samedi 2 mars 2013

Hatari !!!!!!!

Hatari, Hatari...

Voilà un bien curieux prénom,
Pour désigner un compagnon
Sage, gentil, discret, mignon,
Arrivant dans une maison.
Au début, je n'ai pas compris
Quel était cet étrange cri :
Hatari-là, Hatari-ci,
Cela traumatisait mon ouïe !

Viens ici, Hatari !

Au loin, sous d'autres horizons,
Cela signfie "Attention".
Mais je ne vois pas de raison
Pour m'affubler d'un tel surnom !
Il est vrai que mon appétit
Semble toujours inassouvi.
Je suis gourmand à la folie
Sans souci du "caca-pipi" !

Oh, dehors Hatari !!

Je travaille ma dentition
En déchiquetant des chaussons,
Ou en mâchouillant des savons
Que j'essaime dans le salon.
Les pieds de table sont bénis,
Et je les croque à l'envie.
Dans les chambres, les draps de lit
Se changent vite en charpie !

Tu descends Hatari !!!

Des jouets, baballes et ballons
Trainent partout dans la maison,
Mais je les laisse à l'abandon
Quand je saisis un caleçon.
 J'aime bien m'amuser aussi
Avec une plante fournie.
J'arrache ses feuilles, sans merci,
Pour en faire des confettis.

Mon ficus, Hatari !!!!

Mes maîtres sont vraiment trognons.
Et lorsqu'ils sont trop furibonds,
Je leur lèche le cou, le front,
Le bout du nez et les arpions.
Avec ces câlins, par magie,
Toute rancœur s'est évanouie.
De leurs caresses, je suis ravi
Et je m'endors confiant, réjoui.

Chut, dodo Hatari.

Je crois que dans cette maison,
Ils sont de bonne composition,
Même si avec les chatons,
Il y a des heurts, des frictions.
Bousculant tout, je les poursuis,
Sans succès jusqu'à aujourd'hui.
Mais je chasserais sans répit,
Les queues de tous ces mistigris !

Ça suffit, Hatari !!!!!

Hé bien voilà, c'est reparti............
Mars 2013

samedi 23 février 2013

La Maman de Millie (à Véro)

La maman de Millie
A son regard qui rit
Quand elle voit son enfant,
Faire des facéties,
Jouer les affranchies
En prenant l'air méchant.
La gaîté rejaillit
Quand la maison s'emplit
Des jeux des garnements,
Il n'y a plus d'ennuis,
Les soucis sont partis,
Et c'est réconfortant.

Elle trouve belle la vie,
Se repose l'esprit
Durant ce doux moment.
Et si parfois elle crie,
Ce n'est pas l'hystérie,
C'est pour jouer aux parents !
Elle voudrait dans la vie
Etre petite souris
Pour épier ses enfants,
Pour les guider aussi
Dans leurs choix, leurs envies
Dans ce monde inquiétant.


Quand le temps s'assombrit
On se recentre ainsi
Sur le plus important :
L'amour de nos petits,
Le cœur, nous raffermit,
Le rend beaucoup plus grand.
La photo a saisi
Cet instant de magie,
Rien là de surprenant.
La maman de Millie
A son regard qui rit
Quand elle voit ses enfants !
Février 2013

mercredi 13 février 2013

Ton Corps Manuscrit

Ton corps est un vrai manuscrit,
Ecrit à l'encre de ta vie
Sur ta peau, livret satiné,
Faite pour être caressée.

Car pour déchiffrer ton histoire,
Seules mes mains ont le pouvoir
D'interpréter ces écritures
Crées par des égratignures.

Je m'efforce de retrouver
Ce que notre amour a tracé,
Ces signes de joie, de bonheur,
Reflets des émois de nos cœurs.

Lorsqu'une ride inconnue
Cause des soupçons incongrus,
La jalousie s'installe pour
Faire du tort à notre amour.

Mais ces doutes sont oubliés,
Dès que nos yeux se sont croisés,
Et je poursuis, vaille que vaille,
Cette douce lecture en braille.

Ton épiderme est un roman
Qui s'est bâti au fils du temps,
Résultat de chagrins cachés
Ou bien de plaisirs partagés.

Je te parcours de pore en pore,
Tu restes mon seul réconfort,
Car c'est sur ton corps que se lit
Toute l'histoire de ma vie.
Février 2013
A nouveau, un grand merci à Persilya pour sa charmante illustration

mercredi 6 février 2013

Un Délicat Petit Flocon

Un délicat petit flocon,
Tombé sur le bout de ton nez,
Petite miette de coton
Apportée par un ciel glacé.

