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samedi 18 mars 2017

La Présidentielle

Enfin c'est reparti, jouissance quinquennale,
Nous voici revenu dans le grand carnaval,
Celui qui nous plaît tant, qui fait des étincelles,
Voici le temps béni de la Présidentielle.

Pendant ces quelques mois en lisant le journal,
Nous "feuilletonnerons", ce sera un régal.
Beaucoup de rosseries, de mots superficiels,
Autour des vacheries, plus aucune dentelle...

Cette fois c'est le must; le ton n'est pas banal.
Avec des candidats qui tutoient l'illégal
Et donnent du pays l'image bien réelle
De notre société en pleine béchamel !

Sortant d'on ne sait où, des tracas, des scandales
Infectent le débat, vrai pollution virale.
Dans les deux grands partis, d'intestines querelles
Iront favoriser de noirs polichinelles !

Pour la démocratie, ce temps électoral
Est un acte majeur, un enjeu capital.
Mais pourquoi nos élus manquent-ils de cervelle
Au risque de finir tous en correctionnelle ?

On peut s'en amuser, trouver cela génial,
Rire de ces pantins, de cette bacchanale,
Ce serait oublier ce concept essentiel :
Ces élus ne sont que notre reflet virtuel !

En allant accomplir son choix électoral,
c'est bien le citoyen et c'est paradoxal,
Qui crée l'oligarchie qu'il trouve surréelle
Et qu'il aimerait tant découper au scalpel.

Où est la solution, la réponse finale ?
Doit-on, laisser tomber ce pouvoir radical ?
Ne pas aller choisir, refuser ce rituel,
C'est donner aux ultras un appui solennel.

Voter est avant tout un droit fondamental.
Sans lui la République est une pierre tombale.
Nous n'avons pas besoin d'hommes providentiels
Pour agir en commun, pour une vie plus belle.

Si vous êtes lassés du discours national,
Que la vie politique vous semble immorale,
Peut-être qu'un scrutin bien plus proportionnel
Permettrait l'éclosion de réflexions nouvelles...

Il faudrait maintenant, cela devient vital,
Ouvrir son esprit aux idées marginales,
Car la diversité des pensées culturelles
Donnera au pays un élan fraternel !
Mars 2017

lundi 2 janvier 2017

La Tête dans les Nuages !

En ce début d'année
L'époque des bons vœux,
Il ne faut pas renier
Ces rêves dans nos yeux
Qui nous feront pencher
Pour des choix judicieux
Nous laissant espérer
Un monde chaleureux...
Janvier 2017

mercredi 22 juin 2016

Mariage

(Voici un petit compliment que vous pourrez utiliser lors des noces et unions qui fleurissent en cette saison...)


C'est un étrange et beau jour
Où ensemble, main dans la main,
On échange un "oui" d'amour
Pour fonder un futur serein.

C'est un moment privilégié
Que de saisir en un instant,
Dans les doux yeux de son aimé(e)
La profondeur des sentiments.

Ne brider pas vos émotions
Et laisser bien parler vos cœurs
Sans contraintes ni restrictions
Pour profiter de ce bonheur.

En habit et en crinoline,
loin d'être une conclusion,
sur le gâteau ces figurines
Symbolisent votre fusion.

C'est un étrange et beau jour
Où ensemble, main dans la main,
On échange un "oui" d'amour
Pour tracer un si beau chemin...
Juin 2016

vendredi 15 avril 2016

Jacasserie

La voyez-vous planer par-dessus nos phobies,
Revêtue de son frac pour cacher son mépris,
Jacassant à tout va pour montrer son esprit,
Toujours fort attirée par la verroterie.

Dans ces temps connectés où la nécessité
Est de rester lié avec l'actualité,
Cette surabondance des moyens d'informer
Condamne le quidam à ne jamais penser !

Comme l'oiseau volage, nous voulons à tout prix
Entendre ce qui plait, ne voir que ce qui luit,
Etre bien confortés dans nos mythomanies,
Nos mauvais sentiments, nos pires vilenies.

Les diffuseurs d'infos cherchent à nous donner
Ce que nous attendons afin de nous garder
Collés à nos écrans, scotchés, hypnotisés
Pour servir de support à la publicité.

