jeudi 22 mars 2012

Inéluctablement


Inéluctablement, on trace son chemin.
On croît tout contrôler, ses besoins, ses envies,
Mais ce sont les fortunes qui guident notre vie.
Y aurait-il vraiment un quelconque destin ?

Pourtant, on voudrait tant combattre cet état,
En implorant la chance ou des divinités.
La moindre réussite nous emplit de gaîté,
surestimant toujours le moindre résultat !

Inéluctablement, on vit dans un brouillard
Qui obstrue notre vue et réduit notre esprit.
Un égoïsme allié à la technologie
Détruit notre pensée, rend le cerveau flemmard !

Pourtant, la société, nous pouvons la changer :
Un soupçon d'attention pour l'étranger qui passe,
Un sourire, un regard, une attention fugace,
Nous amenant à plus de solidarité.

Inéluctablement, notre fin se rapproche.
Le décompte du temps ne fait pas de sursis !
Nous naissons pour mourir, c'est la loi de la vie.
C'est peut-être ici-bas, le principal reproche !

Mais si la camarde ne faisait son office,
A quoi servirait donc d'avoir des enfants ?
Ils sont la quintessence de tous les ascendants,
Offrant l'éternité comme seul bénéfice.

Inéluctablement, il paraît que l'amour
Ne dure qu'un clin d’œil, s'épuise au fil du temps.
Des propos placebo que bon nombre de gens
Professent quand le cœur s'attriste, devient lourd.

Mais, malgré les absences, les ennuis, les tourments,
Je sais que l'essentiel se résume à nous deux !
Et comme mon amour illumine tes yeux,
Je serai toujours là, ................ inéluctablement !
Mars 2012

samedi 31 décembre 2011

Vœux 2012 - Pour en finir avec le blues !

C’est vrai que ma plume est restée (peut-être) trop longtemps, coincée dans son encrier, et ce malgré les relances écrites ou orales, les remontrances, voire les menaces, les suppliques et les encouragements que vous m’avez prodigués ces derniers mois !!

Aussi, je profite de cette période de vœux, pour, vite, vite, pondre un petit quelque chose (car je crois que sinon, la colère gronderait !) et comme arrive le « bon temps » des résolutions, je vous promets d’être un peu plus assidu à ma page blanche.

Merci à tous, bisous et bonne année (et surtout la santé, non de d’là !)


Pour en finir avec le blues

C'est déjà la fin d'une année,
Plongée dans la morosité,
Où il fut ardu de trouver
De quoi sourire ou bien rêver.

Car les poètes ont perdu pied
Dans cette étrange société
Où l'avidité fait rimer
Mensonge, haine et cruauté.

Leurs cerveaux marchent à l'envers,
Ils ne voient plus la vie en vers.
Impossible de concocter
Le plus misérable sonnet.

Comme tous, ils sont en attente
D'un mouvement, d'une impatiente
Envie d'envoyer tout valser,
Afin de tout recommencer.

Ce n'est pas révolutionnaire
Que de vouloir, pour cette terre,
Juste un peu de sincérité,
De paix, d'amour et de bonté.

Ce sont des pensées archaïques,
Un zeste de songes utopiques
Qui ne sont plus le quotidien
De nombre de contemporains.

Pourtant, ces données essentielles
Sont au cœur de tous ceux et celles
Qui croient que la vie se partage,
Sans tricherie ni noyautage.

Dans cette année électorale,
Submergée de phrases "morales",
Souhaitons que tous les prétendants
Sèment de vérités, leurs chants.

Car il est temps de retrouver
Un peu d'espoir et de gaîté,
Un soupçon d'entraide, de rire,
Un rien de bonheur, un sourire.

Mais c'est avant tout, à chacun
De se secouer, tendre la main
A l'inconnu, à son voisin,
L'accompagner sur son chemin...

Non, le monde n'est pas foutu,
Si tous, on se bouge le c.. ,
Afin que l'année 2012
Nous sorte enfin de tout ce blues !!
Décembre 2011

mercredi 14 septembre 2011

C'est La Rentrée !

En ce jour de rentrée, on redevient gamin
En voyant dans la rue, passer tous ces bambins
Qui reprennent, sac au dos, l'ancestrale habitude.
Et soudain nous revient dans le creux de l'oreille,
Le murmure des voix engourdies de sommeil,
Qui traduisait souvent, une sourde inquiétude.

