dimanche 22 février 2015

Marée Brune

C'est une marée brune, une vraie pollution,
Qui englue les esprits, les âmes et les cœurs,
Inhibant la pensée, et surfant sur les peurs,
Elle veut le pouvoir, biaisant les élections.

Ne vous y trompez pas, sous cette séduction,
Ses propos sont haineux, son discours est trompeur.
Les lapsus persistants, sont très révélateurs,
C'est un ogre masqué, qui joue les troublions.

En visant l'étranger, en prônant l'exclusion,
Niant la liberté, se faisant fossoyeur,
Elle souhaite détruire, ce qui fait la grandeur
De notre société : l'accueil, la protection.

Plein de xénophobie, cultiver l'aversion
Des êtres différents, c'est n'être que menteur.
Car malgré l'étendue, de ce sournois labeur,
La gloire d'un état, c'est l'assimilation :

Marie Curie née Sklodowska (pris Nobel),
Alexandre Dumas, Zinédine Zidane,
Henri Bergson (prix Nobel), Joséphine Baker,
René Maran, Michel Platini,
André Lwoff (prix Nobel), Alain Mimoun,
Raymond Kopa, Georges Charpak (prix Nobel),
Marcel Mouloudji, Romain Gary,
Leïla Bekhti, Gao Xingjian (prix Nobel),
Claude Cohen-Tannoudji (prix Nobel),
Et tant d'autres...

Tous ces gens reconnus, dont les réputations,
Font de notre pays, un génie créateur,
Sont issus voyez-vous, des oiseaux migrateurs,
Et sont français depuis, plusieurs générations.

Croire que le danger, vient de l'immigration,
C'est se voiler l'esprit, c'est accepter l'horreur,
C'est rester immobile, plongé dans la torpeur,
D'une vie à l'écart, de toute compassion.

En voulant instituer, des autoprotections,
En érigeant clôtures, miradors, projecteurs,
Nous ne pourrons bientôt, que pleurer de fureur,
Isolés dans un grand, camp de concentration

Contre ces mots de haine, ou bien de divisions,
Propagés peu ou prou, par ce tas de ligueurs,
Nous devons réagir, n'être plus déserteurs,
Ou alors les fascistes, détruiront la nation.

Dans un mois tout au plus, ce sont des élections.
Sachons rester sereins, ne croyons pas ce leurre,
Ne donnons pas nos voix, à ces usurpateurs,
Dans un mois tout au plus, ne jouons pas aux cons !!

Par contre, surtout le premier tour,
Pour sauver la démocratie,
Votons !
Février 2015

dimanche 8 février 2015

Bonne Conscience

La météo prévoit, une vague de froid,
Il faudra se couvrir, pull en laine, bonnet.
Devant la cheminée, on oublie les frimas,
Savourant la tiédeur, d'un charmant nid douillet.

On pense bien un peu, à tous les sans-logis,
Qui n'auront pas ce soir, de toit pour se loger.
En pensant à l'obole, à faire aux sans-abris,
On soulage son cœur, la conscience sauvée !

Payer pour ne pas trop, se poser de questions,
Est un credo connu, depuis la nuit des temps.
Mais aujourd'hui ce sont, plusieurs associations,
Qui suppléent nos achats, d'indulgences, d'antan.

S.D.F. ou clochards, mais surtout travailleurs,
Ne gagnant pas assez, pour couvrir leurs besoins.
Ils dorment sous la tente, et bravent le malheur,
La fierté ou la haine, rivée au creux des reins.

Que la vie est aisée, si donnant quelques sous,
On oublie la misère, rien qu'en fermant les yeux.
Calfeutré bien au chaud, on ne songe surtout,
Qu'à son petit bonheur, bien loin des gens de peu...
Janvier 2015

vendredi 9 janvier 2015

Charlie


Au-delà de la barbarie,
C’est la liberté que l’on tue,
Car c’est bien la démocratie
Que certains trouvent incongrue.

Il faut vraiment être crétin,
Connard ou même terroriste,
Pour ainsi craindre les dessins,
Les traits des caricaturistes.

Et même si c’est dérisoire
De lutter avec des crayons,
Soyons sûrs que notre victoire,
Sera de défaire les canons.

Musulmans, juifs, chrétiens, athées,
Nous qui croyons tous à la vie,
Proclamons devant ces armées,
Que nous seront toujours « Charlie » !
Janvier 2015

mardi 28 octobre 2014

Comme La Plume

Aussi éthérée qu'une plume,
Traçant son chemin de papier,
Ma raison veut quitter sa brume,
Pour m'inciter à voyager.

Un maelström de sourires,
D'amours, d'envies, de déceptions,
Se confondant aux souvenirs,
Titille l'imagination.

La shaker de ces sensations,
Provoque l'impérieux besoin,
D'entreprendre la rédaction,
De deux ou trois pauvres quatrains.

