samedi 17 octobre 2009

Nuages


On nous vante toujours, le ciel bleu de l'été,
Gage d'un chaud soleil, symbole d'immensité.
Dans sa limpidité, il devient aveuglant,
fatigue nos pupilles, nos têtes se courbant.
J'admire cet azur, je respecte ce bleuté,
Bien qu'il faille se méfier du manque de variété !

Par contre, il est plaisant et bien plus amusant,
D'être allongé sur l'herbe, le nez pointé au vent.
Les deux yeux bien ouverts, se laisser emporter
Dans une somnolence, en regardant passer
Petits et grands nuages. Et comme les enfants,
Rechercher les silhouettes nimbées de coton blanc.


Voici une sorcière ou un doux agnelet,
Ou peut-être un chameau, nul ne saura jamais.
Ces images fugitives, que l'on voit en passant,
Se déforment à loisir sous l'emprise du vent.
Friponnes, dès aperçues, les voici modifiées !
Nous offrant un plaisir sans cesse renouvelé.

Lorsque le spleen nous gagne, il est fort apaisant
De se laisser gagner par la folie du vent
Qui joue dans les nuages, voulant nous consoler
Des horreurs, des duretés de notre société.
Tant que l'homme gardera en lui son âme d'enfant,
Sa rêverie puérile, il restera vivant !
Octobre 2009

OVNI ?


Est-ce vraiment un envol groupé de soucoupes volantes ?
Peut-être...
Enfin, si vous avez des idées pour rafraîchir ma mémoire, n'hésitez pas à jeter vos idées, aussi étonnantes soient-elles (mais, comme vous êtes trop forts, je ne doute pas de recevoir une multitude de bonnes réponses).

vendredi 9 octobre 2009

Petit Ane Marocain


En fin d'après-midi, lorsque le jour se meurt,
Il reprend son ânesse, dans une ultime course,
Pour remplir ses bidons à l'eau claire de la source,
Et terminer ainsi, sa journée de labeur.

Ce qui frappe l'étranger, en quête de folklore,
C'est le nombre important de mules, de bourricots,
Chargés, voire surchargés de sacs et de ballots,
Résignés, courageux sous le poids de l'effort.

On les croise partout, dans les champs, sur les routes,
Ou attendant, stoïques, aux portes des marchands.
Attelés ou bâtés, ils cheminent constamment.
On leur a même construit des ponts sur l'autoroute !

Il y en a beaucoup, également en ville.
Ce n'est pas simplement pour flatter notre vue.
Les rues des médinas sont bien trop exiguës
Pour permettre l'usage de toute automobile.

Petit âne, mon ami, souvent on te décrie.
On te dit imbécile, ridicule et têtu !
Pourtant il serait bon de changer ton statut,
Car c'est grâce à ton dos que fonctionne ce pays.

Il existe une image, symbole de cette histoire.
Un gage d'optimisme, pour nous, pauvres humains :
Quand tu es attentif, curieux et plein d'entrain,
Tes oreilles dressées font le "V" de victoire !
Octobre 2009

samedi 3 octobre 2009

Au Creux de mon Epaule

Au creux de mon épaule, ta tête se blottit,
Sur ma poitrine, tes doigts bougent inconsciemment,
Ton ventre dénudé, sur mon flanc s'aplatit,
Ton souffle régulier est un chant apaisant.
Tu dors.

Les persiennes sont tirées, créant une pénombre
Propice à ton repos, amplement mérité.
Juste un rai de lumière projette quelques ombres,
Soulignant ces deux cernes que l'amour t'a données.
Tu dors.

Je passe alors mon bras autour de tes épaules,
Dans le creux de ta taille, ma main vient se glisser.
C'est juste par amour, que je crée cette geôle,
Afin que ton sommeil soit toujours protégé.
Tu dors.

Que sont donc tous tes rêves ? Où va ton inconscient ?
Suis-je toujours présent dans ces pays lointains ?
Je m'affole, je m'inquiète, j'ai peur que ce faisant,
Tu poursuives ta vie, me laissant en chemin.
Tu dors.

Aujourd'hui c'est ma fête, dit le calendrier.
Et tout autre cadeau verrait mon embarras,
Car le plus beau présent que je puisse espérer,
C'est que tu te réveilles, au milieu de mes bras.
Tu dors.

Je voudrais prolonger ce moment éphémère,
Continuer cet instant de douce félicité.
Mais si le plaisir, lui, est toujours temporaire,
L'amour est ici-bas, la seule éternité.
Je t'aime.
Octobre 2009

dimanche 27 septembre 2009

Bug In PC

Non, non, cela n'est pas un écrit politique,
Bien que l'on puisse trouver certaines analogies.
La raison pour laquelle je vous sèvre d'écrits,
C'est que j'ai des ennuis avec l'informatique !

