samedi 17 avril 2010

Photo Mystère Avril 2010

Eh ben, C'est quoi ce truc ?

Comme je n'ai pas eu le temps de vous concocter un écrit depuis deux semaines, je vous propose une "photo-mystère" qui fait peur !!
Place à votre imagination, à votre culture ou à vos souvenirs de vacances pour me donner la bonne réponse...

dimanche 4 avril 2010

Œuf de Pâques (Gourmandise !)

D'abord, tu le regardes, enrobé d'un papier
Qu'un rayon de soleil, juste en le chatouillant,
Fait jaillir sous ton nez un nuage irisé,
Prémices, assurément, d'un bien joli moment.

Tu approches ta main. Tes doigts sont écartés.
Tu frôles son habit, mais ne le touches pas.
Tes bras sont arabesques pour ne pas se presser.
Tu retiens ton envie, accentuant ton émoi.

Car il est prêt à fondre, enfin tu te décides.
Les gestes mesurés pour ne pas se hâter.
Mais ton cœur s'accélère, gonflant ta carotide.
Tu déchires son haut, en froissant le papier.

Lentement, sa tunique glisse le long du corps,
Découvrant ce jardin de plaisirs espérés.
Tu tournes un peu autour, admirant ce trésor
Et savourant d'avance cette félicité.

Tes pupilles se dilatent devant cette rondeur
Qui exhale sous ton nez, un enivrant parfum.
Sa couleur africaine est un accroche-cœur
Qui t'incite à céder à ce tendre festin.

Tu caresses sa coque, sa douceur te trouble.
Fine soierie d'orient, doux carré d'alpaga !
Tu fermes fort les yeux, car ton envie redouble,
Explosant de mille feux au creux de l'estomac.

Alors, tu n'y tiens plus, tu croques à belles dents.
Ta langue est excitée. Sensation douce-amère
Qui descend dans le fond de ta gorge, lentement
Tu te laisses pénétrer par ce bonheur primaire.

Le plaisir fut intense mais pour toi bien trop bref.
Tu veux y retourner, mais là, tu n'oses pas.
Ta tête te retient, elle te fait des griefs.
Tu voudrais renoncer mais tu ne le peux pas !

Un drôle de sentiment de gène et d'allégresse
Remplit toute ton âme, devant ce plaisir fou.
Tu succombes à nouveau, grisée par cette ivresse....
Et les kilos en trop, aujourd'hui, tu t'en fous !!
Avril 2010

jeudi 1 avril 2010

Je n'attends plus les Hirondelles

En sortant ce matin, au levé du soleil,
Comme je levais le nez pour regarder le ciel,
Je sentis quelque chose me frôler les oreilles :
Elle était enfin là, la première hirondelle !

Je l'ai vu faire trois fois le tour de la maison
Afin de vérifier que tout était en place,
S'assurer que pendant cette morte saison,
Aucun travail douteux ne serait une menace.

Puis elle s'est posée sur une des cheminées,
Celle qui ne fonctionne pas, pour retrouver le nid
Qui lui servit d'abri pendant l'été dernier,
Heureuse d'arriver, son périple accompli.

Oh, je connais la suite, je sais tout le rituel :
Pendant cinq ou six jours, je ne verrai plus rien,
Le temps que la famille arrive, en ribambelle,
Délaissant pour un temps son soleil africain.

Et puis, commencera une folle sérénade,
Des histoires de nids qu'il faut récupérer.
Ce ne sera que cris, poursuites et "en...becades"
Jusqu'à ce que chacun puisse enfin se loger.

Et nous, nous pesterons d'être ainsi réveillés,
Avec, malgré tout, sur nos lèvres un sourire,
Car ce charivari nous promet un été
Où nous aurons le temps de vivre, aimer et rire.

Je ne m'étais trompé que d'une simple semaine,
Et mon moineau rieur pouvait bien se moquer !
Mais cette folle attente était loin d'être vaine,
Car depuis ce matin, je suis récompensé.

D'un trait sur l'almanach, je marque ce jeudi
Qui est, comme c'est curieux, le premier jour d'avril.
Et pourtant je vous jure que je n'ai pas menti.
Un poisson comme cela serait trop infantile !