Sachons rester méfiants dans ce temps de folie
Où de petits malins, sortes de faux génies,
Manipulent les gens à travers la trémie
De fielleuses infos pour brouiller nos esprits.

C'est le grand paradoxe d'une société
Où l'accès au savoir est tant facilité
Que l'on avale tout sans jamais vérifier
Croyant que les écrans disent la vérité...

Il faut cesser de croire ces propos malappris,
Se désintoxiquer ou craindre l'allergie.
Car à bien regarder, pour être affranchi,
Il vaut mieux écouter jacasser une pie !
Avril 2016

dimanche 14 février 2016

Petite Valentinette



 
Il n’y a pas de plus beau jour
Que celui de St Valentin
Pour échanger des mots d’amour.

Voici le moment que j’attends
Pour t’envoyer mon cœur aimé
Des billets doux et des serments.
                             
Ecrits sucrés révélateurs
Qui transportent mes émotions
Véritables accroche-cœurs.

T’offrir un bouquet, un poème
C’est une douce servitude
Pour toujours te dire je t’aime.

Il faut laisser parler nos cœurs
Sans contraintes ni restrictions
Pour laisser vivre le bonheur.

Pourquoi un seul jour, un instant
Pour te dévoiler mon aimé(e)
La grandeur de mes sentiments ?

Aussi faisons que chaque jour
Soit un nouveau St Valentin
En échangeant des mots d'amour... 
Février 2016

lundi 18 janvier 2016

Une Première Quenotte

Une première quenotte
Que l'on sent au bout du doigt
Qui a percée, saperlotte,
Ta gencive aux abois.
Tu as mal et tu sanglotes,
La douleur ne passe pas,
Tu as la mine pâlotte,
Victime d'un coup d'éclat.

Cette petite quenotte
Qui suscite tant d'émoi,
Permet que je te chuchote
Sans aucun prêchi-prêcha,
En délaissant l'anecdote,
Un secret, un postulat :
Cette perle rigolote
Changera ta vie, crois-moi !

L'émail de cette quenotte
Préfigure des repas
Où négligeant la compote,
Tu crieras "hosanna !"
Tout en croquant des carottes,
En mordant du chocolat,
En te gavant de griottes
Et mastiquant du nougat !

J'espère que ta quenotte
N'a pas un mauvais karma
Que jamais tu ne boycottes
L'amour que l'on a pour toi.
Avoir une dent, petiote,
Contre qui ou contre quoi,
C'est une expression idiote
Qui n'est pas faite pour toi.

Prends bien soin de ta quenotte
Que tu ne garderas pas :
Une souris mendigote,
Dans quelques années de là,
Succombant à sa marotte
Contre un sou, un ducat,
Emportera ta quenotte
Cachée au fond de tes draps.

Mais n'ai crainte ma cocotte,
Cette dent repoussera !
Janvier 2016

dimanche 13 décembre 2015

Papa Noël N'est Pas Venu

Je suis mécontent, abattu,
Papa Noël n'est pas venu !

J'avais pourtant tout préparé :
Chaussons devant la cheminée,
Un verre de lait, un gâteau,
Une brosse pour son manteau.

Mais je suis triste et déçu,
Papa Noël n'est pas venu !

J'avais même devant l'entrée,
Poser du foin, une brassée,
A côté d'un seau rempli d'eau
Pour les rennes de son traineau.

Ces gestes étaient superflus,
Papa Noël n'est pas venu !

Aurait-il jeté au panier
Le joli dessin envoyé
Pour lui demander des cadeaux
Afin de garnir mes sabots ?

Peut-être qu'il n'a rien reçu,
Papa Noël n'est pas venu !

Les bonbons du calendrier,
Je les ai déjà tous mangés.
Ayant fait ma part du boulot,
il devait venir illico !

Papa, maman je suis fichu,
Papa Noël n'est pas venu !

Mon enfant cesse de chouiner,
Le réveillon n'est pas passé !
Tu as quelques jours de repos,
Papa Noël viendra bientôt.

Maintenant si tu continues,
Papa Noël, ne viendra plus !

A force d'être tant pressé,
Tu finis par nous agacer.
Médite plutôt ce propos :
La patience, quel joli mot !