En effet, je ne sais pour quelle obscure raison,
Je vois sur mon écran, des messages bizarres
Qui me laissent pantois et le regard hagard.
Je sens que mes neurones ont perdu leurs liaisons.

Grande est la solitude, quand on ne comprend rien !
Une phrase me poursuit, me plongeant dans le doute :
"Le kermel est missing, il faut que je re-boot" !?!...
Il devient nécessaire de voir un technicien !

Carte-mère, giga beat, disque dur double couches.
Ce vocable est pour moi, tout proche du chinois,
Car, je n'ai pour ma part, besoin que de deux doigts
Pour jouer de la souris ou taper sur les touches !

Bref, je suis sans micro, depuis près de vingt jours.
Plus de Web, plus de Blog, adieu tous les courriels.
Tant pis, c'est un retour vers le travail manuel :
Reprendre le crayon et garder son humour.

J'avoue que j'ai du mal, à jouer du stylo.
Je rature, je gribouille, je m'énerve, je délire !
Et comme j'écris mal, je ne peux me relire !!
Où sont tous mes dicos ? Je ne trouve plus mes mots !!!

Et de toute façon, à quoi bon toutes ces rimes ?
Ces vers "décomposés" dormiront dans le noir.
Aucune diffusion, pas un seul auditoire.
Ce ne seront que textes orphelins, anonymes !

Ah! L'on médit toujours sur la technologie,
Qui formate nos esprits, mettant en esclavage
Toute l'humanité, et dès le plus jeune âge.
C'est une vérité, cela doit être dit.

Mais c'est également un formidable outil
De communication, de passage d'idées,
De culture et d'amour, de grandes libertés.
Pour nous, sombres auteurs, c'est notre paradis.

Pour conclure, j'ai perdu ce collaborateur.
Ai-je donc trop tiré sur toutes ses connexions ?
Ses circuits ont cédé aux multiples lésions !
Il m'a fallu choisir un autre ordinateur.

Je voulais simplement "booster" ce matériel.
Juste pour lui donner un peu plus de mémoire,
Caressant, de ce fait, le fabuleux espoir
D'être encore plus rapide, pour livrer mes libelles.

Comme quoi,
Le mieux est toujours l'ennemi du bien !!
Septembre 2009

Bug In PC (suite)

Bon, vous l'aurez compris, j'ai du changer de PC, après trois semaines de recherche de la panne chez le réparateur.
C'est pourquoi, je n'ai pu ni mettre de nouveaux messages, ni répondre aux différents commentaires (ce que je vais m'empresser de faire de suite !), ni naviguer sur les blogs ou les sites que je suis (pardon Pascale et Persilya en particulier).
De plus, je n'ai pas pu récupérer le carnet d'adresse de ma messagerie électronique. Donc, vous qui connaissez mon adresse mail, faites moi parvenir un petit coucou, juste pour que je puisse récupérer la votre (euh ! d'adresse, ce n'est pas très clair, cette phrase !!)
Merci d'avance.

vendredi 4 septembre 2009

Paresse d'Août


La chaleur du mois d'août altère les envies,
C'est du plomb en fusion qui descend sur nos vies.
Le simple mot "travail", nous donne le tournis.
On fait ce que l'on peut, en prenant l'air contrit,
Car pour Dame Paresse, on est plein d'empathie !
Il faut pourtant s'y mettre, reprendre les écrits,
Afin de contenter les lecteurs, chers amis.
Mais cette canicule anesthésie l'esprit !

Le soleil nous aveugle, en dardant ses rayons.
Il éblouit nos yeux et jette à profusion
Des pépites de feu qui créent des illusions.
Modifiant nos rétines, trompant nos sensations,
Ces éclats sur les murs, transforment nos maisons :
On voyage vers le Sud en perdant la raison.
Les mirages apparaissent et donnent à foison,
Des miroirs aux lumières, pour unique horizon.

L'épiderme se couvre d'une rosée salée.
On guette sur l'épaule de notre bien aimée
Cette petite goutte qui, sans rien demander,
Tracera son chemin sur cette peau bronzée.
On la suit du regard, et dans le décolleté,
Elle devient notre main, suivant sans s'arrêter,
Ce sillon si charmant, plein de félicité...
Elle est tout érotisme, la moiteur de l'été !

Pour toutes ces raisons, il est temps de penser
A l'unique besogne, que l'été nous permet :
A l'ombre d'un beau chêne ou bien d'un olivier,
Si possible bercé par un frais ruisselet,
On fait le sacrifice, en toute humilité,
Du rite de la sieste salvatrice et sensée.
Un heure, peut-être deux, le temps nous est compté,
Pour vivre dans nos rêves et bien se reposer !

