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lundi 29 septembre 2014

S-Aime-S

Tendre courriel d'amour, qui rapproche les coeurs
Pour dire que l'on s'aime, petit mot de douceur.

Car la modernité; aide bien les amants,
En faisant exploser, et le lieu et le temps.

Eros est dépité, il ne peut plus lutter,
Obligé de jeter, arc et flèches au panier !

Facebook ou Twitter, e-mail ou SMS,
Apportent à l'amour, toujours plus de vitesse.

Pourtant, prendre son temps, pour se parler d'amour,
C'est bâtir un bonheur, qui restera toujours.

La communication, n'est pas liée au progrès,
Car juste par les yeux, on peut tout exprimer.

Pour qu'il en soit ainsi, il est fort conseillé,
De se tenir ensemble, et même se toucher....

Et laissons de côté, tous ces esprits chagrins,
Qui prônent le contraire, une webcam en main !

Attention à ne pas tout rejeter en bloc,
Il faut bien s'adapter, aux us de son époque.

Ainsi tout en usant du soutien numérique,
Gardons au fond de nous, les plaisirs archaïques.

Car en cas de pépin, bug du disque dur,
Perte de son smartphone, web en déconfiture,

On pourra retrouver, soulagé et content,
Tout un monceau de plis, attachés d'un ruban.

Quelque soit le support, quelque soit le moteur,
l'essentiel est de bien laisser parler son cœur !
Septembre 2014

vendredi 10 janvier 2014

A Quoi Bon

A quoi bon faut-il se complaire,
A prendre des résolutions,
Petits vœux toujours éphémères
Rien d'autre que des illusions.

A quoi bon croire que ce monde,
Ne pourra qu'aller mieux demain,
Lorsque l'on voit, chaque seconde,
Le sang couler entre nos mains.

A quoi bon dénoncer ces guerres,
Qui depuis des milliers d'années,
Rendent tous les hommes vulgaires,
Et cultivent la cruauté.

A quoi bon parler de l'amour,
Quand la violence et la haine,
Nous oppressant jour après jour,
Enserrent nos cœurs de chaînes.

Comment penser que des écrits,
Apporteront du réconfort,
A ceux que notre monde fuit,
Pour ne pas regarder la mort.

Pourtant la charge du poète,
Est de soulager les douleurs,
De faire taire les tempêtes,
En semant de petites fleurs !

Mais il dénonce tout autant,
Les sombres travers de son temps,
Révélant malicieusement,
Ce qui nous fait crisser les dents.

Alors si mon temps le permet,
J'essayerai de vous offrir,
En quelques vers, deux, trois couplets,
Pour avoir foi en l'avenir.

Si sur la terre, quelque part,
Mes mots ne touchaient qu'un seul cœur,
Pour lui donner un peu d'espoir,
Je serai fier de mon labeur.

Suivant Esope ou Villon,
Et m'aidant de mots anodins,
Je cultiverai l'illusion,
De me sentir poète, enfin !
Janvier 2014

lundi 15 avril 2013

Dimanche 14 Avril (Enfin le Soleil !)

C'est enfin le moment, depuis près de six mois,
Nous l'attendions si fort, nous étions aux abois,
Guettant dans la grisaille, le plus petit rayon,
Epiant, du baromètre, la moindre variation.
Engoncés dans nos pulls, écharpes et bonnets,
L'hiver nous semblait long, le cœur désespéré.
Mais aujourd'hui c'est sûr, ces temps sont révolus,
L'été nous fait un signe, la vie est revenue.

Pour fêter ce printemps, malgré le jour férié,
C'est dès potron minet, que nous sommes levés.
Le soleil apparaît, majestueux, aveuglant,
Attisant nos pupilles d'un éclat rougeoyant.
Les yeux écarquillés, vêtus de pyjamas,
Il nous manque les plumes, pour devenir incas.
Râ se doit de briller, sans lésine pour nous,
Nouveaux fils du soleil, d'Egypte au Pérou !

La nature, elle aussi, s'éveille à son tour,
Se parant par plaisir, de ses plus beaux atours.
Pâquerettes, crocus parsèment les pâtures,
Offrant à nos regards, une aimable peinture.
Les passereaux, coucous, animaux de basse-cour,
Font un concert de chants qui salue le retour
Des bourgeons, des insectes et autres vers de terre.
C'est bien de retrouver..... la chaîne alimentaire !

Le soleil au zénith, se croyant en été
On perd toute raison, en se laissant aller.
On expose inconscient, sans peur des tavelures,
Sa peau non préparée, aux risques de brûlures !
Les mecs en bermuda, préparent les grillades,
Les femmes en maillot, deviennent des naïades,
Se baignant de lumière, plongeant dans la chaleur,
Semblant toucher du doigt, l'avant-goût du bonheur.