On dit qu'une hirondelle ne fait pas le printemps.
Pourtant, c'est étonnant qu'elle arrive aujourd'hui,
Puisqu'au premier avril, il y a bien longtemps,
On fêtait l'an nouveau, le retour de la vie.

C'est drôle comme parfois, le hasard fait bien les choses !
Non ?
Avril 2010

samedi 27 mars 2010

J'Attends les Hirondelles

Assis sur un perré, j'attends les hirondelles...
Ce granit est humide, quelques traces du gel
Qui, c'est vrai, cet hiver nous a tant engourdis,
Confortant nos envies de rester dans nos lits !
Mon fessier se nécrose pour soigner ma cervelle
Qui a cru au miracle en entendant l'appel
D'un moineau de gouttière, un piaf tout riquiqui
Qui dès potron-minet, chantait au bord du nid.
Le sommeil perturbant mes organes sensoriels,
J'ai cru que de l'hiver, nous sortions du tunnel.
Sans perdre une seconde, j'enfilais mes habits,
M'asseyais sur ce mur pour guetter mes amies.

Erreur d'appréciation, petit péché véniel
Qui me fit croire si tôt, à un printemps virtuel !
Que fais-tu maudit piaf, ris-tu de mon dépit ?
Ah, mais fais attention, compte tes abattis !
Est-ce encore pour railler que là, sur la margelle
D'une fontaine mouillée qui suinte du dégel,
Je te vois sautiller, lancer de petits cris ?
Veux-tu me consoler ou bien me dire merci
De t'avoir tout l'hiver, donné comme "antigel",
Des boulettes de graines et de graisse naturelle ?
Tu n'es pas migrateur donc, tu n'es pas parti
Rechercher la douceur en quittant mon logis.

Dans ces pays lointains où la vie semble belle,
Où l'on cache la misère en ouvrant une ombrelle,
Où l'éternel été, fait tant rêver ici.
Mais où l'on meurt de faim ! Bien étrange paradis.
Drôle de petit moineau, au plumage arc-en-ciel,
Tu te moques de moi comme de polichinelle.
C'est toi qui m'a trompé, qui a joué au bandit !
Pardon ? Que me veux-tu ? Quel est ce gazouillis ?
Tu danses, tu dodelines de façon continuelle.
Aurais-tu par mégarde, abusé d'hydromel ?
Tu fais même le clown en poussant tes cui-cui.
Et malgré mon humeur, tu gagnes car je souris !
Mars 2010

dimanche 7 mars 2010

La Tempête Xynthia

Je suis de ce pays, de L'Aiguillon sur Mer.
Mes aïeux, mes parents reposent au cimetière.
En voyant aujourd'hui, ce lieu dans la misère,
Je sens au fond de moi, s'insinuer la colère.

Une étrange colère, teintée d'indignation,
En écoutant ces bulletins d'informations,
Où les intervenants, pour chercher des raisons,
Enoncent des bêtises, des élucubrations.

J'entends des "j'savais pas", des "inimaginables",
Alors que vos maisons sont bâties sur du sable !
Dire que c'est une surprise devient inconcevable,
lorsque derrière des digues, on construit à la diable !

Le "marais desséché" est un espace de terre
Que l'homme a patiemment, grignoté sur la mer.
Comme hier, en Hollande, à l'aide de polders,
Il a pu façonner cette surface agraire.

J'ai aussi entendu :"elle a repris ses droits",
En parlant de la mer. Mais est-ce de bon aloi ?
Et plutôt qu'affirmer, se demander pourquoi
L'océan est venu s'installer sous vos toits ?

Est-ce parce que nous oublions nos devoirs,
Que l'onde, en s'énervant, donne des coups de butoir ?
Ou qu'afin de construire d'innombrables dortoirs,
Nous avons supprimé ses espaces-déversoirs ?

Lorsque j'étais gamin, et même plus tard, ado.,
Je sillonnais les rues et chemins à vélo.
Revenir de La Pointe, et le vent dans le dos,
Arriver sur le port, pour guetter les bateaux.

A La Faute, près des dunes, nous allions pédaler.
Et le pont traversé, le plaisir nous prenait.
C'était un pur bonheur, le fait de musarder
A travers les pinèdes, les vignes, les prés salés.

Près de la Pointe d'Arçay, après les Amourettes,
La forte odeur des pins nous montait à la tête.
Et cette ombre complice, nous offrant une cachette,
Nous incitait à faire une sieste discrète.

