bon nombre de livres. A ce titre, il mérite bien de porter le nom de cette encyclopédie.
(Merci Pascale)
Avril 2009

mercredi 15 avril 2009

Réponse Photo du 1er Avril

Non, non, ce n'est pas un gros fumeur de havanes, tirant sur un gigantesque cigare ! (Pascale, la tentative était osée, mais dommage) Ni un apiculteur enfumant ses abeilles, ni une tentative de suicide à la vapeur d'eau !?!
C'était bien, comme le supposait Jpeg et Persilya le travail du maréchal-ferrant.
Et, pour être précis, la fumée dégagée est celle de la corne brûlée par l'application du fer chaud sur le sabot, et non pas celle du fer trempé dans un seau d'eau (Ah la la, ces djeuns !!!). Voici d'ailleurs la preuve en image :

Merci à tous pour votre participation et ...... à la prochaine (si j'ai la chance de faire une belle photo ou celle d'en faire une particulièrement ratée mais amusante !!). Et, c'est promis, la prochaine fois, je garderai la photo secrète, ainsi tout le monde pourra s'amuser, sans aucune exclusion !!

Un grand merci à Cyril, qui a bien voulu que je prenne des photos pendant son travail.

Bâton de Maréchal


On le nomme parfois "ferrant",
Mais plus couramment "maréchal".
Il nous rappelle la vie d'antan,
Qui tournait autour du cheval.

C'était le marteau sur l'enclume
Qui rythmait toutes les journées,
Créant dès lors une coutume,
Grâce à son tempo régulier.

La population, aujourd'hui,
A bien oublié ce métier,
Empli de fumée et de bruits,
Grésillement de corne brûlée.

Qui peut évoquer à présent
L'air issu du soufflet de forge,
Attisant les charbons ardents,
En piquant les yeux et la gorge.

Le feu des forges s'est éteint,
Mais ce métier existe encore :
Les "gens de cheval" savent bien
Qu'il n'est pas là pour le décor.

Ce n'est pas qu'un travail manuel,
Car pour chausser tous ces sabots,
Il faut plus que de la gestuelle,
Il doit faire tourner son cerveau.

Un bon maréchal doit avoir
LA bonne connaissance du pied.
C'est un artiste de devoir,
Un podologue pour équidés.

Ne croyez pas que ce boulot
N'a pas de gloire, ni de valeur.
Et s'il courbe toujours le dos,
Ce n'est pas faute de grandeur.

Si vous rechercher vos aïeuls,
Vous trouverez assurément,
Bien dissimulé parmi eux,
Au moins, un maréchal-ferrant !
Avril 2009

dimanche 12 avril 2009

Bon Anniversaire (50 ans et plus ...)

Une photo de classe, retrouvée par hasard
En rangeant des papiers , titille ma mémoire.
Les prénoms s'entremêlent, les noms sont incertains,
Que sont-ils devenus, tous ces petits gamins ?

Sans doute la nostalgie ou la prise de conscience
Du chemin parcouru, nous fait voir notre enfance
Avec un œil humide, tout empreint d'émotion.
Se souvenir du passé, c'est bâtir sa maison.

Nous sommes en deux mille neuf, année de récession.
Etait-ce notre espérance ? Etait-ce notre horizon ?
Mais là, sur cette photo, tous ces jeunes enfants
Sont aujourd'hui adultes et fêtent leur cinquante ans.

La cinquantaine passée, voilà la belle affaire !
A-t-on vraiment besoin de ces anniversaires ?
On dit que c'est un cap, un moment important,
Mais d'hier à aujourd'hui, où est le changement ?

Que peut-on bien fêter en de telles circonstances ?
Etre toujours vivant ? Avoir eu de la chance ?
Vu sous cet angle là, ces commémorations
Ont un aspect morbide. Quelle bien triste chanson !

Que dire de nos enfants, maintenant qu'ils sont grands.
Notre unique souci depuis plus de vingt ans.
Notre amour les suivra pendant de longues années,
Mais c'est à notre pomme qu'il est temps de songer !

Avec toute sa science, la médecine exagère,
En nous disant que l'homme à l'âge de ses artères,
Que l'on ne sera plus ce que l'on a été,
Que l'on perd la jeunesse ? Voilà une drôle d'idée !

Mais est-on déjà vieux à cinquante balais ?
Il ne faut pas le croire, ne pas se résigner.
La jeunesse est en nous, même si le corps s'use,
On ne peut qu'espérer, quand tête et cœur s'amusent.

Car la vie a des droits que l'âge doit ignorer.
Chaque jour elle nous donne des fruits bons à goûter.
L'expérience est pour nous, plutôt un avantage,
Pour créer, pour aimer, vivre sur un nuage.

L'important c'est d'aimer, quelqu'un ou quelque chose,
Sa compagne, son ami ou peut-être une cause,
S'investir pour les autres, sans être rassasié.
C'est plus qu'une évidence, c'est notre destinée.

Alors, tant que la vie nous apporte en cadeau
L'amour et l'amitié, l'envie d'un monde nouveau,
Nous devons la croquer, la vivre avec passion.
Evoquer le bonheur, c'est garder la raison.

J'ai composé ce texte, juste pour vous amuser,
Un tout petit poème, pour tous ces écoliers,
Des rimes pas très riches, des mots tout de travers,
Pour nous souhaiter, quand même, un bon anniversaire !!
Avril 2007-Avril 2009