Ah ?
Mais,
Je suis bien triste, abattu,
Tous mes bonbons ont disparu...
Décembre 2015

mardi 8 décembre 2015

Au Soir du 06 Décembre

Ecrire sur l'intolérance
Ecrire sur cette violence
Prônée par ces individus
Qui se rêvent déjà élus.

Serons-nous libres de penser
Quand les frontistes auront gagné ?
Aurons-nous droit à la culture
Quand arrivera la censure ?

Est-il vraiment si rassurant
De refuser notre présent,
De cliver la population
Et d'accuser des religions ?

Et comment peut-on oublier
Ce qui nous a fait avancer,
Le mélange des horizons,
Des idées et des opinions ?

Terre d'accueil et de sagesse,
Vertus qui ont fait la richesse
De ce pays, des traits d'union
Pour la grandeur de la Nation.

Alors si le malheur arrive,
Et pour combattre les dérives,
Il faudra être solidaire,
Se rebiffer, ne pas se taire.

Manifester pour dénoncer,
Dessiner, jouer ou chanter,
Ecrire contre la violence,
Ecrire sur l'intolérance...
Décembre 2015

dimanche 8 novembre 2015

Les Vers du Poète

Le poète a perdu pied,
Il a la tête à l'envers !
Il n'arrive plus à rimer
Et poétise de travers.

Le docteur a diagnostiqué
Dans son bidon, un tas de vers
Qui lui siphonnent ses idées,
Chamboulent tout son univers.

Et ses intestins tout gonflés
Deviennent pour lui un calvaire.
Son écriture est constipée,
Sa plume redevient larvaire.

Il se retrouve tant sonné
Qu'il ne peut libérer ses vers,
Malgré les potions avalées
Qu'il engloutit verre sur verre.

Doit-il appeler les pompiers
Pour fuir cette crise sévère ?
Enfin repartir du bon pied,
Quitter pour toujours cet hiver.

Ces vermifuges ingérés
Provoquent un effet pervers,
Car ce n'est pas vraiment le pied,
Un poète qui tue ses vers !

En me relisant, je suis vert,
Pourquoi ramper dans ce guêpier ?
Ce n'est pas digne d'un trouvère,
Plutôt d'un comique-troupier...

"M'enfin", cela ne rime à rien
Et tout ira bien mieux demain !!
Novembre 2015

mercredi 21 octobre 2015

Migrateurs

Il y a des petits matins
Où la pensée se fait la malle,
Lorsque la brume matinale
Nous sort de notre quotidien.

Près de la baie de l'Aiguillon,
On peut observer des oiseux,
Jeunes pipits ou bécasseaux
Qui préparent leurs migrations.

Ayant profités de l'été,
Les passereaux, les échassiers,
Sont demeurés dans nos contrées
Pendant quelques mois pour nicher.

Maintenant ils vont s’envoler.
Déjà au-dessus de nos têtes,
Suivant de près les alouettes,
Passent canards et oies cendrées.

Et tous ces vols saisonners
Troublent notre for intérieur,
Emportant nos rêves d'ailleurs
De pauvres voyageurs frustrés.

C'est un périple essentiel
Pour la survie de ces espèces
Mais la mort guette sans noblesse,
Dès le premier battement d'aile.

Alors, fort de nos citadelles
On est pour eux, aux petits soins,
On les protège au quotidien
En s'imaginant hirondelle...

Aussi, pourquoi pousser des cris
En voyant arriver des gens
Victimes devenus migrants
Qui fuient la mort, la barbarie ?

La mémoire de l'Occident
Se dilue dans trop de confort.
L"égoïsme nous fait du tort,
Soyons un peu plus tolérants.

Aujourd'hui il faut accepter,
En révisant son humanisme
Et sans tomber dans l'angélisme,
D'oser la solidarité !
Octobre 2015

mercredi 9 septembre 2015

Allongée sur la Plage

Allongée sur la plage, elle semble dormir,
Paumes tournées au ciel et les bras écartés,
La brise du matin, ne la fait plus frémir,
Sur le sable chauffé, sa vie s'est arrêtée.