Que la vie semble belle, quand le soleil y danse,
Et que tout un chacun veut suivre la cadence.
Tout paraît plus aisé, on gomme la misère,
On oublie les douleurs et parfois, on espère
Que ce tout premier jour, prémices de l'été,
Préfigure un éden pour nous tous retrouvé.
C'est un réel plaisir de se sentir heureux,
On rêve d'un monde, enfin libre, radieux....

Mais malgré ces espoirs, le lendemain, il pleut !!!
Avril 2013

lundi 8 avril 2013

Joyeux Anniversaire...

Il y a des matins, comm' ça,
Où une ride malvenue
Et quelques cheveux blancs, tenus,
Te plongent dans le désarroi.

Tu as beau scruter ton miroir,
Tu ne trouves pas les raisons
Justifiant ces altérations
Qui t’incitent à broyer du noir

Ou alors est-ce ce printemps,
Sorte d'hiver qui se poursuit,
Grisaille, vent du nord et pluie,
Qui mine le moral des gens ?

Mais pourquoi ainsi s'inquiéter ?
Rien ne justifie ton humeur.
La radio égrenant les heures,
Il est temps de te préparer.

Dans la rue humide, glacée,
Tu aperçois un bon copain
Qui te fait signe de la main,
T'invitant à prendre un café.

En prenant un air débonnaire,
Le cœur rieur et l’œil malin,
Il veut, dans un rire cristallin,
Te souhaiter "Bon Anniversaire".

C'était cela ce sentiment
D’inquiétude, d'appréhension.
C'est la réponse à tes questions,
Tu ressentais le poids des ans !

Comment as-tu pu oublier
Qu'il y a bien ..... pas mal de temps,
Celle que tu nommes Maman
Avait, ce jour là, accouché.

Tu prends conscience maintenant,
Que pendant toute la journée,
Tu vas te trouver confronté
Aux hommages de trop de gens.

Tu voudrais partir en exil,
Franchir une porte pour fuir
Tous ceux qui, pour te faire plaidir,
Te rappellent que le temps file.

Tu sais que c'est par gentillesse
Qu'ils t'adressent tous ces bons vœux,
Pourtant tu n'as pas besoin d'eux
Pour sentir poindre la vieillesse.

Pourtant, tout âge a ses désirs
Qu'il faut goûter avec saveur,
Car la recette du bonheur
C'est de vivre avant de partir.

Ne boude pas cette gaîté,
Accepte ces doux compliments,
Et dis-toi que dans peu de temps,
Tu vas pouvoir te rattraper !

Tu entreras dans le concert
De ceux exprimant à leur tour,
Aux personnes qui les entourent,
Un très Joyeux Anniversaire !

Ton cœur en sera allégé,
Et la boucle sera bouclée !
Avril 2013

dimanche 17 mars 2013

La Ballade de "Pas-d'Sous"

Petite fantaisie pour les victimes de ce monde où la réussite ne se traduit que par l'argent, au détriment du plaisir de vivre.

Dans cette société
Notre Dieu est le blé.
On s'émeut, on pleurniche,
On court après l'artiche.

Mais,

Surtout pas de panique
Pour un défaut de fric,
Même si c'est stressant,
Une absence d'argent.

Pour garder le sommeil,
Laissons tomber l'oseille,
Car la bonne fortune
N'est pas liée à la thune.

Mettre entre parenthèse
Cette quête du pèze,
Supprime l'obsession
De la carence de ronds.

Nous aurions le cœur sec
A compter nos kopecks.
Il nous faut des passions
Hors de tous picaillons !

L'amour et l'affection
Se moquent du pognon,
La famille, les amis
Se fichent du grisbi.

Il faut bannir le blues
Provoqué par le flouze,
Car on peut tout créer
Avec ou sans monnaie.

Crions dans la tempête :
"Au diable les pépètes !"
Ce n'est pas un tabou
Que d'être sans-le-sou.

Le plaisir de la vie
Se passe de roupies,
Le cœur est un cadeau
Qui se rit des euros !
Mars 2013

mardi 12 mars 2013

Une Vigne En Hiver

Le bonnet enfoncé, mains chaudement gantées,
Le corps emmitouflé sous les couches de laine,
Le froid cristallisant en nuées son haleine,
Le vigneron s'emploie avec habilité.

En février et mars, c'est le temps de la taille.
Supprimant le bois mort, il compte les bourgeons,
Et les yeux dans les yeux, il coupe le courson,
Qui portera les grains, quête de son travail.

C'est là l'étrangeté de cette profession,
Qui produit le raisin, symbole du soleil,
En grelotant de froid, se glaçant les orteils,
Cela pour contrôler cette végétation.

Car la vigne est ainsi, touffue et débordante.
C'est une obligation de la canaliser.
Il faut donc, en hiver, attendre les gelées
Afin de l'émonder, pendant qu'elle est dormante.