Il reste accroché à ta peau
Engourdie de froid et rougie
Par un vent, avéré suppôt
D'un air venu de Sibérie.
Engelures et autres lésions
Sont les rançons de ces gelées,
Que l'hiver, en maître félon,
Cache sous la neige éthérée.

Un délicat petit flocon,
Tombé sur le bout de ton nez,
Le décore tel un zircon,
Bijou éphémère et léger.

C'est un bien étrange cadeau,
Qui se tient là, semble indécis,
Pourtant ce cristal est fait d'eau
Qui sur l'épiderme, s'enfuit !
Intriguée tu plisses le front
Pour tenter de le regarder,
Et ton strabisme est un affront
A nos critères de beauté.

Un délicat petit flocon,
Tombé sur le bout de ton nez,
Te chiffonne et te rend grognon !
Comment faire pour le dégager ?

Je me creuse le ciboulot
Et finis par trouver l'outil :
En faisant un petit bécot,
J'avalerai ce malappris !
Mais le soleil, en vieux fripon,
D'un seul rayon s'est amusé
A diluer ce frêle bouton,
Me laissant décontenancé.

Un délicat petit flocon,
Tombé sur le bout de ton nez,
Ne m'a pas donné l'occasion
De te voler un doux baiser...
Février 2013
Et un grand merci à Eliette pour sa formidable illustration !

vendredi 4 janvier 2013

Bonne Année 2013

Il est décourageant, en cette fin d'année,
De voir qu'un changement par beaucoup espéré,
Risque d'être bien long, pour venir jusqu'à nous !
Cette année 2012, pourtant si prometteuse,
Laisse dans notre gorge, l'inquiétant arrière-goût
D'une potion amère et peut-être trompeuse.

Mais en prenant de l'âge, il faut bien constater
Que notre monde actuel est à désespérer.
La nature est malade et les hommes sont.... fous
De s'obstiner à croire que leur vie est heureuse.
Si la raison se noie dans des cuves de tofu,
L'égoïsme rend l'intelligence adipeuse.

La violence et les guerres restent sous notre nez,
La vie se définit en études de marchés.
Et l'on voit resurgir, venues d'on ne sait où,
Des propos d'exclusion, des idées vénéneuses,
Qui attisent les haines, défont les garde-fous,
Cheminant sous couvert de pensées religieuses.

Alors, pour 2013, que pouvons-nous souhaiter ?
L'égalité pour tous ? Il faut y renoncer.
Car le 13 pour certains, est un nombre tabou,
Qui ne peut qu'amener une année malheureuse.
Les autres, plein d'espoir, tomberont à genoux,
Puisque viendra pour eux, une saison chanceuse.

Pour toutes ces raisons, je vais me contenter
De vouloir pour le monde, l'amour et la bonté.
Surtout pas de promesse, pas jouer les risque-tout !
J'aimerais simplement que l'année soit heureuse
Pour ceux qui me liront, et je crois malgré tout,
Que d'ici douze mois, les têtes seront joyeuses.

Bonne année !
Décembre 2012

mardi 25 décembre 2012

Conte de Noël, Réponses

Le Père Noël est passé et a apporté dans sa hotte, les solutions de l'énigme.
Voici les friandises et gourmandises qu'il fallait trouver dans le texte :


Bêtises : de Cambrai œuf corse ! (1ère strophe)
Barbe à Papa : immense barbe, appât pas si (2ème strophe)
Réglisse : André glissait (4ème strophe)
Chocolat : no comment (4ème strophe)
Calisson d’Aix : Pour Cali, son expérience (5ème strophe)
Malabar : Nom d’un littoral en Inde (5ème strophe)
Berlingot : Camemberts, lingots (6ème strophe)
Loukoum : no comment (7ème strophe)
Caramel : car Amel est (7ème strophe)

Marshmallow : sur Mars, mal au dos (9ème strophe)
Cachou : il se cache où ?  (12ème strophe)
Crotte(en chocolat évidemment) : Crotte, s’écria Cali (14ème strophe)
Dragée : sous mes draps, J’ai (15ème strophe)
Praline : cucul-la-praline (17ème strophe)
Toffee : Sitôt fini (18ème strophe) – Pour faire plaisir à nos amis d’outre Manche
Truffe (en chocolat évidemment) : no comment (24ème strophe)
Sucette : rien su ! Cette histoire (25ème strophe)
Nougat : se dénoue, gageons (26ème strophe)
Guimauve : elle se languit, Mauvais rêves (29ème strophe)

Si vous comptez bien, il y en a 19 !! 
En effet, je me demande si la 20ème existe vraiment, car je n'en trouve aucune trace nul part !!! pourtant, il me semble l'avoir vu mentionnée quelque part. Mais peut-être est-ce juste le fruit de mon imagination. Enfin, je vous la donne tout de même (mais elle ne compte plus) :

La Guignette  (de Bordeaux): La Guigne », et-cætera (8ème strophe)

J'espère que vous avez passé un bon moment avec ce petit jeu et.......... Joyeux Noël !