Qu'importe si les érudits,
Les détenteurs du "Savoir",
Tous ces intellectuels assis,
Ont perdu l'art de s'émouvoir.

Car pour le simple populo,
L'oubli des soucis, l'évasion,
Passe par la magie de mots
Simples, pour servir l'émotion.

Les éditeurs, financiers,
Ne intéressent plus aux gens.
Ils ne savent plus que compter,
Pour équilibrer leurs bilans.

Fort heureusement aujourd'hui,
Il y a bien sûr d'autres voies,
Pour exposer sa poésie,
Et ainsi diffuser sa voix.

Erato peut dormir tranquille,
Internet offre à chacun,
Un outil, plume volubile,
Afin qu'il se croit écrivain !

Aussi légers que des pinceaux,
Les mots s'envolent sur la toile,
Et chatouillant nos ciboulots,
Ils nous tirent vers les étoiles...
Octobre 2014

dimanche 12 octobre 2014

Aaattt...Chats !!

C'est une petit bijou,
Une super nana,
Cette fille me rend fou
Lorsqu'elle est dans mes bras.

Chez elle, j'aime tout,
Son sourire, sa voix
Et la peau de son cou,
Tout, sauf ses nombreux...
          Aaattt...Chats !

C'est le sujet tabou
Qui brouille nos ébats.
Allergique aux matous,
Je perds tout mon sang froid.

Quand je vois un minou,
Pour moi, c'est le branle-bas,
Car l'éternuement bout
Au moindre poil de...
          Aaattt...Chats !!

C'est une vie de fou,
En frôlant ces pachas,
Me poussent tout partout,
Des bubons gros comme ça !

A défaut de toutou,
Pour évacuer ces chats,
Je sautille, m'ébroue
Et fais des entre...
          Aaattt...Chats !!!

Et je deviens jaloux,
Quand dans le living-room,
Lovés sur ses genoux,
Ils deviennent loukoums.

Sevré de câlinous,
Je commets ce pantoum,
Remplaçant les miaous,
Par de nombreux...
          Aaattt...Choums !!!!
Octobre 2014

lundi 29 septembre 2014

S-Aime-S

Tendre courriel d'amour, qui rapproche les coeurs
Pour dire que l'on s'aime, petit mot de douceur.

Car la modernité; aide bien les amants,
En faisant exploser, et le lieu et le temps.

Eros est dépité, il ne peut plus lutter,
Obligé de jeter, arc et flèches au panier !

Facebook ou Twitter, e-mail ou SMS,
Apportent à l'amour, toujours plus de vitesse.

Pourtant, prendre son temps, pour se parler d'amour,
C'est bâtir un bonheur, qui restera toujours.

La communication, n'est pas liée au progrès,
Car juste par les yeux, on peut tout exprimer.

Pour qu'il en soit ainsi, il est fort conseillé,
De se tenir ensemble, et même se toucher....

Et laissons de côté, tous ces esprits chagrins,
Qui prônent le contraire, une webcam en main !

Attention à ne pas tout rejeter en bloc,
Il faut bien s'adapter, aux us de son époque.

Ainsi tout en usant du soutien numérique,
Gardons au fond de nous, les plaisirs archaïques.

Car en cas de pépin, bug du disque dur,
Perte de son smartphone, web en déconfiture,

On pourra retrouver, soulagé et content,
Tout un monceau de plis, attachés d'un ruban.

Quelque soit le support, quelque soit le moteur,
l'essentiel est de bien laisser parler son cœur !
Septembre 2014

vendredi 10 janvier 2014

A Quoi Bon

A quoi bon faut-il se complaire,
A prendre des résolutions,
Petits vœux toujours éphémères
Rien d'autre que des illusions.

A quoi bon croire que ce monde,
Ne pourra qu'aller mieux demain,
Lorsque l'on voit, chaque seconde,
Le sang couler entre nos mains.

A quoi bon dénoncer ces guerres,
Qui depuis des milliers d'années,
Rendent tous les hommes vulgaires,
Et cultivent la cruauté.

A quoi bon parler de l'amour,
Quand la violence et la haine,
Nous oppressant jour après jour,
Enserrent nos cœurs de chaînes.

Comment penser que des écrits,
Apporteront du réconfort,
A ceux que notre monde fuit,
Pour ne pas regarder la mort.

Pourtant la charge du poète,
Est de soulager les douleurs,
De faire taire les tempêtes,
En semant de petites fleurs !

Mais il dénonce tout autant,
Les sombres travers de son temps,
Révélant malicieusement,
Ce qui nous fait crisser les dents.

Alors si mon temps le permet,
J'essayerai de vous offrir,
En quelques vers, deux, trois couplets,
Pour avoir foi en l'avenir.

Si sur la terre, quelque part,
Mes mots ne touchaient qu'un seul cœur,
Pour lui donner un peu d'espoir,
Je serai fier de mon labeur.