Le voyant besogner, je pense à mon grand-père,
Affairé sur ses vignes, là-bas aux "Amourettes".
Je l'entends maugréer, qualifiant de piquettes
Tous ces vins frelatés, sombres jus de vipère !

Ses vignes sur les dunes, comme à Cap Breton,
Donnaient un vin de sable, pour gosiers...affirmés !
A la Pointe d'Arçay, on peut encore trouver
Quelques pieds égarés, souvent à l'abandon.

Lui aussi, par temps froid, avec son sécateur,
Il ciselait ses ceps méticuleusement,
Rêvant de son nectar, fagotant les sarments
Qui dans l'âtre, le soir, livreraient leur chaleur.

Moments d'isolements et de concentrations
Qui pour tout un chacun, ne serait qu'un calvaire.
Mais le plaisir est là, car c'est pendant l'hiver
Que l'amour du métier saisit le vigneron.

Nous autres ignorants, ne buvant que de l'eau,
Nous avons oubliés pourquoi ces courageux
Affrontent la froidure avec au fond des yeux,
La joie de nous offrir le plus beau des cadeaux.

Le bonnet jusqu'aux yeux, mains chaudement gantées,
Le corps emmitouflé sous les couches de laine,
Le froid cristallisant en nuées son haleine,
Le vigneron s'emploie, en pensant à l'été.
Mars 2013
(Avec l'aimable autorisation pour la photo, du Domaine Laubarel, vins de Gaillac)

samedi 23 février 2013

La Maman de Millie (à Véro)

La maman de Millie
A son regard qui rit
Quand elle voit son enfant,
Faire des facéties,
Jouer les affranchies
En prenant l'air méchant.
La gaîté rejaillit
Quand la maison s'emplit
Des jeux des garnements,
Il n'y a plus d'ennuis,
Les soucis sont partis,
Et c'est réconfortant.

Elle trouve belle la vie,
Se repose l'esprit
Durant ce doux moment.
Et si parfois elle crie,
Ce n'est pas l'hystérie,
C'est pour jouer aux parents !
Elle voudrait dans la vie
Etre petite souris
Pour épier ses enfants,
Pour les guider aussi
Dans leurs choix, leurs envies
Dans ce monde inquiétant.


Quand le temps s'assombrit
On se recentre ainsi
Sur le plus important :
L'amour de nos petits,
Le cœur, nous raffermit,
Le rend beaucoup plus grand.
La photo a saisi
Cet instant de magie,
Rien là de surprenant.
La maman de Millie
A son regard qui rit
Quand elle voit ses enfants !
Février 2013

mercredi 13 février 2013

Ton Corps Manuscrit

Ton corps est un vrai manuscrit,
Ecrit à l'encre de ta vie
Sur ta peau, livret satiné,
Faite pour être caressée.

Car pour déchiffrer ton histoire,
Seules mes mains ont le pouvoir
D'interpréter ces écritures
Crées par des égratignures.

Je m'efforce de retrouver
Ce que notre amour a tracé,
Ces signes de joie, de bonheur,
Reflets des émois de nos cœurs.

Lorsqu'une ride inconnue
Cause des soupçons incongrus,
La jalousie s'installe pour
Faire du tort à notre amour.

Mais ces doutes sont oubliés,
Dès que nos yeux se sont croisés,
Et je poursuis, vaille que vaille,
Cette douce lecture en braille.

Ton épiderme est un roman
Qui s'est bâti au fils du temps,
Résultat de chagrins cachés
Ou bien de plaisirs partagés.

Je te parcours de pore en pore,
Tu restes mon seul réconfort,
Car c'est sur ton corps que se lit
Toute l'histoire de ma vie.
Février 2013
A nouveau, un grand merci à Persilya pour sa charmante illustration

vendredi 4 janvier 2013

Bonne Année 2013

Il est décourageant, en cette fin d'année,
De voir qu'un changement par beaucoup espéré,
Risque d'être bien long, pour venir jusqu'à nous !
Cette année 2012, pourtant si prometteuse,
Laisse dans notre gorge, l'inquiétant arrière-goût
D'une potion amère et peut-être trompeuse.

Mais en prenant de l'âge, il faut bien constater
Que notre monde actuel est à désespérer.
La nature est malade et les hommes sont.... fous
De s'obstiner à croire que leur vie est heureuse.
Si la raison se noie dans des cuves de tofu,
L'égoïsme rend l'intelligence adipeuse.

La violence et les guerres restent sous notre nez,
La vie se définit en études de marchés.
Et l'on voit resurgir, venues d'on ne sait où,
Des propos d'exclusion, des idées vénéneuses,
Qui attisent les haines, défont les garde-fous,
Cheminant sous couvert de pensées religieuses.

