mardi 13 février 2018

Dommage...

Etre toujours obnubilée
Par son aspect, par sa coiffure,
Pour son plaisir , pour son métier,
Faire toujours bonne figure.
Son ambition immodérée
La prive de progéniture
Et pour ne pas trop y penser,
Elle vit sans demi-mesures
Et compense ses anxiétés
En se gavant de confitures.
          Mais pas lui...

Il aime bien prendre son temps
Sur fond de musiques classiques,
Cuisiner de bons aliments
Sans être pour ça boulimique.
Il se moque bien de l'argent,
Mais bossant dans l'informatique,
Il veut que ses futurs enfants
N'aient pas une vie trop merdique,
Et n'a que faire de ces gens
Qui le trouve trop flegmatique.
          Mais pas elle...

Pourtant il aime la nature,
Elle chérit les animaux.
Ils vont souvent à l'aventure
En chevauchant de doux chevaux.
Elle, s'enivre de culture
Lui, aime peindre des tableaux.
Ils détestent les forfaitures
Croient que la vie est un cadeau.
Souhaitons que cette conjoncture
Fera d'eux des êtres nouveaux.
          C'est heureux...

Ils partagent le même train
Qui les emporte tous les deux.
Elle, plongée dans un bouquin
Lui, rêvant en fermant les yeux,
Ils négligent avec dédain
Tous les gens assis autour d'eux.
En ce jour de St Valentin,
Ils ignorent ces amoureux
Qui ne se lâchent pas la main
Et semblent tout à fait heureux.
          Mais pas eux... 

Cupidon n'est pas inspiré
Devenu un simple rapin.
Sans se soucier des cœurs brisés,
Eros n'est pas plus malin.
Leurs arcs sont restés rangés,
Les Dieux sont-ils des aigrefins ?
Car nul ne semble décidé
A leur donner un coup de main.
Les astres, les divinités
Se moquent bien de leurs destins.
          C'est raté !!

Ils sont là, sans se regarder,
Chacun songeant au lendemain.
Lui, ne pense qu'à sa Chloé
Qu'il va revoir le jour prochain.
Elle, ne veut rien qu'oublier
La rupture de ce matin.
Leurs cœurs ne sont pas disposés
A chanter un même refrain,
Et c'est en ordre dispersé
Qu'ils partiront sur les chemins.
          Dommage...
Février 2018

1 commentaire:

  1. Deux portraits, deux solitaires, aux vies parallèles. Dommage et tant pis pour eux! :-)

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