mardi 1 décembre 2009

La Demoiselle


Gracile demoiselle, accrochée à ce brin,
Profite de l'été pour vivre ton destin.
Les minutes s'écoulent, comme l'eau au moulin.
Ne reste pas ainsi, cultivant ton dédain.

Il est temps maintenant, de prendre ton envol,
De vivre enfin ta vie, laisser ta camisole.
Regarde la lumière et, comme le tournesol,
Fais confiance au soleil, il te rendra frivole.

Parce qu'elle est trop courte, apprécie l'existence.
Le monde autour de toi, t'offre son abondance.
Ne laisse pas passer cette sublime chance.
Tu n'as qu'un pas à faire pour entrer dans la danse.

Grise-toi pleinement de cette brise d'été,
Qui caresse ta livrée et rend ton cœur léger.
Et, écartant tes ailes, laisse-la pénétrer
Au plus profond de toi, pour enfin t'échapper.

Discrète et éthérée, lance-toi au hasard,
Te laissant emporter par ce souffle bizarre.
Tu fais le tour des champs, des étangs et des mares,
Et calmes ton ivresse sur un frais nénuphar.

La porte de ton cœur, ne la garde pas close,
Car tu ne dois jamais oublier une chose :
Il a fallu des mois et des métamorphoses
Pour être ce bleuet voguant parmi les roses.

Il n'est plus temps pour toi, de rester solitaire.
Trouve-toi des amis, rencontre un partenaire.
Songe bien que ta vie, est une bulle éphémère,
Et que l'automne venue, tu ne verras l'hiver.

Goûte à tout, aujourd'hui, et n'attends pas demain,
Gracile demoiselle, car je sais ton destin :
Pour toute chose, Saturne, a prévu une fin.
Profite de la vie, avant de n'être rien.
Novembre 2009

vendredi 20 novembre 2009

Microscope Electronique ?


Un océan de lave pétrifiée ou imagerie médicale ?
Je vous laisse méditer et trouver la solution.

samedi 7 novembre 2009

Rats-Mages

Ayant, par curiosité, fourré mon nez dans ma boîte à "Chats-Pitres", grande fût ma surprise de constater qu'ils avaient disparu !
Mais, en regardant de plus près, je vis que leurs ennemis héréditaires, les "Rats-Mages", occupaient la place.
Courageusement, j'en capturai quelques spécimens que je livre maintenant, à votre sens de l'humour :

Le rat-money :
D'origine anglo-saxonne, et de culture libérale avancée, cet animal, jamais rassasié, n'a de cesse de monter et descendre le long des cours de la bourse, pour s'en mettre plein la panse.

Le rat thon-laveur : (petit hommage à Prévert)
On le trouve essentiellement dans les poissonneries, les soirs d'inventaire. Il se délecte des écailles et des viscères tombés à terre et sait faire place nette (même dans les coins !).

Le rat d'auteur :
Compagnon fidèle des auteurs et des poètes en mal d'inspiration, il agace ces derniers par l'habitude qu'il a de faire encore et toujours la même chose.

La rate-à-tine :
Une femelle de couleur brune qui rétrécie sa taille et son volume, à force de se terrer dans divers récipients, s'il sont faits de bois.

Le rat-vit-ailleurs :
Toujours absent, ce mâle en éternel mouvement, est obsédé par l'approvisionnement de ses congénères, à tel point qu'il n'est jamais présent pour manger ce qu'il a ramené (ou "rat-mené"). C'est dire si son espérance de vie est faible : une sous-alimentation chronique alliée à un stress permanent !

Le rat-quête :
Souvent rencontré aux abords de Roland Garros, il est d'un naturel paresseux et possède de longues dents menaçantes qu'il exhibe méchamment, lorsqu'il veut quelque chose.

Le rat-pine : (Oh !)
Je ne donnerai pas de définition, pour ne pas vous froisser ni vous voler votre temps. (oui, je sais, c'est de l'auto-censure, mais ce blog est ouvert à tous et je ne veux blesser aucune sensibilité. Mais ce n'est pas de ma faute si ce rat existe !)

Le rat-gland :
Non, non, il n'y a aucun rapport avec le précédent ! Il s'agit d'un petit rat brun foncé, pas très futé et qui tient son nom du fait qu'il habite ordinairement, dans les vieux chênes au tronc évidé. Il se caractérise par une atrophie des épaules, de sorte que les pattes antérieures sont directement liées au cou de l'animal.

La rate in :
Une "fashion victim" qui ne peut survivre qu'entourée de vêtements faits d'étoffes de brins frisés.

Le rat-mage :
C'est un petit muridae, au museau coquin et à l'œil égrillard, qui apparaît et disparaît de façon subite dans un scintillement d'étoiles. Son cri, mélodieux, rappelle le chant d'un petit passereau, mais il n'en possède pas le plumage.