Alors, pour 2013, que pouvons-nous souhaiter ?
L'égalité pour tous ? Il faut y renoncer.
Car le 13 pour certains, est un nombre tabou,
Qui ne peut qu'amener une année malheureuse.
Les autres, plein d'espoir, tomberont à genoux,
Puisque viendra pour eux, une saison chanceuse.

Pour toutes ces raisons, je vais me contenter
De vouloir pour le monde, l'amour et la bonté.
Surtout pas de promesse, pas jouer les risque-tout !
J'aimerais simplement que l'année soit heureuse
Pour ceux qui me liront, et je crois malgré tout,
Que d'ici douze mois, les têtes seront joyeuses.

Bonne année !
Décembre 2012

vendredi 21 décembre 2012

Fin du Monde ?

Si vous lisez ce texte, et c'est une évidence,
C'est que la fin du monde, programmée aujourd'hui,
N'était que galéjade, bêtise, impudence,
Bref, elle n'a pas eu lieu et c'est très bien ainsi !

Car cet évènement, qui met le monde en transe
N'est que le résultat d'une sorte d'écrit
Concocté par les hommes, qui, et ce sans offense,
Depuis la nuit des temps, en font des "conneries" !

Il faut être crétin pour penser que l'absence,
Sur un bout de rocher, d'un futur non prédit,
Entraîne c'est certain, pour seule conséquence,
Qu'inévitablement, notre monde périt.

Et si les religions sortent de leur silence
Maintenant, c'est qu'en vérité je vous le dis
(Et pardonnez-moi pour cette réminiscence)
Ces peurs ancestrales, leur servent d'alibi.

Alors, je vous annonce, car il y a urgence,
Que l'apocalypse, n'est pas pour ce mois-ci
Et que, à l'opposé de tous ces puits de science,
C'est au jour le jour que, l'avenir se construit.

Aussi,tournons le dos à toutes ces croyances
Qui veulent commander et le corps et l'esprit,
Regardons vers demain, agissons en confiance.
En respectant le monde, écoutons nos envies.

Pour conclure, j'aimerais vous dire en confidence :
La fin du monde est là, quand le cœur est transi,
Qu'il s'assèche, égoïste et rentre en somnolence,
L'homme n'existe plus, quand l'amour est parti.
Décembre 2012

mardi 20 novembre 2012

Sur Ta Nuque

Sur ta nuque, ce doux baiser
Au moment où tu t'ensommeilles,
Ou bien lorsque je me réveille,
Est un instant privilégié.

Pour moi ce fugace bécot,
Ce geste simple, caressant,
Qui peut sembler bien innocent,
Devient le plus beau des cadeaux.

Je fantasme sur ce poutou,
Laissant mon esprit polisson
Imaginer tous les frissons
Qui irradient depuis ton cou.

Parfois, à travers ce bisou,
Je me sens tel un loup-garou.
Mes mâchoires devenues licou,
Feraient exploser les tabous...

Mais je limite ces suçons !
Et pour ne pas rompre le charme,
Je me tance, me fais gendarme,
Craignant ta désapprobation.

Car si je cumule ces bises,
C'est uniquement à dessein
Que tu me montres le chemin
Qui mène à ma terre promise.

Sur ta nuque ces doux baisers,
Prémices de sensualité,
De bonheur et de voluptés,
Sont gages de félicité.
Novembre 2012

dimanche 11 novembre 2012

11 Novembre

Que commémore-t-on, pendant ce jour férié ?
La victoire d'un pays, le succès des alliés,
La fin de le Première, l'échec de l'ennemi,
Ou encor et toujours, des hommes la folie.
Mais s'il est nécessaire de garder en mémoire
Les actes du passé qui ont fait notre histoire,
Il ne faut pas gommer l'immense boucherie
Engendrée à dessein par ce triste conflit.
Car les millions de morts que l'on a recensés,
Sont toutes les victimes de nos actes insensés.
La Faucheuse ne choisit jamais les tranchées,
Elle supprime la vie, quel que soit le côté.

Que commémore-t-on, pendant ce jour férié ?
L'honneur de la Patrie et ses atrocités.

Si la fin d'une guerre se fête en chantant,
La victoire a toujours un arrière-goût de sang.
Conservons en mémoire toutes les tragédies
Que le peuple subit au nom de la Patrie.
L’Europe fut bâtie sur les ruines de guerres
Ancestrales, imbéciles et presque coutumières,
Avec ce fol espoir de vivre en liberté
Sans avoir dans la tête, l'envie de s'entretuer.
De cette "Der des Ders", plus un seul survivant.
Il serait judicieux de prendre un peu de temps
Pour changer quelque peu l'image de ce jour
Et lui donner ainsi, un tout nouveau contour.