Chaque année le mystère était renouvelé :
Quel sera notre prof. ? Qu'est-ce qui allait changer ?
Allait-on retrouver nos amis, nos copains ?
Mais ces questionnements et ces supputations
Finissaient par trouver leurs justes solutions,
Et l'angoisse s'envolait dans les poignées de mains.

Après les retrouvailles, première récréation,
La cloche retentissait, scellant les discussions.
Appelé par le maître, on se mettait en rangs.
Puis en file silencieuse, on entrait dans la classe,
S'asseyant au pupitre, fouillant dans sa besace
Pour sortir et ranger ses affaires, doctement.

Tout était inédit et pourtant habituel.
Même école, même décor, rituel sempiternel,
Ce dont l'instituteur jouissait à satiété :
"Pas un bruit dans la classe, assis, en rang, debout,
Avancez en silence, ça suffit, taisez-vous !"
Une façon pour lui d'être un peu moins stressé !?

Mais il était plaisant de s'asseoir à "sa" table,
La lumière des carreaux inondant son cartable
Qui allait se remplir de nos nouveaux bouquins.
Les livres de géo., de science nat. ou d'histoire,
Nous incitaient à prendre le chemin d'un savoir
Où l'imagination sublimait le train-train.

Et que dire du bonheur d'entamer un cahier.
Première page lisse, simplement quadrillée,
Sur laquelle on s'applique, tout en tirant la langue.
Pour soigner ce travail, on était concentré
Afin d'éliminer le risque d'un pâté.
Ce labeur terminé, nous nous sentions exsangues !

Le premier jour d'école est toujours important,
Maintenant comme hier, pour tous les jeunes enfants.
Et malgré les bravades, certains ont le cœur gros.
Mais en prenant de l'âge, c'est avec émotion
Qu'ils se rappelleront ces matins d'exception
Qui apportent aux gamins, le savoir en cadeau.

Aujourd'hui les baskets remplacent les godillots,
Les apartés complices ne sont plus que textos.
Les voitures des mamans défilent devant nos yeux.
Toujours accompagnés, les marmots ne courent plus,
Et la surprotection a tué le chahut.
Est-ce ainsi que l'on rend les enfants plus heureux ?

Ce qui ne change pas, c'est le désir d'apprendre
Que tout bon professeur doit semer dans ces tendres
Cerveaux enfantins, le merveilleux défi.
Ce sont bien les acquis et la curiosité
Qui permet à chacun de pouvoir avancer,
Seuls garants avérés de la démocratie.

Car cet enseignement, c'est l'école de la vie,
C'est ce qui nous empêche de rester asservis.
On comprend mieux le monde, on devient solidaire.
Aussi, vous les édiles, ne démolissez pas
Ce qui fait le grandeur de n'importe quel Etat,
Sous couvert d'une réforme de la carte scolaire !

Apprendre est plus qu'un droit, c'est une nécessité,
Et vous êtes criminels d'aller démanteler,
Pour des histoires d'argent, cette prime liberté.
La santé, la justice et bien sûr l'instruction,
Doivent être les uniques soucis d'une Nation.
Et c'est pour l'avenir qu'ainsi vous œuvrerez.
Septembre 2011

mercredi 31 août 2011

Fait Chaud !

40° à l'ombre, c'est une canicule !
Le corps est aux abois affolant ses cellules.
Craignant par dessus tout, la déshydratation,
Il songe au froid arctique, salvatrice glaciation !

Alors que tout l'hiver, et cela sans scrupules,
Nous avons consulté brochures et fascicules
Qui nous incitaient fort à partir bien au chaud,
Dans des pays lointains, nouveaux eldorados !

Mais là, nous ne pouvons que rester incrédules
De voir nos pores suinter, de l'aube au crépuscule.
Le thermomètre monte, sans vouloir redescendre,
Voulant battre un record, et cela sans attendre.

On rêve de piscines, se tremper, faire des bulles...
Et puis sucer des glaces, sans craindre le cumul
De calories, de crème, de sucre et de sirops.
S'engouer à loisir et zut pour les kilos !