Bien des étés plus tard, une trentaine d'années,
Ces tendres souvenirs, j'ai voulu retrouver.
A La Faute sur Mer, je suis donc retourné,
Simple curiosité, juste me promener.

Mais, très désemparé, je n'ai rien reconnu.
Avec ces constructions, je me suis même perdu !
Des maisons, des villas, des campings et des rues,
Les images de l'enfance, elles aussi, disparues.

Les vignes du grand-père où nous allions, enfants,
Casquettes nous protégeant d'un soleil écrasant,
Grappiller des raisins, les parents vendangeant.
Plus rien de cet endroit, parti dans le néant.

A L'Aiguillon aussi, au lieu du "Communal",
Tout un tas de maisons, lotissement banal !
Les "relais", le système anti-crue ancestral ?
Recouverts de logis, sombre manne commerciale !

Souvenons-nous des mots lancés par nos aînés :
"De tous temps, l'océan peut venir nous gronder,
Nous ne sommes dans ses mains, rien d'autre que des jouets
Qu'il tolère simplement ou bouscule à son gré".

J'ai, lors de mes recherches, trouvé un document,
Trois mots sur un registre, de près de trois cents ans
Où le curé de Grues racontait simplement
La rupture des digues et un débordement.

Mais ce qui est frappant, dans ce court compte-rendu,
C'est la similitude de ces faits survenus
A trois siècles d'écart. Ces épisodes vécus,
Peut-on les qualifier, aujourd'hui, d'imprévus ?

Et quelles furent les idées, les envies, les appâts
Des édiles locaux, des services de l'Etat,
Pour avoir oublié, volontairement ou pas,
La mémoire des hommes, cette conscience-là ?

Mais malheureusement, je crois que c'est l'argent
Qui incite le monde à être moins prudent.
Et l'on est criminel, si volontairement,
Pour du fric, on ne tient pas compte des éléments !

Il a fallu attendre d'avoir plus de vingt morts
Pour que dans les esprits, on reconnaisse ses torts.
Mais il est un peu tard pour avoir des remords,
La suffisance de l'homme crée la boîte de Pandore.

Avant que de douter complètement de l'homme,
Que pour toutes ses fautes, il subisse un pensum,
Se trouvant emporté dans un grand maelström,
Je propose une pause, ensemble, ad libitum.

A quoi sert de vouloir combattre la nature ?
Est-ce véritablement une preuve de culture
Ou de discernement, que de prendre une armure
Et s'isoler du monde, en créant des clôtures ?

Car si Neptune s'énerve, profondément lassé
De voir les océans, par l'homme, si malmenés,
Respectons ses colères, ses élans de dureté,
Laissons-lui de l'espace, sachons le respecter.

Mais l'homme dédaigne trop l'élément naturel.
Il se pense supérieur, mais vit dans l'irréel.
Vouloir tout dominer, ce rêve irrationnel,
N'est de fait, que le vrai péché originel.

Ne pas se croire plus fort, mais être intelligent,
S'adapter à son monde, à son environnement,
Nous permettra, à tous, inévitablement,
De comprendre et de vivre avec les éléments.

De cette anse, face à Ré, l'homme n'est que locataire,
Mais son propriétaire sera toujours la mer.
Et s'il faut des endroits pour travailler la terre,
Une grande humilité est un mal nécessaire.
Mars 2010


"Le onze décembre 1740, les eaux coupèrent le bot de Groleau et celui de Garde en plusieurs endroits. Elles restèrent sur les paroisses de Grues, de St Denis, de St Michel et de Triaize, six semaines. Le bot de Bourdin fut coupé le 13 décembre même année. Tous les blés furent perdus. L'année suivante, 1741, fut des plus sèches qu'on n'ait jamais vu. Il ne se faucha point de foin dans toute la paroisse de Grues ni dans les prés hauts des autres paroisses."
(le bot de Bourdin est toujours sur les cartes IGN)

mardi 23 février 2010

Envie d'Evasion


En ce milieu d'hiver où la lumière nous manque,
Où le soleil blafard ne peut nous réchauffer,
Lésinant ses bontés comme une vulgaire banque,
On voudrait tant partir pour retrouver l'été.