Que commémore-t-on, pendant ce jour férié ?
Qu'il ne faut pas refaire les erreurs du passé.

A l'heure où le Nobel vient de donner son prix,
Que les belligérants sont maintenant amis,
Pourquoi ne pas hisser au milieu de ces tombes,
Un drapeau sur lequel, une blanche colombe
Au milieu des étoiles, et sur un fond bleuté,
Tiendrait dedans son bec, un rameau d'olivier.
Et restons vigilant, car la menace gronde.
On perçoit un concert d'idées nauséabondes,
Sournoisement jetées par des esprits malins,
Pour diviser les peuples et servir leurs desseins.
Le futur de l'Europe restera circonspect,
Si elle veut justifier son Nobel de la Paix.

Que commémore-t-on, pendant ce jour férié ?
Le souvenir conscient et la fraternité.
Novembre 2012

mardi 30 octobre 2012

Chagrin(s) de Toussaint

Voici cinq courts poèmes, sur le même thème, avec presque les mêmes mots.
Ils sont construits en respectant les règles spécifiques liées à chacune des formes retenues.
Du plus prolixe au plus concis, vous trouverez : un rondeau, un double quatrain, un triolet, un tercet et enfin un haïku occidentalisé. Ils sont tous octosyllabiques, à l’exception du tercet.
Curieux de savoir qu'elle sera la forme la plus prisée, j'espère que vous n'hésiterez pas à laisser un petit commentaire...

Tes Larmes

Tes larmes, perles de rosée,
Issues de sanglots étouffés
Qui cultivent mon souvenir,
Et que tu ne peux retenir,
Coulent de ton œil embrumé.

Reflets de ton cœur attristé,
Du fond de ma boîte enterrée,
Je ne sais comment adoucir
Tes larmes.

Ces chrysanthèmes colorés,
Sur ma sépulture, posés,
Ne m'apportent pas de plaisir.
Car ce qui me fait tant souffrir,
C'est de voir ainsi s'écouler
Tes larmes.
Octobre 2012

Chagrin Létal

Petite perle de rosée
Glissant lentement du pétale
De ton œil endeuillé,voilé,
Reflet de ton chagrin létal.

Je ne sais comment soulager
Cette souffrance cardinale.
Tes larmes seront à jamais
Gravées sur ma pierre tombale.
Octobre 2012

En Mémoire de Nos Souvenirs

Ces larmes que je vois couler,
En mémoire de nos souvenirs,
Sont le reflet de tes regrets.

Ces larmes que je vois couler,
Au moment où je dois partir,
Ne peuvent que te faire souffrir.

Ces larmes que je vois couler,
En mémoire de nos souvenirs.
Octobre 2012

 Perle de Rosée

Reflet du désarroi de ton cœur attristé
Par tous ces souvenirs, la perle de rosée
S'écoule du pétale de ton œil endeuillé.
Octobre 2012

Affliction

Perle de rosée
Coulant de ton œil voilé,
Souvenir, chagrin.
Octobre 2012

samedi 20 octobre 2012

A La Terrasse d'Un Café

A la terrasse d'un café,
L'autre jour, je me suis posé,
Pour me revigorer un brin.
Je me sentais fort fatigué,
J'avais envie de m'arrêter,
Une pause sur mon chemin.

Plateau branlant, œil fatigué,
Un fin garçon désabusé
S'approcha d'un pas nonchalant.
Tout ce que j'avais commandé,
Deux croissants avec un café,
Me fut servi d'un air absent.

Les quelques clients installés
Avaient tous l'air très occupé,
Smartphone, I-pad devant les yeux,
PC avec une clé 3G,
Ils ne pouvaient lever le nez,
Semblant vénérer quelque dieu.

Il me prit l'idée saugrenue
De saluer ces inconnus,
D'un mot, d'un geste de la main.
Mais je fus surpris et déçu,
Car la seule réponse fut
Un regard noir et assassin.

Moi qui me souviens de troquets
Bruyants, encombrés, enfumés,
Où l'on trinquait en rigolant,
Les chalands sont devenus muets,
Essentiellement concentrés
Par ce qu'ils voient sur leurs écrans.

Lors, changeant mon orientation,
Je reportais mon attention
Sur le défilé des passants.
Jeunes et vieux à l'unisson,
La main collée au pavillon,
Déambulaient tout en parlant.

Parcelles de conversations,
Secrets intimes en dispersion,
Sans tenir compte des voisins.
Bribes de mots en déraison
Qui me donnaient la sensation
D'être un espion du quotidien.

Sur un banc public au milieu
De la place, un drôle de jeu
Pratiqué par de jeunes gens.
Brassens trouverait ça fâcheux,
De voir ainsi les amoureux,
Ne plus s'embrasser sur les bancs.