Son chemin fut si long, parsemé de dangers,
Pour atteindre son but, cette terre promise,
Car craignant pour sa vie, elle a dû tout quitter,
n'emportant que la peur, pour unique valise.

Elle n'existe pas, victime inconnue,
Juste un numéro, cadavre recensé
Dans le décompte abject de tous ces disparus,
Qui cherchaient simplement un horizon de paix.

Les touristes s'agacent de voir ainsi des gens
Occuper un espace prévu pour s'amuser.
Les vacances sont là, et il est important
De bien en profiter, de rire, de paresser...

Il a fallu qu'enfin, une photo d'enfant
Réveille nos consciences, nous crie la vérité
D'un monde d'injustice où notre cécité
Cautionne la violence, soutient la cruauté.

Arrêtons de parler "d'invasion migratoire" !
Migrants et réfugiés, ces noms communs, ces mots,
Font de nos politiques, des pantins dérisoires,
S'ils ne sont que l'enjeu de gains électoraux !

A quoi sert le progrès, si l'on clôt nos paupières ?
A quoi sert la richesse, si nous fermons nos cœurs ?
Car c'est notre devoir de casser les frontières
Et d'accueillir tous ceux qui fuient devant l'horreur.
Septembre 2015

dimanche 8 février 2015

Bonne Conscience

La météo prévoit, une vague de froid,
Il faudra se couvrir, pull en laine, bonnet.
Devant la cheminée, on oublie les frimas,
Savourant la tiédeur, d'un charmant nid douillet.

On pense bien un peu, à tous les sans-logis,
Qui n'auront pas ce soir, de toit pour se loger.
En pensant à l'obole, à faire aux sans-abris,
On soulage son cœur, la conscience sauvée !

Payer pour ne pas trop, se poser de questions,
Est un credo connu, depuis la nuit des temps.
Mais aujourd'hui ce sont, plusieurs associations,
Qui suppléent nos achats, d'indulgences, d'antan.

S.D.F. ou clochards, mais surtout travailleurs,
Ne gagnant pas assez, pour couvrir leurs besoins.
Ils dorment sous la tente, et bravent le malheur,
La fierté ou la haine, rivée au creux des reins.

Que la vie est aisée, si donnant quelques sous,
On oublie la misère, rien qu'en fermant les yeux.
Calfeutré bien au chaud, on ne songe surtout,
Qu'à son petit bonheur, bien loin des gens de peu...
Janvier 2015

mardi 6 août 2013

Parfois...

Parfois, nous vient l'envie, pour cacher nos aigreurs,
De mettre sur les mots, des touches de couleur.
Devant les embarras, on cherche la chaleur
D'un sourire partagé, et manquant de pudeur,
On parsème ses vers de traits souvent rieurs,
Par crainte de montrer sa peine, sa douleur.

A l'image du clown, cet éternel enfant,
Qui suscite la joie, amuse les passants.
Mais l'unique ressort, de ces amusements,
Est le malheur des autres, presqu'exclusivement !
Et qui sait ce que sont ces propres sentiments,
Quand il quitte la piste, lorsqu'il est hors du champ ?

Masquer la vérité est un jeu tentateur,
Pour les carnavaliers, de Venise ou d'ailleurs.
En fabriquant un monde, anonyme et trompeur,
Ils se grisent de faux, deviennent suborneurs.
Mais parfois sous le loup, se cache des rancœurs,
Qu'ils doivent tempérer, pour rester bambocheurs.

Le monde est ainsi fait, vulgaire, malveillant,
Qu'on ne fait que chercher, depuis la nuit des temps,
Des astuces pour fuir, de multiples tourments.
On déguise sa vie, pour oublier, un temps,
Le plus définitif et le plus angoissant,
Le trépas qui viendra, inéluctablement.

Aussi ne laissez pas ronchonner votre humeur,
Pour des petits textes, qui manquent de hauteur.
Plongez sans retenue, vers ce côté rieur,
Ou sinon vous risquez de gâter votre cœur.
Par des écrits légers, amusants ou moqueurs,
Il est temps de semer, des graines de bonheur !
Août 2013

samedi 27 juillet 2013

Dans la Rue

Pédalant sur ma bicyclette,
Je me balade dans la rue,
Et je croise des inconnus,
Beaucoup de drôles de binettes,
Que j'avais pourtant déjà vues :

Bien accrochée à sa poussette,
Avec deux-trois marmots autour,
La nourrice fait demi-tour,
Trottine vers sa maisonnette,
Craignant toujours d'être à la bourre !