 



vendredi 21 décembre 2012

Fin du Monde ?

Si vous lisez ce texte, et c'est une évidence,
C'est que la fin du monde, programmée aujourd'hui,
N'était que galéjade, bêtise, impudence,
Bref, elle n'a pas eu lieu et c'est très bien ainsi !

Car cet évènement, qui met le monde en transe
N'est que le résultat d'une sorte d'écrit
Concocté par les hommes, qui, et ce sans offense,
Depuis la nuit des temps, en font des "conneries" !

Il faut être crétin pour penser que l'absence,
Sur un bout de rocher, d'un futur non prédit,
Entraîne c'est certain, pour seule conséquence,
Qu'inévitablement, notre monde périt.

Et si les religions sortent de leur silence
Maintenant, c'est qu'en vérité je vous le dis
(Et pardonnez-moi pour cette réminiscence)
Ces peurs ancestrales, leur servent d'alibi.

Alors, je vous annonce, car il y a urgence,
Que l'apocalypse, n'est pas pour ce mois-ci
Et que, à l'opposé de tous ces puits de science,
C'est au jour le jour que, l'avenir se construit.

Aussi,tournons le dos à toutes ces croyances
Qui veulent commander et le corps et l'esprit,
Regardons vers demain, agissons en confiance.
En respectant le monde, écoutons nos envies.

Pour conclure, j'aimerais vous dire en confidence :
La fin du monde est là, quand le cœur est transi,
Qu'il s'assèche, égoïste et rentre en somnolence,
L'homme n'existe plus, quand l'amour est parti.
Décembre 2012

mercredi 19 décembre 2012

Conte de Noël

Pour faire patienter les petits (et les grands) enfants, avant l'arrivée du Père Noël, je vous propose un "poème participatif", particulièrement destiné aux gourmands :

Les contes de Noël s'ouvrent sur un phrase,
Usitée, obligée, si indéboulonnable,
Que je vais essayer de rester résonnable
Et surtout du passé, ne pas faire table rase.

Donc,

Il était une fois, dans la cour de récré,
Un groupe de bambins qui tenaient ses assises.
Ils ne fomentaient pas de nouvelles bêtises,
Mais parlaient de Noël, et semblaient excités.

Il n'était déjà plus question de Père Noël,
En classe de CM2, ces gamins sont des grands,
Et cette immense barbe, appât pas si touchant,
Semblait pour ces enfants, un peu artificielle.

Non, le grande question, pour ce temps de vacances,
Bien plus que les cadeaux qu'ils allaient recevoir,
Pour les uns et les autres, était bien de savoir
Où ils allaient passer ce moment de jouissance.

Chacun racontait donc son rêve ou son projet :
Amateur de montagne, André glissait déjà
Sur ses skis, en pensant au fumant chocolat
Qu'il ingurgitera, de retour au chalet.

Pour Cali, son expérience sera indicible,
Car en Inde, elle ira avec ses deux parents.
Longeant le Malabar, en camps itinérants......
Voyage exceptionnel, mais rêve inaccessible !

Benoît, en fin gourmet, attends ce moment-là,
Car toute sa famille viendra dans sa maison,
Apportant des produits de toutes les régions,
Camembert, lingots de chèvre, parts de foie gras.

Pour Amel, c'est l'inverse, c'est elle qui partira
Se gaver de loukoums, de dattes ou bien d'amandes,
Et zut pour les kilos, car Amel est gourmande !
Elle sera en famille, près de Casablanca.

Et puis il y a Gégé, qui n'a jamais de bol,
Que l'on surnomme "la poisse", "la guigne", et-caetera.
La clavicule cassée, son espoir tombe à bas,
Car pour aller sur Mars, il préparait son vol !

"Tu reviendrais casse", dirent-ils en riant.
"Mais j'aurai mal à quoi, sur cette rouge planète ?
Pourquoi aurai-je sur Mars, mal au dos, à la tête ?"
Répondit-il vexé, énervé et boudant.