Le travail-buissonnier semble faire des émules,
S'entêter au labeur devenant ridicule.
La moiteur obsédante altérant l'attention,
Il vaut mieux, c'est certain, rester à la maison.

Dans le logis on traîne, tout comme un somnambule,
Pieds nus sur le dallage, abandonnant ses mules.
Et espérant trouver une quelconque fraîcheur,
On laisse grand ouvert le réfrigérateur !

Pour demeurer au frais, on cherche la formule,
Et malgré la touffeur, on cogite, on calcule.
Les fenêtres ouvertes et les volets fermés,
Se jeter sur son lit et rester allongé.

Que peut-on faire alors, cloîtré dans sa cellule ?
Se laisser envahir par des pensées... crapules ?
Car, et c'est bien curieux, une telle chaleur
Ne calme pas du tout, de l'amour, les ardeurs...

Lorsque nous nous trouvons ainsi sous la férule
D’Hélios, le lumineux, il faut, sans préambule,
Se laisser paresser mais aussi fort aimer
Dans la quiète pénombre d'une chambre fermée.

Moralité :
Il est urgent d'admettre que le mot "Canicule"
S'écrit toujours avec un grand "Lit" majuscule !
Août 2011

mercredi 17 août 2011

Rêve Polynésien

Avec quelques galets, des algues et un bâton,
L'artiste, sur la plage, a créé l'évasion.

Dans cet été gâté, sans aucune allégresse,
Où le sable mouillé, reflète la noirceur
D'un ciel tant encombré qu'il renie la couleur,
Cet auteur inspiré, calme notre tristesse.

Un dessin éphémère et l'esprit s'émerveille,
En route vers ces contrées où le rêve s'ensoleille.

Des noms d'iles lointaines, fleurissent dans nos têtes :
Tahiti, les Marquises, Gambier, Bora-Bora,
Société, Tuamotu, Wallis et Futuna.
Ils nous chantent le plaisir, les vacances et la fête.

Partir dans ces régions, traverser les atolls,
Libérer sa pensée, briser la camisole.

Jouer à Robinson, se sentir seul eu monde,
Allongé sur la sable, sous un grand cocotier,
En redoutant, du large, l'arrivée d'un voilier
Qui viendrait altérer notre âme vagabonde.

Repartir sur la mer, plonger dans les lagons,
Fasciné par la danse bigarrée des poissons.

Se laisser emporter, comme en apesanteur,
Planant dans l'océan avec les chaetodons,
Puis choisir son repas en lançant un harpon
Et revenir sur terre, rassasié de couleurs.

A grands coups de machette, marcher dans les dédales
D'une jungle abondante, luxuriance tropicale.

Cueillir tout en marchant le fruit de l'arbre à pain,
Se gaver de goyaves, boire le lait de coco,
Goût sucré de la mangue, amertume du nono.
Savoir que le plaisir peut apaiser la faim !

Etre déconcerté par le charme des fleurs
Dont le langage usuel, donne les clefs du bonheur.

Rester comme pétrifié devant cette beauté
Que dégage l'élégance d'un bouquet d'hibiscus.
Se sentir bouleversé, et risquer l'infarctus,
Par la délicatesse d'une fleur de tiaré.

Accepter le sourire et ce collier de fleurs
Dont l'odeur enivrante, vous chavire le cœur.

Etre charmé, conquis, par la sensualité
Des belles vahinés qui inspirèrent Gauguin.
Elles invitent à l'amour rien qu'en tendant les mains,
Voilant d'un paréo, leur tendre nudité.

Ces lieux aux antipodes de nos sombres journées,
Existent-ils, ou bien ne sont-ils que rêvés ?

Même s'il n'y a pas de paradis sur terre,
Il est bon de savoir que l'on peut s'évader
En voyant un dessin, en captant une idée,
Car le rêve est pour tous, une chimère nécessaire.

Et si l'auteur avait dessiné une sirène ?
Adieu les vahinés, la quête d'un éden !

Mais l'imagination se moque du sujet.
Elle nous emporte loin de cette réalité
Qui sclérose nos vies, nous empêche d'avancer.
Elle nous donne le pouvoir de vaincre l'anxiété !

Avec quelques galets, des algues et un bâton,
L'artiste, sur la plage, a créé l'illusion.
Août 2011

PS : Un grand merci à Véro qui m'a si gentiment, prêté cette photo.

lundi 1 août 2011

Le Bac en Poche !

