Au matin de ce jour, premier de l'an nouveau,
Lorsque l'on est encore dans la brume des tonneaux,
De prendre derechef, de bonnes résolutions.
On se rêve angélique, donnant bonnes paroles,
Persuadés que nos souhaits seront tous tenus,
Promettant tant de choses que les déconvenues
Ne pourront qu'advenir, supprimant l'auréole.
Et que peut-on penser des ces gens importants
Qui nous assènent des vœux chargés d'hypocrisie
Où la sincérité se retrouve travestie
A l'image exemplaire de notre Président.
Non, véritablement, bien qu'il s'agisse d'us,
Ancestraux, redondants, je crois que cette année
Je laisserai tomber, je resterai muet.
A ces mea-culpa, je ne ferai chorus !
L'inquiétude est palpable car les temps qui s'annoncent,
Dans la continuité de l'année deux mille dix,
Qui ne fût, loin s'en faut, une année de délices,
Risquent de voir nos fleurs envahies par les ronces.
Alors, comment trouver dans ce monde illusoire,
Où l'égoïsme étouffe les actions solidaires,
Où les croyances font des hommes, des adversaires
Cette simple lueur que l'on appelle l'espoir ?
Pourtant j'ai bien envie de donner, à vous tous,
Aux intimes, aux parents ou à ces inconnus
Qui liront par hasard, ces lignes incongrues,
L'esquisse d'un sourire sur toutes vos frimousses.
Aussi, pour le moment, c'est en copiant les bonzes,
Qui recherchent la paix et la sérénité,
Que je vous souhaite, à tous, réussite et santé,
Afin qu'elle soit bonne, cette année 2011 !
Envoi (1)
Mais en ce qui concerne les bonnes résolutions,
Comme je ne les tiendrais pas, de toute façon,
Etant bien trop âgé pour suivre les leçons,
N'attendez pas de moi que je change d'opinions.
Na !
Envoi (2)
Et puis, avec un "onze", que peut-on faire rimer ?
Car même avec le foot, nous sommes désespérés !
A part "bronze" ou bien "gonze", le choix est resserré,
Alors, ce petit "bonze" n'est pas si mal trouvé !
Non ?
Janvier 2011