Si vous aussi, pendant vos balades, randonnées, séances d'introspection ou plus simplement au boulot, vous avez rencontré des petits rats étranges, n'hésitez pas à participer à l'élaboration de ce bestiaire.

vendredi 30 octobre 2009

Nénuphar

Puisque cette semaine, je suis resté flemmard,
N'ayant pas pris le temps d'écrire le moindre vers,
J'ai choisi de vous mettre en ligne ce nénuphar,
Une tache de couleur dans ce triste univers.

Quoique ......

A bien y regarder, en ce jour de Toussaint,
Où l'usage veut qu'on pense à nos chers disparus,
Le choix de ce cliché peut servir le dessein
De garder la mémoire de ceux qu'on a connus.

J'aurais pu, aisément, chercher le chrysanthème,
Qui écrase les tombes par son amoncellement.
Des commémorations, cette fleur est l'emblème,
Car l'uniformité rassure toujours les gens.

Et ce moutonnement, couvrant les ossuaires,
Continue de contraindre les pauvres macchabées
Qui subissent, impuissants, ce rite funéraire,
Eux qui, post mortem, ne souhaitent que la paix !

Non, ne vous trompez pas, je ne veux pas montrer
Que ce jour de mémoire est une comédie,
Une simple habitude, sans vraie sincérité,
Pour juste se prouver qu'on est encore en vie.

Se souvenir de ceux qui sont déjà partis,
Est pour tout être humain, une chose essentielle.
C'est cultiver surtout la mémoire de la vie.
Mais faut-il pour cela, une date préférentielle ?

Chaque jour de l'année, on peut toujours trouver
Une image, une idée ou juste une concordance,
Qui nous fera sourire, qui nous fera penser,
Qui comblera un temps, cette terrible absence.

Et cette fleur, si claire, au milieu de cette eau
Morte, grise et stagnante comme un vieux cimetière,
Du fin fond de mon âme, fait surgir un sanglot,
Car elle devient pour moi, l'image de mon père.
Octobre 2009

vendredi 23 octobre 2009

Borsalino (Perdre la Tête !)


Borsalino,
Tête à chapeau,
Tête en avant,
Tête de mule !
Tête de choux
(Quoi ? Ventre à choux ?)
Tête de cochon,
Tête à claques
(Lorsque l'on craque !),
Tête en l'air,
Tête-à-tête
(Oh oui, tête à tête !),
Tête-à-queue
(Hum, pas très sérieux !),
Tête basse,
Tête à sourires,
(C'est à prescrire, non à proscrire !)
Tête de linotte,
Tête au carré,
.........
Drôle de casse-tête !

Lorsque tous les tons de gris,
Font le bonheur de la vie,
Une conception abstraite
Qui nous fait perdre la tête !
Octobre 2009
PS : Un grand merci à Persilya pour m'avoir prêté cette image.
J'avoue que je l'ai honteusement transformée !! Je lui en demande pardon, mais cela vous obligera à cliquer sur le lien "Persilya Côté Noir" pour aller admirer l'original !!

OVNI ? (Suite)


Bravo, bravo !
Que des bonnes réponses. Mais cela ne me surprend pas, au vue de votre perspicacité !
La prochaine fois, je vous demanderai de préciser le nom de l'arbre !! (niark, niark !)
Là, il s'agit d'un jeune pin parasol.
Et pour répondre à Pono et Eliette, un pain moulé en forme de pomme de pin pourrait s'avérer excellent (un gros cœur de mie et une croute en écaille, hum !) et pratique à transporter en randonnée (n'est-ce pas, Pascale et Jean-Paul ?).

samedi 17 octobre 2009

Nuages


On nous vante toujours, le ciel bleu de l'été,
Gage d'un chaud soleil, symbole d'immensité.
Dans sa limpidité, il devient aveuglant,
fatigue nos pupilles, nos têtes se courbant.
J'admire cet azur, je respecte ce bleuté,
Bien qu'il faille se méfier du manque de variété !

Par contre, il est plaisant et bien plus amusant,
D'être allongé sur l'herbe, le nez pointé au vent.
Les deux yeux bien ouverts, se laisser emporter
Dans une somnolence, en regardant passer
Petits et grands nuages. Et comme les enfants,
Rechercher les silhouettes nimbées de coton blanc.


Voici une sorcière ou un doux agnelet,
Ou peut-être un chameau, nul ne saura jamais.
Ces images fugitives, que l'on voit en passant,
Se déforment à loisir sous l'emprise du vent.
Friponnes, dès aperçues, les voici modifiées !
Nous offrant un plaisir sans cesse renouvelé.

Lorsque le spleen nous gagne, il est fort apaisant
De se laisser gagner par la folie du vent
Qui joue dans les nuages, voulant nous consoler
Des horreurs, des duretés de notre société.
Tant que l'homme gardera en lui son âme d'enfant,
Sa rêverie puérile, il restera vivant !
Octobre 2009