Au lieu de s'offrir des caresses,
Ils se parlaient par SMS,
Parfois en se tournant le dos.
J'ai failli crier que l'ivresse
Que l'on trouve dans la tendresse,
Etait le plus beau des cadeaux.

J'ai réglé ma consommation,
Et perdu dans mes réflexions,
Vers mes pénates je partis.
Puis arrivé à la maison,
J'ai rédigé cette chanson,
Simple reflet de mes soucis.

Et pendant que je me relis,
Je ne voudrais pas que ces vies
Se retrouvent gâchées demain.
Ce monde de technologie,
Ne satisfait pas les envies
De partage du genre humain.

Facebook et Twitter, sous pseudos,
Nouveaux cordons ombilicaux,
Moderne standardisation,
Des copains virtuels à gogo,
Chimériques liens amicaux
Qui créent des gens seuls à foison.

Mais je sais que la nostalgie
Est tout sauf une douce amie,
Il faut vivre avec son époque.
Et ce monde qui se construit,
J'espère, gommera les ennuis
Exprimés par ce soliloque !
Octobre 2012

lundi 10 septembre 2012

Le Cœur à Pleurer

J'ai le cœur à pleurer,
Pérorait un clodo
Assis en plein soleil,
Face à tous ces badauds
Au cerveau en sommeil,
Ne voulant l'écouter.

J'ai le cœur à pleurer,
En regardant ces gens
Qui détournent la tête,
Tout en considérant
L'autre comme une bête
Qui menace, un danger.

J'ai le cœur à pleurer,
Devant l'indifférence
Que vous manifestez
Face à mon indécence
D'être là, d'exister,
Disait-il, fatigué.

J'ai le cœur à beugler,
Reprit-il, énervé,
Quand vos yeux de pétoncle
Ne veulent se poser
Sur cet odieux furoncle
De notre société.

J'ai le cœur à brailler,
Face à cet égoïsme,
Fléau de cette époque,
Où seul, le nombrilisme,
Tel un vil streptocoque,
Détruit notre pensée.

J'ai le cœur à crier,
Devant cette injustice
Que constitue l'argent,
Douteux bonheur factice,
Qui consume les gens
Et les fera crever.

J'ai le cœur harassé,
A force de vous dire
Que ce monde s'écroule,
Que vous aussi, sans rire,
Vous grossirez la foule
De ces déshérités !

J'ai le cœur à hurler,
Qu'il est temps de se voir,
Et d'oser se parler,
Pour partager l'espoir
D'un futur éveillé,
Consacré à s'aimer.

Je me suis arrêté, pour écouter cet homme,
Qui s'enivrait de mots, tout autant que de rhum,
Puis j'ai levé les yeux sur mes contemporains,
Et soudain, j'ai eu honte de notre genre humain.
Septembre 2012

samedi 31 décembre 2011

Vœux 2012 - Pour en finir avec le blues !

C’est vrai que ma plume est restée (peut-être) trop longtemps, coincée dans son encrier, et ce malgré les relances écrites ou orales, les remontrances, voire les menaces, les suppliques et les encouragements que vous m’avez prodigués ces derniers mois !!

Aussi, je profite de cette période de vœux, pour, vite, vite, pondre un petit quelque chose (car je crois que sinon, la colère gronderait !) et comme arrive le « bon temps » des résolutions, je vous promets d’être un peu plus assidu à ma page blanche.

Merci à tous, bisous et bonne année (et surtout la santé, non de d’là !)


Pour en finir avec le blues

C'est déjà la fin d'une année,
Plongée dans la morosité,
Où il fut ardu de trouver
De quoi sourire ou bien rêver.

Car les poètes ont perdu pied
Dans cette étrange société
Où l'avidité fait rimer
Mensonge, haine et cruauté.

Leurs cerveaux marchent à l'envers,
Ils ne voient plus la vie en vers.
Impossible de concocter
Le plus misérable sonnet.

Comme tous, ils sont en attente
D'un mouvement, d'une impatiente
Envie d'envoyer tout valser,
Afin de tout recommencer.

Ce n'est pas révolutionnaire
Que de vouloir, pour cette terre,
Juste un peu de sincérité,
De paix, d'amour et de bonté.

Ce sont des pensées archaïques,
Un zeste de songes utopiques
Qui ne sont plus le quotidien
De nombre de contemporains.

Pourtant, ces données essentielles
Sont au cœur de tous ceux et celles
Qui croient que la vie se partage,
Sans tricherie ni noyautage.

Dans cette année électorale,
Submergée de phrases "morales",
Souhaitons que tous les prétendants
Sèment de vérités, leurs chants.

Car il est temps de retrouver
Un peu d'espoir et de gaîté,
Un soupçon d'entraide, de rire,
Un rien de bonheur, un sourire.

Mais c'est avant tout, à chacun
De se secouer, tendre la main
A l'inconnu, à son voisin,
L'accompagner sur son chemin...