Rêver à des croisières, voguer sur la mer bleue,
Retrouver la quiétude de ces vieux paquebots
Qui cherchaient à gagner le fameux "Ruban Bleu"
Pour accrocher au mat, cet étrange calicot.

Ou bien sur une pulsion, sauter sur un cargo,
Sans savoir où il va, pour chercher l'aventure,
Personnage de roman, se sentir un héros,
Sentant sur son visage, des embruns, la morsure.

On voudrait tant partir, se retrouver à bord,
Etre comme un enfant devant un arc-en-ciel.
Mais, comme tout un chacun, on reste sur le port,
Scrutant les nuages noirs qui sur nous, s'amoncellent.

Neige ou pluie, c'est au choix ! Et pour se consoler,
On tire les rideaux, on se couche, malicieux,
Car les plus beaux voyages, sont ceux imaginés
Bien au chaud sous la couette, juste en fermant les yeux.
Février 2010

dimanche 14 février 2010

Acrostiche Valentinien

Du fin fond de mon cœur, repaire de mon âme,
Où mon amour pour toi fait jaillir cette flamme,
Magistrale brillance qui depuis trente années
Inonde de soleil nos deux vies fusionnées,
J'ai un aveu à faire : tu es toute ma vie.

Et toujours, le matin, bien qu'encore endormie,
Tu te blottis, confiante , dans le creux de mes bras,
Alors je sens ton cœur qui bat tout contre moi.

Il rythme ma pensée, tend à me faire bohème.
Mes lèvres à ton oreille s'ouvrent sur ce poème,
Enivrées par l'idée de te dire que je t'aime.
Février 2010

samedi 30 janvier 2010

Quatre-Quarts Paysan (Recette !)

En ces temps de froidure, je crois qu'il est grand temps
De vous recommandez mon Quatre-quarts Paysan !
Ce n'est pas un gâteau, préservons nos kilos !
Ni un plat pour les fêtes, il n'est pas assez beau.
Non, c'est tout bonnement un potage qui s'apprête
A bien nous réchauffer, dont voici la recette :

D'abord, se procurer, en bio de préférence,
Un kilo de poireaux, le vert de l'espérance,
Un kilo de tomates, le sourire de l'été,
Un kilo de carottes, pour un bon goût sucré,
Un kilo de patates qui nous lient à la terre.
Ce sont les éléments de base nécessaires.

Mais on peut y adjoindre, en moindre quantité,
Du chou ou du fenouil, céleri ou navet.
J'avoue que pour ma part, pour donner du velours,
Je mets dans mon brouet, deux beaux topinambours.
Ce pauvre tubercule, décrié par l'histoire,
Mérite de sortir du fond de nos mémoires.

Après avoir pelé et rincé ces légumes,
Choisir un grand faitout, attention au volume !
Ne pas trop les tasser et ne pas oublier
D'ajouter un oignon en morceaux, découpé
Ainsi que deux gousses d'ail. Et d'un geste naturel,
Pour couronner le tout, une poignée de gros sel.

Verser sur ce mélange, au moins trois litres d'eau,
Pour à peine recouvrir, juste une mise à niveau.
Mais faites attention, car plus vous verserez,
Plus la soupe sera fluide, perdant son velouté.
Après avoir couvert, ouvrez le feu à fond,
Pour atteindre bien vite, le point d'ébullition.

Lorsqu'enfin l'eau bouillonne, diminuez la flambée.
Ajouter des épices, du poivre pour relever.
Pour ma part, je préfère diluer simplement
Un peu de "mild-cury", pour tout assaisonnement.
Une demi-cuillère à café et c'est tout !
Ensuite, quarante minutes de cuisson à feu doux.

Vous avez un moment pour faire plein d'autres choses.
Lire, écrire, dessiner, faire du sport ou une pause !
Mais quand le minuteur, de son bip agaçant,
Vous casse les oreilles, vous savez qu'il est temps
d'aller "cessez le feu" ! Et c'est avec vigueur
Que vous ôtez le pot de la source de chaleur.

Maintenant la cuisson est enfin terminée.
Mais ce n'est pas encore le temps de consommer.
Sortez de vos tiroirs votre mixer à main
Pour mélanger le tout et ce, avec entrain.
Pour que votre brouet soit un vrai velouté,
Allez-y à cœur-joie pour tout bien écraser !