Copies rangées dans sa musette,
Et l'écharpe volant au vent,
Le prof avance l'air content.
Dans un an, enfin la retraite,
Débarrassé des garnements !

Les oreilles dans les casquettes,
Des ados, adossés au mur,
Trouvent que les temps sont trop durs !
Et si on leur prend leurs tablettes,
Penseront-ils à leur futur ?

En tirant sur sa cigarette,
Le boulanger n'est pas serein,
Il ne vend pas assez de pain.
Combien faudra-t-il de chouquettes
Pour le sortir de ce pétrin ?!

Délaissant enfin internet,
Deux gamins découvrent l'amour,
Leurs cœurs deviennent troubadours.
Les doux serments dans leurs mirettes,
Valent mieux que de longs discours...

Une noce, un jour de fête,
Les époux devant la Mairie
Se protègent des grains de riz.
Ils rient et partent en goguette,
Oubliant, un temps, les soucis !

Ayant égaré ses lunettes,
Un petit vieux, tête chenue,
Semble totalement perdu.
Il a hâte qu'enfin s'arrête,
Ce monde qu'il ne comprend plus !

Tout transpirant dans sa liquette,
Passe le docteur, en courant,
Il va au chevet d'un patient.
Mais son diagnostique l'inquiète,
Il craint de trouver un mourant !

Un accident, une boulette,
Un corbillard au carrefour
A fauché la belle-de-jour !
Et la camarde fait risette,
Ses affaires roulent toujours...

J'emmagasine dans ma tête,
Ces instants captés dans la rue,
Qui se succèdent, parfois confus.
Mais cheminant à bicyclette,
C'est la vie que j'ai reconnue !
Juillet 2013

lundi 1 juillet 2013

Merci Professeur (Compliment)

L'année se termine pour tous les écoliers.
Donc, à leur intention, je viens de composer
Ce tout petit poème, afin de les aider
A faire un compliment, pour instits...... éreintés !

Aussi :

C'est l'heure des vacances, promesses de douceurs,
Mais nous devons saluer, madame le professeur,
Qui a su nous montrer la joie et la grandeur
D'accéder au savoir, la voie vers le bonheur.

Vous nous avez guidés, avec tant de chaleur,
Essayant de rester toujours de bonne humeur.
Ainsi, nous avons cru, que notre dur labeur,
N'était en fait qu'un jeu, loin de toute frayeur.

Nous qui allons croiser d'autres instituteurs,
Nous envions les petits, l'esprit plein de fraîcheur,
Qui vous verrons, madame, user de tant d'ardeur
Pour semer dans leurs chefs, des rêves en couleur.

L'année se finissant, nous retenons nos pleurs,
Car des "grands" comme nous, préservent leur pudeur !
Au diable les adieux, madame le professeur,
Puisque vous resterez dans un coin de nos cœurs.

(Bien sûr, il est possible de remplacer "madame" par "monsieur", de supprimer des vers ou des strophes. Ceci est un poème modulable à loisir !)
2009-2013

lundi 3 juin 2013

Où Sont Passés Nos Rêves ?

Dans la grisaille ambiante, plaignez le pauvre auteur
Qui n'a qu'une ambition, celle de vous distraire,
Mais dont l'inspiration, face à toutes ces guerres,
Ne génère qu'images dépourvues de couleur.

Même si le soleil darde bien ses rayons,
Que le printemps s'annonce, renaissance sereine,
Nul ne peut endiguer cet océan de haine
Qui suinte des nouvelles diffusées à foison.

On a beau essayer de se changer la tête,
D'aller se promener, de rêver de vacances,
De s'étourdir de chants, de musiques et de danses,
Le cœur reste figé, ne part plus en goguette.

Au nom de quel principe a-t-on pu laisser faire
En sorte d'oublier les sublimes idéaux
De paix, de libertés, pour que les gens, égaux,
Ne se regardent plus comme des adversaires ?