Enfin, c'est dans la poche !
Il a fallu suer,
Se creuser la caboche,
Réviser et stresser.
Oublier les plaisirs
Et rester concentré,
Cela pour n'obtenir
Qu'un morceau de papier !

Mais toi, tu sais fort bien
Que c'est tout autre chose.
C'est surtout un tremplin,
Non une apothéose,
Vers une nouvelle vie,
Douce métamorphose,
Que l'on veut réussie,
Que l'on espère rose.

Mais assez de casse-tête,
Il est temps de songer
A rien, sinon la fête,
Le rire et la gaîté.
Jouis de tout, cet été,
Sans songer qu'à l'automne,
Tu iras essuyer
Les bancs de la Sorbonne !

Car, après les vacances,
Et malgré ton envie,
Tu quitteras l'enfance,
Tu changeras de vie.
Tu devras t'assumer,
Enfin indépendant !
Trompeuse liberté
Qui t'angoisse à présent.

Mais au-delà des doutes,
Le véritable exploit,
C'est de tracer sa route
En assumant ses choix.
Le chemin sera long,
Semé de joies, de peines,
De souhaits inféconds,
D'amour, parfois de haine...

Mais dans ton allégresse,
Et tu as bien raison,
Tu te noies dans l'ivresse
D'une toute autre chanson !
Au diable les phraseurs
Et tous les rabat-joies,
Savoure ton bonheur,
C'est ton tour, c'est ton droit.
Juillet 2011

lundi 25 juillet 2011

Le Cadenas

Parce que ce mois de juillet n'est pas terrible, et pour passer le temps froid et pluvieux, je vous propose une énigme à résoudre :

Le Cadenas de la Cave à Vin
ou : Jack réussira-t-il à trouver la bonne combinaison ?

1ère partie (indice : "Les premiers sont toujours les plus importants"):

Juste après avoir fini de panser son cheval, Jack, le fameux randonneur francilien, décide qu'il goûtera ce délicieux vin du saumurois, dont il a traversé les cépages pour arriver jusqu'ici.

Une toute petite gorgée ne lui fera que du bien, pour gommer la fatigue de la journée. Avec modération, bien sûr !

Histoire de faire plus ample connaissance avec le vigneron qui lui a prêté un pré pour la nuit, il va toquer à sa porte, espérant bien apprécier ce nectar au cours de la discussion.

De toute évidence, ce brave homme, tout sourire et la gentillesse même aime également faire des blagues à ses invités, et c'est ainsi qu'il prie notre randonneur d'aller lui-même chercher la bouteille dans la cave à vin en le prévenant qu'il lui faudra trouver la bonne combinaison, le bon code, pour ouvrir le cadenas.

Code ? Trouver un code ? Jack est dubitatif, mais poussé par son envie gustative, il décide de relever le défi et part gaillardement vers la cave.

Sur le chemin, il se demande comment découvrir une combinaison chiffrée, sans autre indice que son intuition et la promesse du propriétaire de trouver un message explicatif à proximité de la porte.

Une cavité est effectivement présente dans le mur , près du cadenas et elle renferme une bouteille qui contient une missive qu'il s'évertue à retirer avec la pointe de son couteau.

Enveloppe bien étrange, au papier défraîchi, qui contient un parchemin qui lui est adressé et dont il prend immédiatement connaissance.


Normalement, après avoir résolu cette première partie, vous devriez savoir ou avoir une idée de ce qu'il faut découvrir ! 2ème partie (le contenu du message) :

Aller de Vélizy au village de Bourgueil,
Il y a peu d'écart, juste un petit écueil.
Mais pour l'escamoter, ce n'est pas bien sorcier,
Tu n'auras simplement qu'un seul point à changer.
Nul besoin de cheveux en quatre se couper,
Il n'y a qu'un facteur qui peut les rapprocher !
Rien de bien compliqué pour la résolution
Tu dois juste trouver la bonne combinaison.
Mais fais bien attention, quelque cheval de Troie
Pourrait te faire douter, te donner de l'effroi.
Et lorsque du mystère, tu trouveras la clé,
Tourne sept fois la langue, avant de l'énoncer.
Car si tu te trompais, tu marquerais zéro
Et resterais, benêt, planté le bec dans l'eau !