Non, le monde n'est pas foutu,
Si tous, on se bouge le c.. ,
Afin que l'année 2012
Nous sorte enfin de tout ce blues !!
Décembre 2011

mercredi 14 septembre 2011

C'est La Rentrée !

En ce jour de rentrée, on redevient gamin
En voyant dans la rue, passer tous ces bambins
Qui reprennent, sac au dos, l'ancestrale habitude.
Et soudain nous revient dans le creux de l'oreille,
Le murmure des voix engourdies de sommeil,
Qui traduisait souvent, une sourde inquiétude.

Chaque année le mystère était renouvelé :
Quel sera notre prof. ? Qu'est-ce qui allait changer ?
Allait-on retrouver nos amis, nos copains ?
Mais ces questionnements et ces supputations
Finissaient par trouver leurs justes solutions,
Et l'angoisse s'envolait dans les poignées de mains.

Après les retrouvailles, première récréation,
La cloche retentissait, scellant les discussions.
Appelé par le maître, on se mettait en rangs.
Puis en file silencieuse, on entrait dans la classe,
S'asseyant au pupitre, fouillant dans sa besace
Pour sortir et ranger ses affaires, doctement.

Tout était inédit et pourtant habituel.
Même école, même décor, rituel sempiternel,
Ce dont l'instituteur jouissait à satiété :
"Pas un bruit dans la classe, assis, en rang, debout,
Avancez en silence, ça suffit, taisez-vous !"
Une façon pour lui d'être un peu moins stressé !?

Mais il était plaisant de s'asseoir à "sa" table,
La lumière des carreaux inondant son cartable
Qui allait se remplir de nos nouveaux bouquins.
Les livres de géo., de science nat. ou d'histoire,
Nous incitaient à prendre le chemin d'un savoir
Où l'imagination sublimait le train-train.

Et que dire du bonheur d'entamer un cahier.
Première page lisse, simplement quadrillée,
Sur laquelle on s'applique, tout en tirant la langue.
Pour soigner ce travail, on était concentré
Afin d'éliminer le risque d'un pâté.
Ce labeur terminé, nous nous sentions exsangues !

Le premier jour d'école est toujours important,
Maintenant comme hier, pour tous les jeunes enfants.
Et malgré les bravades, certains ont le cœur gros.
Mais en prenant de l'âge, c'est avec émotion
Qu'ils se rappelleront ces matins d'exception
Qui apportent aux gamins, le savoir en cadeau.

Aujourd'hui les baskets remplacent les godillots,
Les apartés complices ne sont plus que textos.
Les voitures des mamans défilent devant nos yeux.
Toujours accompagnés, les marmots ne courent plus,
Et la surprotection a tué le chahut.
Est-ce ainsi que l'on rend les enfants plus heureux ?

Ce qui ne change pas, c'est le désir d'apprendre
Que tout bon professeur doit semer dans ces tendres
Cerveaux enfantins, le merveilleux défi.
Ce sont bien les acquis et la curiosité
Qui permet à chacun de pouvoir avancer,
Seuls garants avérés de la démocratie.

Car cet enseignement, c'est l'école de la vie,
C'est ce qui nous empêche de rester asservis.
On comprend mieux le monde, on devient solidaire.
Aussi, vous les édiles, ne démolissez pas
Ce qui fait le grandeur de n'importe quel Etat,
Sous couvert d'une réforme de la carte scolaire !

Apprendre est plus qu'un droit, c'est une nécessité,
Et vous êtes criminels d'aller démanteler,
Pour des histoires d'argent, cette prime liberté.
La santé, la justice et bien sûr l'instruction,
Doivent être les uniques soucis d'une Nation.
Et c'est pour l'avenir qu'ainsi vous œuvrerez.
Septembre 2011

mercredi 31 août 2011

Fait Chaud !

40° à l'ombre, c'est une canicule !
Le corps est aux abois affolant ses cellules.
Craignant par dessus tout, la déshydratation,
Il songe au froid arctique, salvatrice glaciation !

Alors que tout l'hiver, et cela sans scrupules,
Nous avons consulté brochures et fascicules
Qui nous incitaient fort à partir bien au chaud,
Dans des pays lointains, nouveaux eldorados !

Mais là, nous ne pouvons que rester incrédules
De voir nos pores suinter, de l'aube au crépuscule.
Le thermomètre monte, sans vouloir redescendre,
Voulant battre un record, et cela sans attendre.

On rêve de piscines, se tremper, faire des bulles...
Et puis sucer des glaces, sans craindre le cumul
De calories, de crème, de sucre et de sirops.
S'engouer à loisir et zut pour les kilos !

Le travail-buissonnier semble faire des émules,
S'entêter au labeur devenant ridicule.
La moiteur obsédante altérant l'attention,
Il vaut mieux, c'est certain, rester à la maison.