Ah ! Vivement l'automne, et tous ses jours en pleurs,
Qui nous transformeront en soldats du labeur.
Mais pour toute l'année, nous garderons au cœur
Le souvenir de tous ces instants de douceur.
Ainsi, nous passerons, l'hiver et ses rigueurs,
Avec au fond des yeux, cette idée du bonheur.
Et, s'endormant le soir, en cherchant la chaleur,
Nous rêverons encore, à la tendre torpeur.
Août 2009

jeudi 20 août 2009

C'est reparti !!


Il est temps de se remettre à la tâche.
Le retour ne fut pas trop brutal, car nous avons ramené la chaleur et le soleil dans nos valises ! De ce fait, c'est toujours un peu les vacances, même s'il faut reprendre les habitudes, trier les photos et ranger les souvenirs....

lundi 20 juillet 2009

C'est les Vacances


C'est le temps des vacances, des envies de partir.
Il y a tant de choses qu'il nous faut découvrir.
Remplir notre besace d'images, de souvenirs
Qui iront enrichir nos jardins de sourires.

Car c'est pendant l'hiver, que durant les longs soirs,
Les photos, les pensées, feront sortir du noir
Des éclats de soleil, et le secret espoir
De revivre bientôt cet éden provisoire.

L'objectif des vacances ? Chercher à se distraire,
Changer de quotidien, ne plus être ordinaire.
Certains vont au soleil, bien au-delà des mers.
Ils rêvent de Robinson, solitude insulaire.

Ils déchantent souvent, se retrouvent en troupeau.
Farniente obligatoire, couchés au bord de l'eau,
Dans un bel "hôtel-club, où leur unique crédo
Est de passer le temps à se dorer idiot.

D'autres veulent à tout prix rechercher l'aventure.
Mettre sa peau en jeu, à l'écart des structures.
Pseudo minimalisme, retour à la nature,
Le téléphone toujours pendu à la ceinture.

J'en connais quelques uns qui n'ont comme ambition
Que de se retrouver pour vivre en communion.
Tourtereaux de fraiche date ou plus ancienne union,
Ils ne veulent qu'une chose : leurs cœurs à l'unisson.

Existent-elles encore, les vacances des "clans",
Où les frères et les sœurs, les cousins, les enfants
Squattaient pendant l'été, la maison des parents,
Apportant de la joie aux aïeuls, aux mamans.

Il n'est pas nécessaire de s'en aller très loin.
Le merveilleux se trouve parfois chez le voisin.
L'important, c'est d'ouvrir et ses yeux et ses mains,
Afin que les rencontres façonnent notre chemin.

Ces vacances, attendues, on les idéalise.
On aspire au repos, c'est une friandise.
Que l'on parte à Cachan, au Maroc, à Venise,
C'est toujours un bonheur de boucler ses valises !

PS:
C'est la fin du semestre, et pour clore la séquence,
Comme tout un chacun, nous partons en vacances.
Pendant quatre semaines (qui a dit "quelle chance"?)
Ce blog ne brillera surtout, que par l'absence !
Juillet 2009

Il est vrai que ce mois de juillet ne fût pas très productif, et je vous prie (fidèles lecteurs et lectrices !) de m'accorder votre pardon. Mais, 15 jours pour préparer un tour du monde en 4 semaines, ce n'est pas de la tarte !!
J'espère pouvoir vous rapporter de jolies photos qui pourront m'inspirer de nombreux textes.
Bonnes vacances ...

dimanche 12 juillet 2009

Le Doute Amoureux


Posé sur cette fleur, je vais enfin savoir
Si je peux cultiver encore un fol espoir,
Un amour partagé ou un rêve illusoire,
Qui me mettra en joie ou bien au désespoir.

On peut, contre ce doute, pour vaincre ce fléau,
Chanter la sérénade, en craignant le seau d'eau,
S'agiter, pérorer et bien sûr, faire le beau,
Bref, beaucoup de façons de passer pour un sot !

Je voudrais être aimé, juste comme je suis :
Un peu trop réservé, et parfois trop gentil.
Je n'ai rien d'Apollon, un physique sans vernis,
Mais mon cœur bat pour elle, elle est toute ma vie.

Moi qui jusqu'à présent, vivait comme un ermite,
Je crains de dire je t'aime, j'ai peur de la faillite,
J'attends un bon présage, un oracle, une invite.
C'est parti, je me lance, j'effeuille la marguerite :

Je t'aime, un peu, beaucoup,
Passionnément, pas du tout.
Je t'aime, un peu, beaucoup,
Passionnément, etc...
Juillet 2009