Maintenant, vous avez tous les éléments pour inscrire la bonne combinaison dans le cadenas ...

mardi 7 juin 2011

Conjonction de Coordination

Mais il est établi, que les gens amoureux
Ou en passe de l'être, pour se sentir heureux,
Et vivre leur amour, ne pensent souvent qu'à eux.
Donc vous, tous les mordus, vous vous croyez chanceux !
Or, ce destin tracé, ce chemin voluptueux,
Ni plan, ni rectiligne, bousculera vos vœux,
Car l'amour est parfois un lutin facétieux !
Juin 2011

vendredi 3 juin 2011

Manque d'Inspiration

Ma muse a pris la fuite, partie vers un ailleurs
Où elle espère trouver une tout autre bonheur,
Un auteur plus prolixe et plus intellectuel
Qui lui fera accroire que la vie est plus belle.

Pourquoi me laisse-t-elle dans un tel désarroi ?
Mon talent d'écriture est, certes, maladroit,
Mais je suis bien certain qu'elle ne pourra trouver
Autre part, plus d'amour et de sincérité.

Contrairement à d'autres, ce n'est pas la tristesse
Qui suscite chez moi, cette envie, ce doux stress.
C'est lorsque le bonheur inonde mon esprit
Que j'aiguise mes mots et me noie dans l'écrit.

Dès que la peine est là, rongeant mon appétit,
Je ne peux commencer un quelconque récit.
Ma tête est insensée, j'erre dans la maison,
Ne pouvant rédiger, j'ai vraiment l'air d'un con !

Aussi je reste assis, face à la page blanche,
Me sentant inutile, un peu comme ces dimanches,
Où le temps, immobile, faisant peser les heures,
Préfigurait déjà, l'absence et le malheur.

Dois-je tout arrêter, par manque d'inspiration,
Ou alors continuer mes élucubrations ?
Si elle ne revient pas, me laissant seul ici,
Mes discours ne seront que vils salmigondis.

De me lâcher ainsi, peut-être qu'elle s'amuse.
Il faut lui faire comprendre qu'elle attige, qu'elle abuse.
Que je suis éreinté et que mon âme use
Toute ma volonté à retrouver sa muse !

Si vous la rencontrez, au détour d'un courriel,
D'une ode, d'un recueil, d'un livre ou d'une nouvelle,
Dites lui, je vous prie, qu'il y a à demeure,
Quelqu'un qui se languit et dont saigne le cœur !
Mai 2011

mardi 19 avril 2011

La Généalogie

Cela commence toujours par la curiosité
De savoir, simplement, qui étaient nos aînés,
Tous ces gens inconnus qui traversèrent le temps,
Pour qu'un jour, dans un cri, naisse un petit enfant.

Puis, petit à petit, tel un collectionneur,
On devient obsédé par cet étrange labeur.
Les ascendants directs n'étant plus suffisants,
On agrandit sa quête à une foule de gens.

Tous les collatéraux, oncles, nièces et cousins,
Envahissent nos fichiers, mais toujours à dessein.
On recherche les liens, le tonton d'Amérique.
On voudrait maîtriser l'art paléographique !

Parfois, sur un registre, au détour d'une page,
On trouve une référence, bizarre télescopage,
Avec un évènement connu, un pan d'histoire,
Que nos aïeux subirent, parfois au désespoir.

Ou encore, c'est le choc que de se rendre compte
Que l'ancêtre étudié, et ce n'est pas un conte,
Vivait en même temps et pouvais rencontrer
Louis XIV lui-même, s'il venait à passer.

Et lorsque l'on travaille sur toutes les descendances,
On découvre soudain que son ami d'enfance,
Qui partageait vos jeux, n'était pas qu'un voisin,
Mais en fait un cousin, éloigné, mais cousin !

Valse de patronymes et de noms de villages
Qui nous entraine, conscient, dans un curieux voyage
Où l'on perçoit enfin, l'histoire de la vie.
Est-ce l'éternité, la généalogie ?
Avril 2011

Nota :
Tout ceci pour dire que je mets en ligne une première partie des résultats de mes recherches généalogiques (voir le lien colonne de droite).