Dans le logis on traîne, tout comme un somnambule,
Pieds nus sur le dallage, abandonnant ses mules.
Et espérant trouver une quelconque fraîcheur,
On laisse grand ouvert le réfrigérateur !

Pour demeurer au frais, on cherche la formule,
Et malgré la touffeur, on cogite, on calcule.
Les fenêtres ouvertes et les volets fermés,
Se jeter sur son lit et rester allongé.

Que peut-on faire alors, cloîtré dans sa cellule ?
Se laisser envahir par des pensées... crapules ?
Car, et c'est bien curieux, une telle chaleur
Ne calme pas du tout, de l'amour, les ardeurs...

Lorsque nous nous trouvons ainsi sous la férule
D’Hélios, le lumineux, il faut, sans préambule,
Se laisser paresser mais aussi fort aimer
Dans la quiète pénombre d'une chambre fermée.

Moralité :
Il est urgent d'admettre que le mot "Canicule"
S'écrit toujours avec un grand "Lit" majuscule !
Août 2011

lundi 1 août 2011

Le Bac en Poche !

Enfin, c'est dans la poche !
Il a fallu suer,
Se creuser la caboche,
Réviser et stresser.
Oublier les plaisirs
Et rester concentré,
Cela pour n'obtenir
Qu'un morceau de papier !

Mais toi, tu sais fort bien
Que c'est tout autre chose.
C'est surtout un tremplin,
Non une apothéose,
Vers une nouvelle vie,
Douce métamorphose,
Que l'on veut réussie,
Que l'on espère rose.

Mais assez de casse-tête,
Il est temps de songer
A rien, sinon la fête,
Le rire et la gaîté.
Jouis de tout, cet été,
Sans songer qu'à l'automne,
Tu iras essuyer
Les bancs de la Sorbonne !

Car, après les vacances,
Et malgré ton envie,
Tu quitteras l'enfance,
Tu changeras de vie.
Tu devras t'assumer,
Enfin indépendant !
Trompeuse liberté
Qui t'angoisse à présent.

Mais au-delà des doutes,
Le véritable exploit,
C'est de tracer sa route
En assumant ses choix.
Le chemin sera long,
Semé de joies, de peines,
De souhaits inféconds,
D'amour, parfois de haine...

Mais dans ton allégresse,
Et tu as bien raison,
Tu te noies dans l'ivresse
D'une toute autre chanson !
Au diable les phraseurs
Et tous les rabat-joies,
Savoure ton bonheur,
C'est ton tour, c'est ton droit.
Juillet 2011

lundi 17 janvier 2011

Une Jeune Femme Assise...

Une jeune femme assise, qui attend quelque chose
Ou peut-être quelqu'un, ou fait juste une pause.
Son visage est charmant mais je fronce le sourcil,
Car je vois une goutte accrochée à son cil.

Est-ce un reste d'ondée qui frappe la verrière
De cette gare bruyante, qui telle la fourmilière,
Abrite, pour quelques temps, une foule de gens
Egarés, habitués, pressés ou hésitants ?

Est-ce une perle de suée, après avoir couru
A travers cette immense salle des pas perdus ?
Inquiète par le risque de louper son train,
Sésame incontournable des horizons lointains.

Est-ce, comme Pierrot, une larme éternelle,
Blessure qu'elle gardera dans le plus profond d'elle ?
Symbole d'un amour impossible ou fini.
L'a-t-il abandonné ou bien s'est-elle enfuie ?

Mais pourquoi cette goutte reste-t-elle accrochée,
Refusant, sur la joue, de se laisser glisser ?
Telle une aigue-marine, parure naturelle,
Elle attire le regard et rend cette femme belle.

Belle par le mystère qui entoure cet instant,
Moment privilégié au milieu de ces gens
Conformistes et stressés, qui refusent l'aventure
Et ignorent le monde, le nez dans leurs chaussures.

Il faut que je dénoue cette énigme, ce secret.
Juste le temps d'aller composter mon billet.
J'aperçois la machine, objet d'art incongru,
Un "clac", je me retourne, la dame a disparu !

Sur la pointe des pieds, j'examine la foule
Qui ondule et reflue, un peu comme la houle
D'un océan sauvage et jamais reposé,
Dans lequel l'inconnue est partie, s'est noyée !

Je ne saurai jamais qu'elle était cette gemme,
Cet ornement discret qui me vaut ce poème.
Et c'est en repensant au texte d'Antoine Pol,
Que je repars, frustré, en remontant mon col.
Janvier 2011
Comme elle pensait, à juste titre, que depuis quelques temps, ce blog manquait de couleurs, Persilya m'a envoyé ce charmant dessin, ce dont je la remercie chaleureusement.