Vous me direz : "voyons, ce ne sont qu'utopies,
Que la vie n'est pas simple, qu'il y a des écueils,
Qu'il faut de ces marottes savoir faire le deuil,
La quête de bonheur, n'est que vue de l'esprit !".

Et pourtant ces idées, venues de notre enfance,
Qui devaient nous aider à vivre pleinement,
En comprenant les autres et en les acceptant,
Etaient gages de paix, d'amour et de confiance.

Confiance en l'être humain, dont seule la pensée
Peut combattre le poids de l'animalité
Que nous portons en nous, et que la société,
En toute diligence, se doit de museler.

Et comment expliquer ces communautarismes
Ethniques, économiques, religieux, fanatiques,
Qui piétinent l'esprit, prônant un idyllique
Paradis pour eux-mêmes, sous couvert d'altruisme.

Que dire des moyens, que ces gens utilisent,
Refusant le dialogue, l'écoute, le discussion.
C'est à coups de violence, tueries, explosions,
Qu'ils masquent surement, leur propre couardise.

Au nom de grands préceptes, on voit tout un chacun
Vouloir anéantir son voisin, son prochain.
Est-ce que vieillissant, je ne comprends plus rien
A ce monde égoïste qui nie le genre humain ?

Le reste de nos vies sera désespérant.
La haine planera, véritable vautour,
Sans qu'un monde meilleur ne voit enfin le jour !
Où sont passés nos rêves et nos espoirs d'enfants ?

Addendum :
Parce qu'au fond de moi, existe un optimisme
Puéril et maladroit, je crois que malgré tout,
L'homme s'en sortira, car il a les atouts
Pour vaincre, à nouveau, tout cet obscurantisme !
Mai 2013

mardi 30 avril 2013

Le Ronchon et Le Brin de Muguet

Un Premier Mai ensoleillé,
Il se promenait dans la rue,
Observant d'un air entendu,
Les vendeurs de brins de muguet.

Un curieux porte bonheur
Où la plus petite clochette
Fait naître dans bien des mirettes
L'espérance de vœux trompeurs.

Car tous les fruits de cette fleur,
Graciles baies rouge-orangées,
Deviennent un mortel danger,
Pour qui veut goûter leur saveur.

Comment peut-on imaginer
Que ce carillon portatif,
Mini clocher d'un jour festif,
Aide la vie de l'ouvrier ?

Combien d'espoirs seront déçus,
Au lendemain de cette fête,
En sachant que vaine est la quête
De ce bonheur entraperçu.

Donc en bougonnant, il marchait,
Résolu à tourner le dos,
Ne pas romber dans le panneau
De ce plaisir factice à souhait.

Une main lui toucha le bras,
L'obligeant à se retourner,
Le plaçant ainsi nez à nez,
Avec un fort charmant minois.

Elle arborait un grand sourire
Et, épinglé sur son chandail,
Un muguet pour toute médaille.
Des diableries pour l'attendrir !

Elle lui tendit un brin en fleur,
Jurant que cette "fée-clochette",
Issue de sa propre cueillette,
Propageait de la bonne humeur.

Il tenta de lui expliquer
Que ce n'étaient que fariboles
Ou alors juste le symbole
De ce que l'on veut oublier.

Mais dans un rire malicieux,
Elle lui dit que ce muguet
N'était pas vendu mais donné
A ceux qui avaient l'air soucieux.

Ne pouvant détacher ses yeux
De son regard persistant,
Il croulait sous ses arguments
Pour rendre tous les gens heureux.

Il finit donc par accepter
Ce cadeau qui venait du cœur
Et qui fit naître, en douceur,
Un émoi par lui ignoré.

Puis revenant à la maison,
Sans y penser, il le glissa
Dedans son livre de chevet,
Souvenir de cette émotion.

Il a retrouvé ce bouquin,
En déménageant ses parents.
Entre les pages, patiemment,
L'attendait ce fragile brin.

Que fait-elle donc aujourd'hui,
Celle qui le lui a donné ?
Heureux de vivre à son côté,
Chaque matin il lui sourit.

Moralité :

Il faut se désintoxiquer
De tout un tas de préjugés.
Le bonheur peut être engendré
Par un simple brin de muguet !!
Avril 2013