Une jeune femme assise, qui attend quelque chose
Ou peut-être quelqu'un, ou fait juste une pause.
Son visage est charmant mais je fronce le sourcil,
Car je vois une goutte accrochée à son cil.
Est-ce un reste d'ondée qui frappe la verrière
De cette gare bruyante, qui telle la fourmilière,
Abrite, pour quelques temps, une foule de gens
Egarés, habitués, pressés ou hésitants ?
Est-ce une perle de suée, après avoir couru
A travers cette immense salle des pas perdus ?
Inquiète par le risque de louper son train,
Sésame incontournable des horizons lointains.
Est-ce, comme Pierrot, une larme éternelle,
Blessure qu'elle gardera dans le plus profond d'elle ?
Symbole d'un amour impossible ou fini.
L'a-t-il abandonné ou bien s'est-elle enfuie ?
Mais pourquoi cette goutte reste-t-elle accrochée,
Refusant, sur la joue, de se laisser glisser ?
Telle une aigue-marine, parure naturelle,
Elle attire le regard et rend cette femme belle.
Belle par le mystère qui entoure cet instant,
Moment privilégié au milieu de ces gens
Conformistes et stressés, qui refusent l'aventure
Et ignorent le monde, le nez dans leurs chaussures.
Il faut que je dénoue cette énigme, ce secret.
Juste le temps d'aller composter mon billet.
J'aperçois la machine, objet d'art incongru,
Un "clac", je me retourne, la dame a disparu !
Sur la pointe des pieds, j'examine la foule
Qui ondule et reflue, un peu comme la houle
D'un océan sauvage et jamais reposé,
Dans lequel l'inconnue est partie, s'est noyée !
Je ne saurai jamais qu'elle était cette gemme,
Cet ornement discret qui me vaut ce poème.
Et c'est en repensant au texte d'Antoine Pol,
Que je repars, frustré, en remontant mon col.
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lundi 17 janvier 2011
jeudi 4 novembre 2010
Effort de Mémoire
Les souvenirs sont de frêles oiseaux migrateurs
Qui, périodiquement, revisitent leurs nids,
Surgissant d'un ailleurs, submergeant nos esprits
D'une impériosité qui tantôt, nous fait peur.
Si certains sont chargés de tristesse, de noirceur,
En nous remémorant des moments de dépit,
Les personnes disparues, rancœurs ou tromperies,
Ils nous minent et parfois, agissent en destructeur.
D'autres sont plus légers, et même excitateurs.
Furtifs, insaisissables tels de fins colibris,
Ils nous rappellent gaiement les plaisirs de la vie.
Du rire et de la joie, ils deviennent les vecteurs.
Les souvenirs sont de frêles oiseaux migrateurs
Qui à chaque passage, créent notre biographie,
Jusqu'à ce que la vie ne soit plus notre amie,
Cédant la préséance à ce vil Alzheimer !
Mais qu'ils soient permanents ou juste baladeurs,
Les souvenirs nous aident à modeler nos vies
Car la mémoire est le carburant de l'esprit.
C'est ce qui permet de concevoir des valeurs.
Aussi, dépêchons-nous de jouir des ces acteurs,
Avant que tout s'efface, que nos joies, nos envies,
Nos peines et nos espoirs, ce qui nous définit,
S'envolent dans la fumée d'un incinérateur.
Les souvenirs sont de frêles oiseaux migrateurs
Qui à chaque voyage nous protègent de l'oubli,
Instillant dans les têtes des parents, des amis,
Des images de nous qu'ils gardent dans leurs cœurs.
En ce mois de Novembre où nous couvrons de fleurs
Les tombes de ces gens que nous avons chéris,
Sachons qu'un de ces jours, nous serons, nous aussi,
Simple tas de poussière guettant un visiteur.
Alors, faisons l'effort, tentons cette gageure
De penser plus souvent à ceux qui sont partis,
Afin que la mémoire prolonge ainsi leurs vies,
En espérant qu'un jour, notre image demeure !
Qui, périodiquement, revisitent leurs nids,
Surgissant d'un ailleurs, submergeant nos esprits
D'une impériosité qui tantôt, nous fait peur.
Si certains sont chargés de tristesse, de noirceur,
En nous remémorant des moments de dépit,
Les personnes disparues, rancœurs ou tromperies,
Ils nous minent et parfois, agissent en destructeur.
D'autres sont plus légers, et même excitateurs.
Furtifs, insaisissables tels de fins colibris,
Ils nous rappellent gaiement les plaisirs de la vie.
Du rire et de la joie, ils deviennent les vecteurs.
Les souvenirs sont de frêles oiseaux migrateurs
Qui à chaque passage, créent notre biographie,
Jusqu'à ce que la vie ne soit plus notre amie,
Cédant la préséance à ce vil Alzheimer !
Mais qu'ils soient permanents ou juste baladeurs,
Les souvenirs nous aident à modeler nos vies
Car la mémoire est le carburant de l'esprit.
C'est ce qui permet de concevoir des valeurs.
Aussi, dépêchons-nous de jouir des ces acteurs,
Avant que tout s'efface, que nos joies, nos envies,
Nos peines et nos espoirs, ce qui nous définit,
S'envolent dans la fumée d'un incinérateur.
Les souvenirs sont de frêles oiseaux migrateurs
Qui à chaque voyage nous protègent de l'oubli,
Instillant dans les têtes des parents, des amis,
Des images de nous qu'ils gardent dans leurs cœurs.
En ce mois de Novembre où nous couvrons de fleurs
Les tombes de ces gens que nous avons chéris,
Sachons qu'un de ces jours, nous serons, nous aussi,
Simple tas de poussière guettant un visiteur.
Alors, faisons l'effort, tentons cette gageure
De penser plus souvent à ceux qui sont partis,
Afin que la mémoire prolonge ainsi leurs vies,
En espérant qu'un jour, notre image demeure !
Novembre 2010
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