Enfin, il y a Lila, qui peu à peu blêmit.
Pour cette fin d'année, elle n'ira nulle part.
Contre la joie, les pleurs bâtissent un rempart
Que nul ne peut détruire, même pas les amis.

Tous lui demandèrent "Pourquoi tant de tristesse ?"
Simplement parce que son père sera absent,
Et ne pourra rentrer à la maison à temps.
Elle ne peut lui parler et n'a que son adresse.

"Ah, mais il se cache où ?", questionnèrent-ils en cœur.
Trop loin, dans son pays que l'on nomme Roumanie.
De retour du travail, la police l'a saisi
Afin de l'expulser, provoquant ce malheur.

Elle aurait bien aimé aller le retrouver,
Lui faire cette surprise, avec sa maman,
Mais les temps sont trop durs et le manque d'argent
Ne peut que contrarier cet aimable projet.

"Crotte, s'écria Cali. Cela n'est pas possible !"
Les enfants décidèrent qu'il fallait rechercher
Un moyen lucratif afin de les aider
A rendre réaliste ce rêve inaccessible.

Un fort conciliabule à l'instant s'établit,
Et une idée jaillit lorsqu' Amel déclara
Avec un peu de gêne :"Dans ma chambre, sous mes draps,
J'ai toujours des bonbons et des confiseries !"

La décision fut prise, presqu’un apostolat :
Le dernier jour d'école, le groupe de copains
S'installera pour vendre, au pied d'un grand sapin,
Des sachets de bonbons, douceurs et chocolats.

Sitôt fini d'élaborer ce plan d'action,
Les enfants, plein d'entrain, se répartirent les tâches
Pour chercher les douceurs, sans jouer les apaches,
Et de tous les adultes, susciter l'adhésion.

La sonnette tinta, terminant la récré,
Les élèves rentrèrent dans leurs classes respectives.
L'attention de certains fut loin d'être effective,
Par le projet, l'esprit étant tout absorbé.

La semaine passa, à coups de SMS,
Discussions et colères, prières et même sanglots.
Enfin, toutes les armes que possèdent les marmots
Pour faire plier parents, tontons ou bien maitresses.

Puis ce fut le grand jour, celui tant attendu
Où le petite troupe installa ses tréteaux,
Un sapin décoré et surtout un monceau
De gâteries variées, friandises dodues !

Par solidarité, la foule était présente,
Et chacun était prêt à verser son écot.
Mais malgré l'engouement pour faire ce cadeau,
La somme récoltée ne fut pas suffisante.

C'est alors qu'arriva le dernier des clients,
Un drôle de bonhomme, barbu, d'allure distraite,
Qui soi-disant était aviateur en retraite
Et souhaitait contribuer à cet évènement.

Il prétendit que c'était à cause de son chien,
Dont la truffe est sensible à la douce senteur
Des bonbons parfumés, délices tentateurs,
Qu'il s'était décidé à se mettre en chemin.

"Sans son flair prodigieux, confia-t-il aux enfants,
De votre initiative, je n'en aurai rien su.
Cette histoire me touche et je suis résolu
A faire que Lila rassemble ses parents."

Se penchant vers l'enfant, il lui dit à l'oreille :
"Dans la vie, nul ne doit rester dans l'embarras.
Comme tout se dénoue, gageons que cette fois,
Ton chagrin, tes ennuis iront à la corbeille."

Il donna rendez-vous à toute l'assemblée,
Au grand aéroport, pour le surlendemain,
Où là, il était sûr de mettre dans les mains
De la mère et la fille, les billets convoités.

C'est ainsi qu'au matin, dans une aérogare,
Une bande d'enfants agitaient les menottes
Pour saluer Lila, émue, toute tremblote,
Souriant malgré l'eau perlant de son regard.

Grâce à la volonté de ses jeunes amis,
Elle n'est plus abattue, le tristesse est partie.
Même si de son père, encore elle se languit,
Mauvais rêves et soucis sont sortis de sa vie.

Quelque part, malgré tout, elle fut un peu déçue,
En voyant qu'elle allait monter dans un avion.
Pas l'ombre d'un traineau dans son champs de vision,
Pas de bonhomme en rouge, ni de rennes pansus !

