jeudi 24 décembre 2009

L'Anniversaire d'Alex (14)

Episode 14

"Tercet, que t'arrive-t-il ?" Questionne le gamin.
"Eh, je joue au gorille !"Il répond, l'œil coquin.
Les grands-parents d'Alex n'ont pas vraiment goûté
Cette entrée en matière, proposée par Tercet.
"Madame, excusez-moi si je vous ai fait peur.
Je ne voulais pas vous causer tant de frayeur.
Au cirque, j'entamais ainsi mon numéro."
Explique le gorille, tête basse, l'air penaud.
"Eh bien mon jeune ami, ce n'est pas très malin !"
Réplique le grand-père. Mais il se tait soudain,
Car il comprend enfin qui est cet inconnu :
"Un animal qui parle, je ne l'ai jamais vu !"
A nouveau le gorille raconte son histoire.
Les adultes, eux aussi, ressentent le désespoir
D'être obligé de vivre loin de son pays,
De se cacher, de fuir, et d'être sans abri.
"Ah mais ça c'est trop fort. Où sont tous ces gredins ?
Si je tombe sur eux, gare aux coups de gourdin !"
Brandissant un bâton, le grand-père fulmine.
"Allons Paul, calme-toi et pose cette badine."
La grand-mère, gentiment, modère son époux.
Remise de son émoi, elle lui fait les yeux doux,
Puis elle fait remarquer, en poussant un soupir :
"Ne nous énervons pas, nous devons réfléchir."

"C'est une bien triste histoire, mais que pouvons-nous faire ?
- Ce pourrait être mon... cadeau d'anniversaire,
Suggère alors Alex, il resterait ici
En attendant qu'arrive monsieur Gorillini.
- C'est une très bonne idée, insiste Calliope,
Vous n'aurez rien à faire, on va s'en occuper.
Cela ne durera sans doute, que quelques jours,
Avant que le docteur ne vienne à son secours.
- Et puis il faut admettre, ajoute le garçon,
Qu'il sera bien utile pour garder la maison.
- Imaginez un peu la tête du voleur
Si c'est moi qui lui ouvre, complète Tercet, moqueur.
- J'ai comme l'impression, dit le papy d'Alex,
Que nous sommes coincés. Pourtant je suis perplexe.
Je crains que ton séjour ne soit un peu longuet
Et qu'on ne puisse longtemps préserver le secret.
- Où va-t-on l'installer ? Questionne la mamie,
Dans la chambre, au premier, mais je n'ai pas de lit !"
Le gorille l'interrompt : "Non, madame, c'est gentil.
Ne vous tracassez pas, je suis très bien ici.
Je suis un vrai gorille, surtout pas un humain,
La nuit, j'aurai besoin d'être dans ce jardin.
La cabane me convient, et pendant mon séjour,
Je ne souhaite de vous, qu'un petit peu d'amour."

(A suivre...)

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