Vous venez d'obtenir quatre litres de soupe,
De quoi réconforter une petite troupe
D'une quinzaine de convives, par le froid anémiés.
Pour varier les plaisirs, dans l'assiette, ajoutez
De la crème, des croutons ou bien des champignons.
A vous d'utiliser votre imagination !

J'aperçois, étonné, vos visages contrits.
C'est un drôle de poème qu'il nous sert aujourd'hui !
Où sont le romantisme, l'absurde, la rêverie ?
C'est une galéjade, une forfanterie !
Pourtant il n'y a là aucune tromperie,
Ce texte, je l'ai écrit par pure sympathie.

Une dernière chose, car je vous sens grognon,
Essayez ce potage, je vous jure qu'il est bon !!
Janvier 2010

dimanche 24 janvier 2010

Déménagement


Montagne de cartons, bric-à-brac entassé,
Formidable dédale où la vie s'entrechoque.
Petits bouts d'existence, paquets amoncelés,
Remparts protecteurs d'une cité baroque.

Il a fallu faire vite pour tout conditionner,
Bien protéger les meubles, pour éviter les chocs.
La tâche fut ardue, et enfin terminée,
L'empilement est là, solide comme un roc.

Monceaux de souvenirs que l'on doit emmener,
Aiguillons de mémoire qui font partie du stock
De peines et d'émotions, d'amours et de gaîtés,
Sans lequel, c'est certain, nous resterions cinoques.

Mais c'est au déballage, lorsqu'il faut tout caser,
Que l'on se sent déjà, devenir de vieux chnoques.
Etait-il nécessaire de vraiment tout garder ?
Pour vivre, a-t-on besoin de toutes ces breloques ?

Il faut prendre son temps, et ne pas s'affoler,
Même si, tout à coup, comme un électrochoc,
On retrouve dans un livre, une lettre pliée,
Qui nous remue le cœur, nous donne un coup d'estoc.

Un petit mot d'amour, un billet griffonné,
Qui nous titille l'âme et surtout nous évoque
Cet amour de jeunesse, ce tout premier baiser,
Ces lèvres au goût sucré, joli fruit que l'on croque.

Et pourquoi garde-t-on ce tee-shirt délavé,
Sans forme et imprimé : "Cool Baby, I'm a Rock"?
Celui que tu portais, quand nous nous sommes croisés,
Look maintenant "has been", dont ensemble on se moque !

Un déménagement, c'est vouloir s'en aller
Pour tout recommencer, dans une autre bicoque.
Mais comme l'escargot, notre dos est chargé
De tout notre vécu. On garde tout en bloc !

On ne peut oublier nos fiertés, nos regrets,
Ainsi que nos lâchetés, ces moments équivoques.
Car partir pour ailleurs, c'est aussi accepter
D'être ce que l'on est, d'emporter ses défroques.

Ce besoin d'autre-part, cette envie de bouger,
Où hier et demain, ensemble se provoquent,
C'est un pont qui relie l'avenir au passé,
Pour un nouveau départ, un changement d'époque.
Janvier 2010

samedi 2 janvier 2010

Voeux 2010

Vous adresser mes vœux, n'est jamais un supplice.
Ils sont toujours sincères, prévenants, sans malice,
Et n'envisagent pour vous que des joies, des délices,
La santé, le bien-être, sans aucun sacrifice.

C'est un lien d'affection, comme un instant complice,
Un moment de chaleur, une fraîche oasis.
Des contours du bonheur, une ébauche, une esquisse,
Dans ce monde égoïste, négatif et factice.

Souhaiter que tous les hommes raisonnent et réfléchissent
A un futur meilleur et qu'enfin ils bâtissent
Une vie peinte en bleu comme un volubilis,
Un monde sans violence, c'est un vœu de jocrisse !

Pourtant, j'aimerais croire, entendre les prémices
De ce bouleversement, d'une poussée novatrice.
Car si chacun de nous laissait tomber Narcisse,
Voleraient en éclats, toutes les injustices.

C'est donc intimidé, rouge comme une écrevisse,
Sans être sous l'effet d'un quelconque cannabis,
Qu'à l'image des poètes, ménestrels de jadis,
Je vous souhaite simplement, sans autres artifices :

"Bonne Année 2010"
Janvier 2010