Moralité (Ben dame, il en faut une) :

Et même si parfois ils abîment les dents,
Les bonbons, s'est couru, réunissent les gens !
Décembre 2012
(A vous de jouer maintenant, pour trouver les 20 friandises et douceurs cachées dans ce texte)

lundi 10 décembre 2012

Chocolats de Noël

N'allez pas nigauder, en me voyant passer
Arborant un bidon quelque peu distendu,
Mais sachez que cet air de doux bouddha repu,
C'est l'amour de ma vie qui l'a occasionné !

Car elle a décidé, pour le Noël qui va,
Voulant privilégier le travail fait maison
Et ne pas dépenser à tort ou à raison,
D'offrir à qui le veut, ses propres chocolats.

Et voici la cuisine maintenant transformée,
Les soirs et les weekends, en chocolaterie,
Où l'odeur des carrés fondus au bain-marie,
Se mélange à l'arôme de la fleur d'oranger.

Poudre de cacao, morceaux de noirs fondants,
Pralin et fruits confis ou amandes écrasées,
Se marient aux ganaches parfumées au café
Ou à la fade crème du chocolat blanc.

Tel un petit lutin, ceint d'un tablier blanc,
Consultant sans compter un petit opuscule,
Elle fait des entrechats, brandissant sa spatule,
Dans un état second, mais l’œil toujours gourmand !

J'magine parfois que pendant la journée,
Elle emploie une grande partie de son temps
Afin de concevoir des cocktails détonants
Qu'elle crée, concentrée, lors de chaque soirée.

Il faut la voir, les joues et le front ou le nez,
Maculés de matière, surveillant la cuisson
Ou bien focalisée, tel un fier marmiton,
Par le choix cornélien du moule approprié.

Puis pour napper ses coques, elle est attentionnée.
Elle les fera durcir, avant de les remplir
D'une crème amollie, pour le plus grand plaisir
Des parents, des amis qui vont se délecter.

Et c'est là, justement, que naît la tragédie,
Car invariablement, la fournée démoulée,
Je l'entends questionner : Dis, veux-tu bien goûter ?
Ce qui met dans mon cœur, le plus grand des soucis.

Durant ces derniers mois, pour perdre quelques grammes,
J'ai lutté vaillamment, cela pour accepter
De prendre dix kilos en cette fin d'année ?
L'amour tient en son sein, les prémices du drame !

Lorsque la gourmandise s'allie au sentiment,
On ne peut pas contrer ce besoin infernal
Qui apporte à coup sûr, un surcroît pondéral,
De vouloir écouter son pauvre cœur aimant.

Aussi, en me voyant vous dire la "Bonne Année",
Ne faîtes aucun cas de ces poignées d'amour,
Et même sous couvert de quelques traits d'humour,
Je ne veux pas un mot sur mes rotondités !

Non mais !!!
Décembre 2012
(Et un grand merci à Persilya pour son charmant dessin)

samedi 1 décembre 2012

Les Châtaignes

Les feuilles mortes et les marrons
Recouvrent chemins et allées.
Profitant des derniers rayons,
Nous sommes sortis ramasser
Des châtaignes, des champignons,
Pour remplir nos poches, nos paniers.
Et ce soir, dans notre maison,
Il n'est plus question de télé !

L'envie d'une douce soirée
Rayonne dans notre salon.

On rentre avec application,
De quoi lancer une flambée,
Pour que de rougeoyants tisons
Nous permettent de déguster
Une omelette aux champignons
Et des châtaignes éclatées.
Un peu le genre d'occupation
Qu'aimaient pratiquer nos aînés.

La chaleur de la cheminée
Rayonne dans notre salon.

Par hasard ou prémonition,
Des amis se sont invités.
Ils amènent dans leurs cartons,
Une terine de pâté,
Du cidre et du saucisson,
De quoi boire et se sustenter.
Mais surtout, en bons compagnons,
La gaîté du temps partagé.

La chaleur de l'amitié
Rayonne dans notre salon.

Aussi touchés par l'intuition,
Nos enfants, sans se concerter,
Accourent à cette réunion.
Ils sont bien sûr accompagnés
De leur compagne et compagnon.
Le joie et le cidre bouché
Animent les conversations
Qui emplissent la maisonnée.

La chaleur de cette veillée
Rayonne dans notre salon.

Sans penser à l'animation,
Chien et chats, à pattes fermées,
Ronflent dans un sommeil profond !
La soirée s'est éternisée,
Pour prolonger la sensation
Du plaisir de se retrouver.
Ce sont des instants d'exception
Chargés d'amour et d'amitiés.

Le bonheur de cette soirée
Restera dans notre maison.
Novembre 2012
(Et merci à Amandine pour sa photo)