Suivant Esope ou Villon,
Et m'aidant de mots anodins,
Je cultiverai l'illusion,
De me sentir poète, enfin !
Janvier 2014

jeudi 2 janvier 2014

Voeux 2014



En face des temps qui s’annoncent,
Et qui risquent de voir nos fleurs
Croquées, étouffées par les ronces,
Revendiquons du fond du cœur,
Qu’il faut d’l’amour !!!

dimanche 10 novembre 2013

22 h 22

Le sommeil me gagnant, je ferme mon bouquin,
Retire mes lorgnons, tapote l'oreiller.
Puis au radio-réveil, un coup d’œil anodin,
Jeté avant d'éteindre, me fait fort sourciller.

Je lis sur le cadran, vingt deux heures vingt deux.
Je sens votre sourire, disant c'est amusant,
Pensant qu'il ne s'agit que d'un hasard heureux.
Et vous avez raison, c'est certain.............., et pourtant.

Cela fait des années que ce fol phénomène
Fréquemment se produit, et c'est vraiment curieux,
Que fort ingénument, plusieurs fois par semaine,
Je ferme mon bouquin à vingt deux heures vingt deux !

Alors, je me questionne, voulant trouver pourquoi,
Cette chose banale, n'ayant pas d'importance,
Qui ne devrait rester qu'un simple aléa,
Se refait à foison, depuis l'adolescence.

Ai-je reçu un sort, une étrange magie,
Un charme que lança une folle sorcière,
Une idée saugrenue qui surgit dans l'esprit
D'un enchanteur dément ou d'un elfe en colère ?

Non, je ne pense pas qu'un tel envoutement
Soit la cause forcée, de ce coup de hasard.
Quelque soit la raison, c'est sans enchantement,
Que je la noterai sur mon propre grimoire !

Cela n'est pas lié, à ma venue au monde :
D'après l'Etat Civil, ce n'est pas du tout l'heure
Qui me vit un matin, pousser tout à la ronde,
Un cri que mes parents, prirent pour du bonheur.

De la chance ce nombre est-il mon numéro ?
Le signe du destin qui ma rendra heureux ?
Si j'étais un joueur, j'irai au casino
Pour miser ma chemise, sur le nombre vingt deux.

Ou bien ai-je gâché une vraie vocation ?
Ce nombre symbolique serait signe complice,
Plutôt que de vouloir être un écrivaillon,
J'aurai du, tout jeunot, entrer dans la police !

Ou bien Dame Nature, voulant faire un caprice,
A choisi de régler mon cadran biologique
Avec autant de soin, que pour un coucou suisse.
Mon horloge aurait un côté helvétique !

Je pourrai devenir, un fêtard patenté,
Me couchant au matin, pour passer cet écueil.
Mais pendant mon éveil, lors de longues soirées,
Je jette, à cet instant, sur ma montre, un coup d’œil !

Est-ce plus simplement, une prescience innée,
Venant de l'au-delà, un oracle, un présage,
Qui sans me préciser ni le jour, ni l'année,
Donne l'heure du départ de mon dernier voyage ?

Enfin, quoi qu'il en soit, est-ce trop demander
A ce très cher Chronos, de faire qu'une fois,
L'esprit tout étonné, apaisé, rassuré,
Je ferme mon bouquin, à vingt trois heures vingt trois !!

Et le passage à l'heure d'hiver,
Ne modifie pas mon affaire....
Novembre 2013

lundi 9 septembre 2013

Fin des Vacances

Que reste-t-il de ces vacances,
Quand les valises sont bouclées ?
Tout simplement quelques regrets
Et des photos en abondance.
La mer est une délivrance,
Dans notre vie trop sclérosée.
On ne peut qu'être bouche bée
Devant tant de magnificence.

Les enfants ont rangé les jouets,
Ces attributs de leur enfance,
Le râteau et le seau garance
Retrouvent la bouée dégonflée.
Ils en auront à raconter
A l'école, et en l'occurrence,
Ils piaffent déjà d'impatience,
De voir les copains de récré !

Les plus grands sont en pénitence,
En relisant le doux billet
De l'âme sœur d'un été,
Apprentissage de l'absence.
Les images de ces romances
Et le goût des baisers salés,
Resteront dans leurs cœurs gravés,
Premier amour d'adolescence.

Les parents vont abandonner
Le temps d'inaction, d'indolence,
Virant parfois à l'indécence
Des corps enfin en liberté.
Mais il est temps de retrouver
Les collègues, les convenances,
Et quelques dossiers en souffrance.
Au boulot, il faut s'atteler !

La maison redevient silence,
Lorsque les volets sont tirés.
Et la pluie, enfin arrivée,
Supprime l'envie d'insouciance.
Que reste-t-il de nos vacances,
Quand les valises sont bouclées ?
Quelques souvenirs entassés
Dans des bagages en partance.
Septembre 2013